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L'éclairage adaptatif directionnel

L'éclairage adaptatif directionnel

Une idée lumineuse! Par ,

L'éclairage adaptatif directionnel
Une idée lumineuse!

Des phares qui pivotent dans le sens du virage avec les roues, voilà une excellente idée ! Seulement, elle n'est pas nouvelle, même s'il a fallu attendre le 21e siècle pour qu'on puisse l'appliquer avec efficacité.

Dès 1948, Preston Tucker présentait sur la voiture portant son nom un phare central tournant relié à la direction. L'affaire s'est arrêtée après 51 exemplaires. Puis en 1968, Citroën présentait une DS restylée comportant une calandre à quatre phares dont les phares intérieurs pivotaient dans le sens du virage. Le système, bien qu'étant simplement constitué de câbles, était suffisamment sophistiqué pour que seul le phare intérieur, soit celui situé du côté du virage, tourne avec les roues. Citroën conservera ce système jusqu'à l'abandon de la DS, en 1975, et ne le réutilisera pas sur les modèles suivants (CX, XM). Il faut dire que le système présentait un inconvénient majeur: il pouvait, dans certaines circonstances, aveugler les conducteurs arrivant en sens inverse.

Mais une bonne idée ne passe jamais vraiment à la poubelle; ce n'est souvent qu'une question de temps pour que la fée électronique la remette au goût du jour.

Aujourd'hui, l'éclairage par phares au xénon commence à se répandre (il n'est pour l'instant réservé qu'à des voitures d'un certain prix, mais il devrait se généraliser d'ici 5 à 10 ans). Les avantages de cette technologie sont multiples: intensité lumineuse plus importante mais moins aveuglante pour les conducteurs arrivant en sens inverse, meilleure durée de vie, grande compacité et contrôle efficace de l'intensité grâce à l'électronique.

Voilà ce qui manquait pour qu'on remette l'éclairage directionnel au goût du jour. Le globe lumineux est monté sur un cadre et est mobile selon deux axes: réglage en hauteur (compensation de la charge de la voiture) et en fonction de la direction. Ce sont des moteurs pas à pas, contrôlés par ordinateur, qui assurent le positionnement du phare. Pour réaliser le réglage directionnel, des capteurs mesurent l'angle de rotation des roues, le taux de lacet (mouvement latéral autour de l'axe vertical passant par le point de gravité) et la vitesse de la voiture. Le positionnement de chaque globe est réalisé individuellement, tout comme le contrôle de l'intensité lumineuse, permettant ainsi d'optimiser l'éclairage en fonction des conditions routières. Il peut être jusqu'à 90 % plus efficace selon les circonstances. Cette technologie est déjà disponible dans plusieurs modèles BMW, Lexus et Mercedes.

Vous n'avez encore rien vu!

Certaines compagnies envisagent déjà un éclairage qui s'adapterait aux conditions météorologiques. Mais le plus impressionnant reste la possibilité d'effectuer un couplage avec le système de navigation. En analysant la topographie des lieux (intersections, ronds-points, virages plus ou moins serrés...), le système d'éclairage pourrait, dans le sens le plus littéral, anticiper la route et s'y adapter le plus efficacement possible. On est effectivement bien loin des petits systèmes à câbles !

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