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Essai du Buick Envision 2019 : un utilitaire méconnu

Connaissez-vous le Buick Envision, ce multisegment compact logé entre le populaire Encore et le plus cossu Enclave? Non? Vous n’êtes pas seul…

Le VUS du milieu chez Buick n’a pas la vie facile depuis son arrivée sur notre marché en 2015. Non seulement doit-il affronter les ténors du segment qui ne sont pas piqués des vers, mais en plus, il doit trouver le moyen de se démarquer à côté des deux autres VUS de la marque.

Pire encore, au cas où vous ne le sauriez pas, le Buick Envision est assemblé en Chine, une réalité qui ne plaît certainement pas au Président Trump, mais qui vient aussi avec cette étiquette de produit chinois (lire mal assemblé).

Pourtant, un simple coup d’œil à votre maisonnée est suffisant pour se rendre compte de la fausseté de cette affirmation. La Chine est tout à fait capable de produire des véhicules de renommée mondiale, surtout lorsqu’il s’agit de modèles destinés à l’exportation. D’ailleurs, de plus en plus de constructeurs s’installent là-bas pour y produire des véhicules.

J’ai pu mettre la main sur un exemplaire fort bien équipé du Buick Envision un peu plus tôt cet hiver, alors qu’il y avait encore de la neige au sol. Voici ce qui est ressorti de ces quelques jours à bord d’un VUS injustement méconnu.

Photo : V.Aubé

Une question de qualité
Dès les premiers instants, on comprend que le commentaire sur la provenance du véhicule ne s’applique pas vraiment ici. En fait, à côté des autres produits de la marque, l’Envision n’a absolument rien à envier. Il doit malgré tout s’incliner face à certains VUS allemands et nippons à ce chapitre, mais règle générale, l’utilitaire américain séduit par son design agencé au reste de la gamme Buick.

Depuis l’automne dernier (modèle 2019), l’utilitaire est même habillé différemment grâce à un bouclier redessiné avec cette grille de calandre plus convaincante et une découpe différente du pare-chocs. Sur cette livrée Premium II, les jantes de 19 pouces ajoutent un brin de sportivité à l’ensemble, tandis qu’à l’arrière, les feux de position changent de forme à cause de cette arête pratiquée aux extrémités du VUS. Somme toute, le Buick Envision demeure un modèle de sagesse au niveau du design.

Le même commentaire s’applique à l’habitacle. Le Buick Envision respecte le niveau de qualité auquel nous a habitués le constructeur ces dernières années. La planche de bord, tout en courbes, met l’écran tactile à l’avant-plan, ce dernier qui est cerclé de cette portion qui intègre les commandes pour mieux y naviguer, en plus de l’horloge et de quelques boutons additionnels pour l’aide au stationnement, notamment. Je ne suis pas le plus grand amateur de ces petits écrans tactiles pour le contrôle de la température logés sous les buses de ventilation. Disons seulement qu’il faut quitter la route des yeux pour changer la température de l’habitacle.

Photo : V.Aubé

De plus, la console centrale a beau proposer un bon espace de rangement entre les deux occupants, celle-ci est trop encombrante pour le conducteur. Mon coude droit s’est cogné des centaines de fois pendant cet essai d’une semaine. Imaginez le tout pendant une année!

Pourtant, le reste de l’habitacle est très satisfaisant. Les sièges sont moelleux à souhait, le volant est agréable en main et l’espace est très généreux aux deux rangées. Même qu’à l’arrière, la banquette 60/40 peut s’avancer pour agrandir le volume du coffre ou se reculer pour maximiser l’espace pour les jambes des passagers.

Le gros moteur
La première fois que j’ai essayé un Buick Envision, il était muni du moteur d’entrée de gamme qui n’avait rien fait pour me séduire… sur le plan de l’agrément de conduite du moins! Cette fois-ci, l’Envision en question était plutôt équipé du « gros moteur », un 4-cylindres turbocompressé de 2,0-litres de cylindrée. Avec 252 chevaux et un couple encore plus généreux de 295 lb-pi, le VUS peut suivre la cadence imposée par d’autres véhicules utilitaires de la catégorie.

Photo : V.Aubé

Le rendement du groupe motopropulseur n’est pas aussi engagé que celui des modèles allemands ou même nippons, mais pour un véhicule Buick, je dois dire que je suis étonné. La boîte de vitesses automatique à neuf rapports fait du bon travail et je dois souligner que le levier de la transmission n’est pas celui qui se retrouve un peu partout dans les modèles plus récents de la marque. Autrement dit, celui-ci est simple d’utilisation et c’est tant mieux ainsi!

Les suspensions ont également été calibrées dans le but de garder les occupants dans le plus grand confort. Bien entendu, le Buick Envision offre une tenue de route très saine, mais disons qu’il existe des options plus sportives qui ne sacrifient pas l’aspect confort pour autant.

Photo : V.Aubé

Le mot de la fin
Reste maintenant l’épineuse question du prix. À 56 440 $, cette livrée du Buick Envision est nez à nez avec les meilleurs VUS de la catégorie. Il ne faut donc pas s’étonner de voir cette clientèle qui en a les moyens de se tourner vers des produits arborant un écusson plus prestigieux, surtout lorsqu’il s’agit d’un véhicule au tempérament plus sportif que le représentant de Buick.

Le Buick Envision n’est pas un mauvais produit, surtout avec ce groupe motopropulseur. C’est le jeu des comparaisons qui fait mal paraître le VUS compact, face aux modèles concurrents qui proposent un comportement routier supérieur, et ce, pour un prix similaire.

Et puisque le Buick Envision peine toujours à se faire une place au soleil trois ans après son arrivée chez nous, je suis convaincu que son avenir chez nous est menacé par cette présentation du Buick Encore GX au récent Salon de Shanghai. Buick a depuis confirmé qu'il amènera cette version plus longue et plus lourde du Encore sur notre continent. Parions que l'Envision sera remplacé par ce VUS plus moderne dans un avenir rapproché.

 

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Photo : V.Aubé
Photo : V.Aubé
Photo : V.Aubé