Sans contredit, Toyota est le chef de file en matière de systèmes hybrides, ayant investi des dizaines de millions de dollars dans ses deux générations de Prius ainsi que dans les modèles déjà annoncés. Il ne faudrait certes pas oublier de rappeler que la licence de la technologie hybride de Toyota a été vendue à Ford et à Nissan. Ces deux manufacturiers croient qu'il est plus facile de s'aligner au numéro deux mondial de l'automobile - et d'en faire un partenaire - plutôt que de lui livrer bataille.
Combiner le diesel à l'électricité n'est pas complètement nouveau, toutefois. La division Dodge de DaimlerChrysler a déjà réalisé l'ébauche d'une camionnette hybride diesel-électrique, la Ram Contractor Special. Lors de l'annonce à cet effet, DaimlerChrysler s'était engagé à la produire au cours de l'année 2004; évidemment, cette promesse ne sera pas respectée. Néanmoins, si la compagnie parvenait à faire de la Contractor Special une réalité, celle-ci deviendrait une alternative très populaire.
Au fil d'arrivée, il est tout de même plus probable que Toyota devance DaimlerChrysler avec la prochaine génération de son Tacoma et de son Tundra, sans compter les versions hybrides au diesel ou au gaz naturel de son 4Runner et de son Sequoia, ainsi que la GX 470 et la nouvelle LX 470 de Lexus.
Même si Toyota a vu ses ventes européennes croître de 14 % au cours des deux premiers trimestres, la production d'hybrides diesels-électriques renforcerait son emprise sur ce marché où les véhicules alimentés uniquement au diesel représentent 40 % des nouvelles ventes et où les prix du carburant sont beaucoup plus élevés qu'en Amérique du Nord.
Le fabricant japonais continue quand même à produire environ une dizaine de moteurs diesel différents destinés à de nombreux marchés à travers le globe. L'européenne Yaris, récemment introduite au Canada sous le nom d'Echo Hatchback, comprend une variante au diesel, tout comme la Corolla, le RAV4 et le Land Cruiser, pour ne nommer que ceux-là.
L'annonce de Watanabe a été bien calculée, puisque les producteurs de diesel viennent d'apprendre qu'ils devront réduire à 15 parties par millions (ppm) le taux de souffre dans le diesel d'ici juillet 2006, à l'image de la réglementation de l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA).
Par conséquent, nul doute que les prix à la hausse de l'essence rendront les moteurs diesels-électriques plus économes et plus attrayants que les hybrides à essence et électricité. Les écologistes, eux, se réjouiront grandement des plus faibles émissions que cela va entraîner.
Traduction libre : Auto123





