Il ne faut pas l’oublier, la menace de Donald Trump d’imposer des tarifs de 25 % sur les importations aux États-Unis en provenance du Canada et du Mexique doit entrer en vigueur le 2 avril prochain, et elle concerne bien sûr le monde automobile qui s’attend à des conséquences désastreuses pour les consommateurs et pour de nombreux acteurs de l’industrie.
En coulisse, plusieurs se construisent des scénarios pour tenter de minimiser les impacts, mais la chose sera difficile.
Chez Ford, on fait le plein de pièces en prévision du 2 avril prochain. La compagnie réévalue ses opérations transfrontalières et demande à ses fournisseurs de continuer à livrer selon les conditions contractuelles existantes, alors qu’elle examine l’impact qu’auront les droits de douane.
Le 14 mars dernier, dans une lettre adressée à ses fournisseurs, Ford, via la responsable de la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise, Liz Door, a déclaré qu’à l’approche de la date butoir, Ford « stocke stratégiquement les composants qui sont rentables et les pièces qui ne font pas l’objet de modifications techniques ».

La compagnie réévalue également les itinéraires logistiques et les plans de passage des frontières afin de maximiser l’efficacité.
« Alors que la situation continue d’évoluer, nous demandons à tous les fournisseurs de continuer à expédier les pièces conformément aux conditions contractuelles existantes, y compris les prix et les calendriers de livraison. Nous vous demandons de continuer à déployer vos meilleurs efforts commerciaux et encourageons votre équipe à prendre toutes les mesures possibles pour minimiser l’impact sur votre entreprise et sur Ford », a déclaré Liz Door dans sa lettre
Parlant de ces impacts, les experts de l’industrie croient que de nombreux fabricants de pièces, surtout les plus petites entreprises, vont s’effondrer sous l’effet de droits de 25 %.
C’est d’ailleurs le message qui a été adressé à l’administration Trump par les constructeurs, mais c’est bien connu, ce dernier n’a pas tendance à écouter le gros bon sens.
L’espoir est que le secteur automobile soit épargné par les droits de douane de 25 % jusqu’à la renégociation de l’accord de libre-échange entre le Canada, le Mexique et les États-Unis. C’est prévu pour l’année prochaine, à moins qu’on décide de s’asseoir à une table avant.





