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Louer à la vie à la mort

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Quand le deuil vous affecte, la dernière de vos préoccupations est évidemment de régler les dossiers du défunt. Et quand, en farfouillant malgré tout dans ces dossiers, vous vous rendez compte que celui qui vous lègue la totalité de sa fortune vous lègue aussi son bail automobile, la situation peut ne pas être facile.

Évidemment, si du coup vous devenez millionnaire, aucun souci à se faire. Mais si les finances ne sont pas si roses, sachez que vous devrez vous débrouiller par vous-même pour vous défaire du bail. En y incluant les coûts de transfert le cas échéant.

Petite histoire vécue. Au récent décès de mon père, ma mère a hérité de sa Chevrolet Cobalt 2007, pour laquelle les paiements s’élevaient à quelques centaines de dollars mensuellement, elle qui n’a même jamais eu de permis de conduire.

Pas grave, me disais-je, le contrat prévoit l’annulation en cas de décès. Grossière erreur… À son âge (il est décédé à 85 ans), le conseiller financier lui avait déconseillé de payer inutilement pour une police d’assurance vie qui ne s’appliquerait pas de toute façon, lui avait-on dit à la signature.

Mais voilà qu’au décès, la succession doit se charger de liquider la voiture, avec des paiements élevés et un coût de rachat supérieur au coût d’une Cobalt de l’année! Dans mon cas, heureusement, un compréhensif concessionnaire Chevrolet n’a facturé que les coûts de transfert, et a conservé la voiture pour sa flotte corporative. Merci à lui car autrement, ma mère paierait encore chaque mois, à moins d’accepter de céder le bail, moyennant un important versement au nouveau locataire.

Quelques compagnies (c’est le cas chez Ford avec le programme Esprit tranquille) acceptent de mettre fin au bail en cas de décès prématuré. Mais il s’agit encore de la minorité. Conclusion : la location ne vous épargne pas les soucis, et mettre fin à un bail avant échéance, mort ou vivant, vous coûtera toujours de l’argent.