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Les routes en béton: vous connaissez ?

Les routes en béton: vous connaissez ?

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Plusieurs s'interrogent sur le pourquoi du piètre état des routes au Québec. Ces personnes se demandent comment se fait-il que notre réseau routier soit en si piteux état. L'une des réponses est tout simplement que la quasi-totalité de nos artères à forte densité de circulation est réalisé en asphalte et que la durée de vie des routes recouvertes de ce produit est de moins de dix ans. Pas surprenant que ce soit toujours à recommencer. Et comme les budgets ne permettent pas de paver à neuf aux intervalles prescrits, on se contente de réparer tant bien que mal avec les résultats qu'on connaît.

Une alternative est la route en béton dont la durée est de 40 à 50 ans sans devoir recourir à un entretien prohibitif. De plus, l'utilisation des routes en béton permettrait d'éliminer les restrictions de poids des camions en période de dégel tout en réduisant la consommation de carburant des poids lourds. En effet, le béton est une surface dure qui offre moins de résistance que l'asphalte aux pneus des camions. Il faut également ajouter que le béton étant de couleur plus claire, il exige également une illumination moindre.

Avec de tels avantages, il faut se demander pourquoi la plupart de nos routes fortement achalandées ne sont pas toutes en béton. Il y a un facteur de prix car le béton est à l'origine plus cher que l'asphalte. Mais il devient plus économique en bout de ligne car il dure plus longtemps tout en nécessitant moins d'entretien. D'ailleurs, le gouvernement du Québec a adopté un programme de rénovation des grandes artères de la région métropolitaine et a ciblé au total 779 kilomètres de route qui seront en béton une fois les travaux parachevés. C'est un début, mais c'est également peu lorsqu'on tient compte que le Québec comprend 26 000 kilomètres de routes pavées. Cela représente 4 % du réseau total. À titre de comparaison, 94% des autoroutes de la Pennsylvanie sont en béton tandis que ce pourcentage est de 64 dans l'état de New York.

Il est vrai que la construction d'une route en béton exige plus de temps car il faut y aller en profondeur et établir des bases solides. De nos jours, les méthodes de construction sont plus modernes que jadis si bien que des mini usines installées sur le chantier même assurent une construction rapide et moins coûteuse. Il faut également souligner que les routes en béton peuvent être recyclées une fois leur remplacement rendu nécessaire tout comme on le fait avec le bitume. Et si ce dernier matériau est présentement moins coûteux, il est tributaire du prix du brut et une hausse prolongée du prix du pétrole en fera grimper les coûts.

Il est certain qu'il est impossible de remplacer tout notre réseau routier par des routes en béton. Par contre, les statistiques parlent en faveur d'un nombre plus important de grandes routes et avenues. Le gouvernement du Québec a amorcé une démarche intéressante, mais certains critères décisionnels devront être modifiés. Par exemple, au Québec, il faut un achalandage d'au moins 3 500 camions par jour pour qu'une route puisse être bétonnée. Aux ÉtatsUnis, il en faut seulement 1 500. Si on commençait par modifier les exigences !