Les véhicules électriques gagnent du terrain dans les intentions d’achat des Canadiens. Toutefois, une partie des consommateurs intéressés pourraient patienter avant de passer à l’action, notamment pour découvrir davantage de modèles chinois ou profiter d’un choix élargi de camionnettes électriques.
C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par Abacus Data pour Clean Energy Canada. Au total, 48 % des répondants se disent enclins à choisir un véhicule électrique lors de leur prochain achat, contre 45 % dans les enquêtes précédentes. L’intérêt exprimé ne permet toutefois pas de déterminer quand ces consommateurs visiteront un concessionnaire.
Les modèles chinois pourraient faire patienter
Parmi les répondants favorables à l’achat d’un véhicule électrique, 42 % indiquent qu’ils pourraient attendre que davantage de modèles chinois soient offerts. De plus, 37 % estiment que le choix de camionnettes électriques demeure trop limité.
Ces proportions concernent les consommateurs déjà intéressés par l’électrique, plutôt que l’ensemble de la population sondée. Elles ne signifient donc pas que quatre Canadiens sur dix prévoient acheter un véhicule chinois. Elles montrent plutôt que l’évolution attendue de l’offre entre dans la réflexion d’une partie des acheteurs.
Le sondage ne permet pas non plus de savoir combien choisiront effectivement de reporter leur achat, ni pendant combien de temps.
Des prix encore méconnus
L’enquête relève également un écart dans la connaissance des prix. Parmi les acheteurs potentiels, un groupe qui exclut les personnes certaines de choisir un véhicule à essence ou électrique, 60 % connaissent au moins quelque peu l’existence de modèles électriques neufs entre 30 000 et 40 000 $. Cette proportion descend à 52 % pour les véhicules électriques d’occasion entre 20 000 et 30 000 $.
Seulement 20 % et 14 %, respectivement, affirment bien connaître ces possibilités. Ces résultats mesurent toutefois la connaissance de certaines fourchettes de prix, et non la capacité des ménages à financer un achat.

La recharge publique aussi dans la balance
Sur la recharge, 69 % des Canadiens appuient l’idée d’obliger les bornes publiques à accepter les paiements par carte de crédit ou de débit sans application. La question précisait que cette possibilité est exigée dans certains marchés, notamment en Europe.
Le sondage a été mené en ligne du 18 au 23 septembre 2026 auprès de 2762 adultes canadiens. Les résultats ont été pondérés selon des caractéristiques démographiques. Ils dressent un portrait des intentions et des perceptions au moment de l’enquête, sans constituer une prévision des ventes.





