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Les autos qui détectent les émotions

Les autos qui détectent les émotions

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PUBLIREPORTAGE — C’est un fait bien établi que la majorité des accidents de la route sont attribuables à des erreurs humaines. Conséquemment, des ingénieurs, partout dans le monde, tentent de modifier le comportement des conducteurs afin de rendre les voitures plus sécuritaires. Aux États-Unis, Google et Volvo s’efforcent à donner un autopilote aux automobiles. Ici, des assureurs cherchent à rendre les conducteurs plus prudents en installant des témoins de vitesse dans les moteurs. Mais en Europe, des chercheurs veulent donner les moyens à votre voiture de surveiller bien plus que votre vitesse… Dites bonjour aux voitures empathiques, elles détectent vos émotions!

La recherche en cours
Depuis quelques années, la recherche – et la technologie – sur la récognition faciale avance à très grands pas. L’un des plus grands laboratoires voués à la question, le Laboratoire de traitement des signaux 5 (LTS5), se penche actuellement sur l’application possible de cette technologie aux voitures.

Pourquoi? Simplement parce qu’un conducteur en proie à des émotions fortes conduit plus mal qu’un conducteur calme. En particulier, deux émotions, l’irritation et la fatigue sont au cœur de bien des collisions. Conséquemment, les chercheurs du LTS5 s’intéressent à l’identification automatisée de ce sentiment chez les automobilistes. Une voiture ainsi empathique pourrait potentiellement diminuer l’incidence des accidents sur la route en réagissant aux sentiments de son conducteur. En fixant une limite de vitesse temporaire, par exemple. Il faut toutefois noter que la technologie n’est pas encore à point, et que l’imprécision des tests actuellement en cours rendrait impossible une commercialisation massive à court terme.

Quels bénéfices pour les conducteurs?
Mais pourquoi des conducteurs voudraient-ils d’un tel dispositif dans leurs autos? Après tout, c’est un brin envahissant, une machine qui vous surveille.

Il y a, évidemment, le risque réduit d’accident sur la route. Certes, c’est gênant de se faire dire de se calmer par une voiture, mais c’est catastrophiquement plus gênant d’être au cœur d’un accident grave. D’un autre côté, cette technologie ouvrirait peut-être la porte à des primes d’assurances « validées » par la surveillance.

On offre déjà des rabais à ceux et celles qui ont un bon dossier de conduite. Imaginez maintenant pouvoir prouver à votre assureur que vous êtes un conducteur calme et attentif. Il n’est pas dit que les produits d’assurance automobile s’adapteront très rapidement à cette nouvelle technologie, si même elle fait son apparition sur le marché, mais les assureurs auront potentiellement de nouvelles options intéressantes. Voudront-ils encourager la courtoisie et le calme au volant avec des rabais et des bonis? Voudront-ils punir l’impatience et la rage au volant des conducteurs? Les consommateurs choisiront-ils ces produits de leur plein gré? Seul l’avenir le dira.