Le deuxième volet fût le forum où six designers de renom se sont retrouvés pour parler des grandes tendances du design. Le matin, Paul Deutschman, président de Deutschman Design Inc, a parlé des possibilités de faire progresser le design automobile au Canada. Bruce Campbell, directeur du Design pour Nissan Design America Inc, a raconté la genèse de la nouvelle Nissan 350 Z. Brian Baker, directeur du Design inter-marques pour General Motors, a abordé le sujet " Le design des véhicules en Amérique du Nord : pourquoi nous sommes uniques et fiers de l'être ". Adrian van Hooydonk, récemment nommé président de BMW DesignWorks, a tenté d'expliquer la mode du rétro-design. Moray Callum, responsable du Design chez Mazda, a donné les lignes directrices des choix esthétiques des prochaines Mazda. Enfin, Joseph Dehner, directeur du Design intérieur/extérieur pour DaimlerChrysler, a voulu nous faire partager sa passion de designer. L'après-midi fut consacré à une discussion entre les invités et l'auditoire sur des sujets aussi variés que les véhicules hybrides, le rétro-design ou les goûts des jeunes en automobile.
Montréal vs Toronto : David contre Goliath ?
Si l'on compare les surfaces d'exposition brutes entre le SIAC (Toronto) et le SIAM (Montréal), le SIAC l'emporte largement avec 800 000 pieds carrés contre 250 000. Cette différence en termes de surface d'exposition permet de montrer l'ensemble des gammes et de monter des stands aérés. La surface reste un facteur déterminant dans l'engagement d'un constructeur, car c'est la visibilité qu'il recherche avant tout. Deuxièmement, on trouve au SIAC l'ensemble des marques présentes sur le marché canadien, ce qui n'est plus le cas depuis maintenant deux ans au SIAM. Troisièmement, seul le SIAC est sanctionné par l'Organisation Internationale des Constructeurs d'Automobiles (OICA) comme salon international.Montréal battue à plate couture ? Pas si vite, car c'est sans compter sur l'histoire d'amour entre le public québécois et l'automobile. En 2001, Montréal et Toronto ont respectivement attiré 240 000 et 290 000 visiteurs (on oubliera 2002 pour Montréal). LE SIAC est 3 fois plus gros, certes, mais pas 3 fois plus populaire. De faible en 2001, l'écart de fréquentation s'est creusé de manière importante en 2002. Quand se décidera-t-on à redonner du lustre à un salon divisé alors que le public est là, friand de nouveautés et de rêves automobiles ? Il n'est pas impossible d'imaginer que Montréal puisse devenir le premier salon canadien en termes de fréquentation, pour peu que le spectacle soit à la hauteur des attentes.





