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Les déclarations de Nico Rosberg

Les déclarations de Nico Rosberg

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Le pilote Williams nous parle de son copain, Lewis Hamilton

Nous avons récemment eu l'occasion de déjeuner avec Nico Rosberg, pilote titulaire de l'écurie AT&T Williams Toyota. Nico connaît une deuxième saison frustrante en Formule 1, mais demeure optimiste malgré tout. Rappelons que le jeune allemand de 22 ans a commencé sa carrière en karting, a disputé le Championnat du monde à SRA Karting ici au Québec en 2001, a été sacré champion de Formule BMW allemande en 2002 et a couru en Formule 3 avant de décrocher le titre de la série GP2 en 2005. Certains de ses commentaires sont vraiment étonnants !


« La saison se déroule bien. Nous arrivons à lutter régulièrement avec les Toyota, les Red Bull et, même, les Renault », explique-t-il. « Le passage obligatoire aux pneus monotypes Bridgestone a changé pas mal de choses. On voit clairement que le principal problème qui affecte les Renault provient du mauvais fonctionnement des pneus. Pour certaines équipes, le passage des pneus Michelin aux Bridgestone s'est bien déroulé, pour d'autres écuries, pas bien du tout. Je pense qu'il y a beaucoup de chance, ou de malchance, dans cette situation. Il est difficile de bien faire fonctionner les pneus. Parfois, le pneu ne colle pas du tout. Les ingénieurs de Bridgestone nous disent que les pneus sont plus secs que l'an dernier. La composition chimique des pneus a été modifiée. »

Nico poursuit sa réflexion. « Heikki Kovalainen est dans la voiture du champion du monde », poursuit-il. « Bien des gens ne constatent pas que la Renault est nettement moins efficace qu'elle l'était l'an dernier. Ils ont vite tendance à blâmer les pilotes. »

Puis, Nico, fils du flamboyant Keke, nous parle de son ancien coéquipier et adversaire, Lewis Hamilton. « Ça me fait bien rigoler de lire tous ces trucs sur Lewis », lance-t-il. « Tout le monde affirme que Ron Dennis a supervisé toute sa carrière... Nous nous connaissons depuis l'époque du karting et nous avons souvent été coéquipiers dans la même écurie. »

« En réalité, Ron Dennis ne savait même pas ce que Lewis faisait. Il a découvert tout son talent l'an dernier quand il a remporté le titre de la série GP2. Le GP2 est la meilleure série pour apprendre la F1. C'est une super voiture. On peut la faire glisser. Mais l'efficacité aérodynamique est cruciale. Il peut exister de grosses différences entre les voitures, pourtant toutes identiques à l'origine. De petites choses font d'énormes différences. »

Comment vit-il le fait qu'il soit le fils de Keke, champion du monde de F1 en 1982 ? « Mon Ron Dennis à moi, c'est mon père. Il n'a pas tout financé, mais il possédait d'excellents contacts », affirme-t-il. « L'an dernier, à mes débuts en F1, 25 % des interviews que je donnais concernait mon père. J'en avais un peu marre à la fin ! Je suis le fils de Keke et, avec les années, j'ai appris à respecter ce fait de la vie. Aujourd'hui, mon père a pris un peu de recul face à ma carrière. C'est mieux ainsi. Il ne vient presque plus aux Grands Prix. Il regarde les courses à la télé, assis au bout de son fauteuil, et ça l'énerve grandement ! »

Il est inévitable de parler de son avenir. « Je suis bien chez Williams », déclare-t-il. « Mais Frank Williams est quelqu'un de très changeant. Un peu imprévisible. Un jour, après une bonne course, vous êtes son idole. Un autre jour, vous êtes inexistant. Mais il demeure très passionné par la Formule 1. »

« La saison 2007 est difficile à vivre. J'ai toujours gagné, que ce soit en karting, en Formule BMW, en Formule 3 ou en GP2. En Formule 1, on ne peut pas toujours gagner, surtout si l'on ne dispose pas de la meilleure voiture. Il faut vivre avec. » Et pas jaloux du tout des succès de son copain Hamilton ? « Non, pas du tout ! » de conclure Nico.
photo:écurie AT&T Williams