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Peugeot portera elle-même sur ses épaules le retour du groupe PSA en Amérique du Nord

Lorsque Peugeot a annoncé son retour en Amérique du Nord, elle n’a pas spécifié laquelle de ses marques allait avoir cet honneur. Finalement, par le biais de son grand patron, Carlos Tavares, on a appris que c’est la bannière de la maison-mère elle-même à qui allait incomber cette tâche, soit Peugeot.

« Nous avons pris la décision que Peugeot mènerait la charge pour ce retour en Amérique du Nord. Nous croyons que ramener la marque qui a gagné les 500 milles d’Indianapolis à trois reprises était la bonne chose à faire », a mentionné le dirigeant lors d’une conférence de presse accordée au magazine Autocar.

La référence à de quoi faire sourire un tantinet, car les trois victoires de Peugeot ont été acquises en 1913, 1916 et 1919.

Quelqu’un s’en souvient ?

Quant à la présence de la marque française en Amérique du Nord, elle remonte à 1958. Elle s’est étendue sur une période de 33 ans, jusqu’en 1991. À ce moment, les ventes étaient en chute libre et on a fermé les livres. On ne l’a pas revu depuis.

Photo : Peugeot

Conséquemment, la compagnie planifie son retour avec minutie et tout ce qu’on sait pour l’instant, c’est que l’année 2026 a été avancée. Nous pourrions voir des Peugeot débarquer avant, notamment pour servir à l’intérieur de programmes de partages automobiles, question de faire connaître certains modèles au public, et du coup vérifier l’intérêt des amateurs.

Carlos Tavares a aussi ajouté que le retour de la marque de ce côté-ci de l’Atlantique se ferait de façon originale, créative et frugale. Les voitures pourraient provenir d’usine chinoise et/ou d’Europe, mais on attend bien sûr de voir de quelle façon le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis va se régler avant d’établir une stratégie finale.

Et il y a la question de la distribution, aussi. On dit chez Peugeot avoir une solution créative en tête, mais on verra bien. La compagnie n’est pas encore prête à révéler de détails à ce sujet.

Pourrait-on voir le fabricant français y aller d’un partenariat avec un groupe déjà présent ici, question de profiter de son réseau de distribution ? Rien n’est impossible, mais voilà le nerf de la guerre pour Peugeot ; on imagine difficilement une rentabilité si un réseau complet de concessionnaires doit être mis sur pied.

Une autre histoire à suivre.

Article par Auto123.com