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Petite série qui fait son chemin

Petite série qui fait son chemin

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La Coupe Toyota Pirelli est une petite série bien d'ici. Née il y a cinq ans, elle fait le bonheur de ses concurrents qui assouvissent leur besoin de compétition sans pour autant se ruiner.

En effet, gérée de façon à être accessible à tous, la série accueille chaque année un nombre limité de pilotes courant dans des - défuntes - Toyota Echo. « Ça pose un peu problème que cette voiture ne soit plus produite! » s'exclame Bertrand Lambert, propriétaire de la série.

« Avoir su, nous n'aurions sûrement pas utilisé cette voiture comme base de notre nouvelle série. Ça fait cinq ans que nous roulons avec et, déjà, plus moyen d'équiper de nouvelles voitures puisqu'il n'en existe plus. »

« Nous avions pensé à inclure la Yaris au championnat afin de garnir nos grilles, mais il semblerait que cette voiture non plus n'est pas appelée à rester. Nous ne ferons pas deux fois la même erreur! »

Les projets fusent pour modifier quelque peu le championnat, mais le tout est encore confidentiel. « Pour l'instant, on poursuit avec la Echo et ça va bien. Les voitures disponibles s'envolent comme de petits pains chauds et la même gang revient encore cette année. »

C'est en effet ce qu'il y a de plus spécial avec la série. C'est à peu près les mêmes pilotes qui reviennent courir, année après année. C'est presque devenu une histoire de famille.

Les pilotes décident de revenir, car la série n'est pas extrêmement chère et que les contacts en pistes ne sont pas coutumes. « J'ai pour mon dire que spectacle n'est pas synonyme de bumping et mes pilotes en sont informés dès le début », dit Lambert.

« Ils respectent ce règlement sans trop de difficulté parce que la plupart sont des pilotes non professionnels qui font une course par mois. Ils préparent la voiture durant les temps libres que leur laisse leur vie familiale et professionnelle. »

C'est aussi pour cette raison que le calendrier n'est pas hyper chargé : une course par mois, c'est suffisant pour les pilotes et pour avoir un championnat digne de ce nom. Le slogan : « beau, bon, par cher. »

Régulariser le tout
Certains détails ne sont pas encore aux goûts de Lambert, toutefois. « Je cours moi-même dans la série et j'ai mis plus de 75,000$ sur ma Echo. Même avec tout cet investissement, je me fais encore dépasser facilement en ligne droite... et ça n'a rien à voir avec mes talents de pilote! », précise-t-il.

« Il ne devrait simplement pas y avoir une marge aussi importante entre les grosses équipes - qui disposent de grands moyens, comme Lombardi - et les individus isolés. Les gars qui mettent leur paye dans la course n'ont pas nécessairement les moyens de mettre des dizaines de milliers de dollars sur leur voiture pour être devant les autres! »

Pour arriver à régulariser leur championnat, Bertrand Lambert et son équipe changent quelques petits détails chaque année. Rien de drastique toutefois, de peur de faire fuir les compétiteurs si la série décidait de se mettre à niveau immédiatement, en une saison.

« Il faut laisser le temps à ces gars-là - qui courent dans une série, une fois par mois, à coûts modiques - de s'adapter aux nouveaux standards qui nous permettront d'être mieux respectés dans le monde de la course, même si nous ne sommes pas à plaindre pour autant. Nous visons la saison 2012 pour atteindre le niveau de nos voisins américains. »