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Pour vous mesdames : L'automobile et moi

Pour vous mesdames : L'automobile et moi

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Le monde automobile est vaste et la communauté de mordus qui y consacrent leur vie est si diversifiée!

Je ne saurais trop dire ce qui a déclenché ma passion automobile.

Mon père, diplômé de Cambridge et pilote d’avion décoré pour sa bravoure, avait couru au volant de MG dans son Angleterre natale, et mon frère, grand amateur de muscle car, ramenait souvent des spécimens mal en point à la maison, auxquels, après des heures de patient travail, il redonnait toute leur splendeur.

Comme la plupart des enfants, j’idolâtrais mon grand frère, et j’associais ces voitures-là à tout ce qui était cool.

Mais le modèle qui a conquis mon cœur était une insolente chamailleuse noire, une Pontiac GTO 1972 avec un moteur HO 455, une boîte de vitesses Muncie et un levier Hurst. Je ne peux imaginer mon frère sans cette voiture : ils sont inextricablement liés dans ma tête, et je suis heureuse de savoir qu’elle dort toujours paisiblement dans son garage après toutes ces années.

Sous sa tutelle, j’ai appris non seulement les principes de base de l’entretien automobile, mais aussi et surtout, la patience, passant des heures à trier des douilles et des mèches et à nettoyer des carburateurs encrassés.

Mon talent pour dessiner des voitures sur des bouts de papier m’a assuré une certaine popularité, sans parler de la réserve de bonbons, auprès des garçons de mon école publique.

Plus tard, la bohémienne étudiante en arts que j’étais songeait rarement à son engouement automobile d’adolescente. Je me déplaçais à pied, en tram ou en autobus.

Quand je me suis retrouvée tout d’un coup célibataire à 35 ans, j’ai cherché une façon de remplir le vide, ayant passé le plus clair de ma jeunesse (et consacré la plupart de mes finances) à vivre ma passion pour les chevaux. Me remémorant les heures heureuses passées avec mon frère et le sentiment d’accomplissement que je trouvais dans son garage, j’ai empoigné mon appareil photo et j’ai assisté aux rassemblements de propriétaires de voitures classiques. Comme la majorité des femmes dans cette situation, je me suis également payé quelques séances de « thérapie » de magasinage… et je me suis acheté une camionnette Dodge noire comme la nuit.

Le traitement qu’on m’a réservé la première fois que j’ai amené mon bébé au garage m’a simplement consternée. Grinçant des dents, j’ai décidé de m’armer de connaissances. La stupéfaction, puis le respect, que j’ai lus sur le visage des mécaniciens quand ils ont appris que je pouvais non seulement identifier le problème, mais leur indiquer les solutions aux problèmes, numéros de pièces à l’appui, m’a fait chaud au cœur.

J’ai commencé à m’occuper de la plupart des opérations d’entretien de base, comme les mises au point, la rotation des pneus et la vérification des amortisseurs et des roulements de moyeux, puis j’ai décidé d’attaquer une tâche un peu plus redoutable, soit de construire la plus grande partie d’un V8 de hot rod dans le portique adjacent à ma cuisine.

Le temps a filé comme un éclair. J’ai participé à des rassemblements de camionnettes et de voitures antiques, à des rallyes et à des journées de pratique en piste et j’ai passé des heures dans des garages avec des membres du club de sport automobile du coin. Un jour, le journal où je travaillais depuis le milieu des années 80 s’est tanné d’entendre mes suggestions continuelles pour améliorer la section automobile et m’a nommée chef de pupitre. Quel bonheur que d’observer les maîtres de la modification automobile à l’œuvre, de parler avec des champions de rallye et de mettre mes techniques à l’épreuve au volant d’un camion de pompiers!

J’ai commencé par couvrir des événements régionaux, puis des courses automobiles, des épreuves de karting et des rassemblements nationaux, le tout évidemment parsemé d’essais routiers réguliers. On a fini par m’inviter à devenir membre de l’Association des journalistes automobiles du Canada. Depuis, j’ai eu la chance de voyager partout dans le monde, faisant la tournée des salons et lancements automobiles. À mon grand honneur, l’AJAC a reconnu mon travail avec plusieurs prix.

Et je suis une farouche partisane des cours de conduite. Même si j’ai suivi d’innombrables cours de conduite et de pilotage avec quelques-unes des grandes vedettes de l’industrie, je n’ai jamais refusé l’invitation à en apprendre davantage. J’aimerais bien partager certaines de ces expériences avec vous, dans l’espoir de vous faire découvrir une passion pour la conduite sécuritaire.