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Les PDG de Renault, Nissan et Mitsubishi forment un nouveau conseil pour diriger l’Alliance

Quelques jours après la libération de Carlos Ghosn au Japon, les dirigeants de Renault, Nissan et Mitsubishi se sont rencontrés à Yokohama au Japon cette semaine pour discuter de la voie à suivre pour l'Alliance entre les trois sociétés. Cette réunion a donné lieu à l’annonce faite aujourd’hui de l’intention des trois compagnies de créer un nouveau conseil comprenant les PDG de chaque société, ainsi que le directeur exécutif de Renault.

En vertu de cet accord, le président de Renault SA, Jean-Dominique Senard, présidera le nouveau conseil de l’Alliance. Le reste du conseil comprend le directeur général de Renault, Thierry Bollore, le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, et Osamu Masuko, le directeur général de Mitsubishi Motors Corp. Le conseil d'administration se réunira une fois par mois à Paris ou à Tokyo pour planifier les stratégies et superviser les projets actuels et futurs de l'Alliance.

Sans être présent à la réunion, Carlos Ghosn était tout de même un facteur important dans l’esprit de ceux qui l’étaient. Le haut dirigeant, déchu de son titre de PDG de Nissan, fait toujours partie du conseil d’administration de huit personnes de l’entreprise et il avait en fait demandé l’autorisation du Tribunal du district de Tokyo d’assister à la réunion de Yokohama, mais il avait été refusé.

Communiqué de l'Alliance Nissan-Renault

Senard a refusé de préciser si M. Ghosn, également membre du conseil d’administration de Renault, serait autorisé à assister à ses réunions. Ghosn, qui attend son procès, n'est pour le moment pas autorisé à quitter le Japon. Il a été accusé d'avoir falsifié des rapports financiers en sous-déclarant ses revenus et d'abus de confiance. Il nie les accusations.

Des questions sur l’avenir de l’Alliance et l’équilibre des pouvoirs entre Renault et Nissan sont apparues depuis l’arrestation de Carlos Ghosn. Renault détient 43% du capital de Nissan, qui détient à son tour 15% du capital de Renault et 34% de Mitsubishi Motors.

Nissan n’a pas pourvu le poste de président laissé vacant par le départ de Ghosn. M. Ghosn est largement crédité d’avoir ramené le constructeur japonais du bord de la faillite après avoir été nommé à la tête de la société par Renault il y a 20 ans.

Article par Auto123.com