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Land Rover Discovery Series II 1999-2004 : occasion

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Rob Rothwell
Patrimoine britannique
Bref, le Discovery chouchoute ses passagers à coup de charme et de confort britanniques authentiques, appropriés et raffinés, mais occasionnellement rudimentaires vu les gémissements périodiques de l’entraînement. J’ai interrogé un mécanicien Land Rover un jour à propos de ces bibittes. Il m’a répondu avec un sourire qu’on ne doit pas s’en faire quand l’entraînement d’un Discovery se lamente.

Malgré les effets sonores insolites, au dire de tous, le système quatre-quatre de la Disco est indestructible.

Derrière le volant
Ceux qui conduisent le Discovery pour la toute première fois sont surpris par ses perchoirs élevés et la visibilité exceptionnelle qui s’offre à eux à travers les vitres entourant le véhicule; le mariage des deux facilite grandement les manœuvres de stationnement et d’escalade au ralenti.

Or, malgré les avantages du système ACE optionnel, le Discovery n’est pas un modèle d’agilité et de souplesse. La direction semble engourdie vu le rapport de réduction paresseux qui entraîne bien des coups de volant.

Land Rover Discovery Series II 1999 (Photo: Rob Rothwell/Auto123.com)

Par ailleurs, on immobilise le monstre de 2 045 kilos plutôt aisément, grâce à quatre puissants freins à disque antiblocage. Les distances d’arrêt, par contre, ne sont pas aussi courtes que celles de VUS plus contemporains. L’acheteur intéressé doit également être avisé de la soif considérable du Discovery pour le nectar Super.

Heureusement, mon Disco ne m’amène pas au boulot tous les matins, donc les arrêts à la pompe se font rares. Les grands voyageurs s’arracheront peut-être les cheveux en observant la rapidité alarmante avec laquelle l’indicateur de niveau d’essence plonge dans l’abîme.

À part ces tics, il a du caractère et se veut un VUS d’occasion abordable
Peu importe les nombreux reproches qu’on peut lui asséner, le Discovery de Série II reste une bête charmante qui touchera votre cœur, s’évertuant pour vous sans jamais se plaindre.

Et le Série II s’avère plutôt fiable… certainement plus qu’on ne croirait. Au moment de sa production, Land Rover appartenait à BMW : une mesure de précision allemande a vraisemblablement influencé la conception et la construction du Discovery.

En tant que véhicule récréatif, le confort et la compétence du Discovery de Série II sont durs à battre… sans parler de son incroyable dépréciation au fil des ans. Les énormes économies que vous réaliserez serviront à étancher la grande soif du Discovery.

Honorez donc un vieux combattant, et accueillez un Discovery de Série II chez vous. Vous tomberez vite sous le charme de cette bête excentrique.
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Rob Rothwell
Rob Rothwell
Expert automobile