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Essai de la Chrysler Pacifica hybride 2018 : Édition vacances d’été !

La Pacifica dans sa forme globale n’a rien de sexy. Elle aurait même tendance à faire fuir toute personne sensée qui se chercherait une voiture à vocation familiale. La tendance actuelle va vers les VUS familiaux de type Pilot, Highlander, Pathfinder, CX-9 et autres.

Rappelons tout de même que la toute première Chrysler Pacifica, en 2003, était un « VUS familiale ». Qui a que très moyennement fonctionné, d’ailleurs. On peut dire même que la fiabilité et réputation de ce modèle n’ont pas forcément aidé au lancement de la fourgonnette Pacifica.

Bref, on efface tout, on garde le même nom et on revient à contre-courant du marché. Oui, pourquoi pas, la stratégie est osée, mais cela mérite de relever le défi.

Donc en 2017 la Pacifica renait de ses cendres. C’est maintenant une véritable minifourgonnette - construite sur une plateforme Fiat. En fait, cette architecture rend le véhicule très confortable ; il n’y a ni bruit ni cliquetis à l’intérieur, et il y a de l’espace à revendre, tant au niveau des jambes, la tête, les bagages, etc… bref, de la place, ce n’est vraiment pas ce qui manque dans cette fourgonnette.

Vous allez me dire comme dans toute fourgonnette. Et il est vrai que les consommateurs dans ce créneau recherchent avant tout l’espace à bord, avant de rechercher un agrément de conduite ou toute autre sensation de bonheur au volant.

3,500 km et plus… en hybride
J’étais dans cet esprit-là avant de prendre le volant de ma Pacifica pour nos vacances familiales, durant lesquelles nous avons parcouru plus de 3,500 km dans l’Ouest canadien au volant de ce véhicule … hybride. Grâce à ce dernier mot, je peux vous dire que j’ai adoré rouler dans une fourgonnette, j’en étais même fier!

Nous avons pris le véhicule à Calgary et notre voyage se déroulait comme suite : Calgary, Banff, Jasper, Whistler, Vancouver et retour vers Calgary. Durant ce voyage, nous sommes passés à travers montagnes, forets, zones désertiques, bord de mer, routes plates (dans les deux sens du terme) et la Pacifica a avalé les kilomètres sans broncher. Le moteur, couple et puissance faisaient exactement ce qu’on attendait d’eux.

Le confort à bord, dans ma version Limited, était digne d’une première classe d’avion. Les enfants (14 et 10 ans) avaient la possibilité de choisir plusieurs positions au niveau de leur siège. Ils avaient des rangements disponibles dans tous les recoins de la voiture incluant dans la troisième rangée.

Deux toits ouvrants
La Pacifica 2018 compte pas moins de deux toits ouvrants, le premier panoramique et le second de plus petite taille et disponible uniquement pour la troisième rangée. Les passagers de la deuxième rangée avaient quant à eux un système cinéma Uconnect placé en arrière des appuie-têtes des sièges avant. Chaque écran dispose de sa propre télécommande et casque d'écoute sans fil, d’une prise de courant auxiliaire de 115 V et d’une entrée HDMI.

Le centre Uconnect nous gratifie également d’un écran de 8,4 pouces, à l’avant, qui n’est pas facile à utiliser au début, mais avec lequel nous avons rapidement trouvé nos marques. Petit avantage, on peut, tout comme avec un téléphone intelligent, bouger les icônes pour garder ceux qu’on utilise le plus à portée de doigt.

Le tableau de bord, quant à lui, possède un écran central numérique de 7 pouces qui contient l’ensemble des informations utiles à la conduite. On y retrouve également deux grosses jauges, l’une pour le réservoir d’essence et la seconde pour la consommation d’énergie électrique. Oui, ne l’oublions pas, nous sommes dans un véhicule hybride.

Système hybride
Parlons justement du système hybride et de son efficacité. J’ai choisi ce véhicule pour essentiellement tester sa consommation d’essence sur route. Nous savons tous qu’une fois chargée à bloc, l’autonomie est de 53km en mode « presque 100% électrique ». Oui, dans cette voiture, vous ne pouvez pas décider quand basculer en mode électrique ou en mode essence. L’ordinateur va choisir pour vous. Un peu déconcertant au début, mais on s’y fait vite. Donc en ville, afin de maximiser l’autonomie de votre réserve de batterie, le moteur à essence reste actif et intervient à l’occasion même si le véhicule roule en mode électrique.

Dans mon cas, je n’ai pas fait beaucoup de ville sauf à Vancouver, où d’ailleurs je n’ai pas pu trouver une seule borne pour recharger - pas parce que cette ville manque de bornes de recharge, mais bien parce que les véhicules électriques y sont plus nombreux et tous les spots extérieurs et intérieurs étaient pris d’assaut par les gens qui travaillent au centre-ville. Mon hôtel n’avait pas de borne de recharge … impensable quand durant mon voyage, des hôtels perdus dans la montagne avaient leurs propres stations de recharges.

Stationnement sans frais !
En passant, dans plusieurs hôtels, mon véhicule hybride enfichable me faisait économiser la nuit de stationnement du véhicule. En effet, plusieurs hôtels ne font pas payer le stationnement  (incluant des hôtels avec stationnements intérieurs) justement parce qu’on utilise un véhicule électrique, tout en nous offrant une station de recharge pendant la nuit.

Donc à Vancouver, j’ai roulé dans le trafic la plupart du temps uniquement sur l’essence. Même là, ma consommation n’était pas désastreuse, vu la grosseur du véhicule ; je tournais autour de 10 l / 100 km.

L’autonomie
Ma plus grosse surprise avec ce véhicule durant notre voyage familial était essentiellement l’autonomie de la voiture. Nous sommes tous d’accord pour dire à l’unisson que l’autonomie de la batterie est bonne pour environ une cinquantaine de kilomètres. C’est, ce à quoi je m’attendais durant mon voyage. Je me suis même posé la question, est-ce que cela en vaut vraiment la peine, car de toutes les façons l’autonomie de la voiture n’est que de 53 km au maximum. Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il n’en était rien!

Dès les premières journées, je constatais qu’environ 30% de mon kilométrage total était effectué sur l’électrique. Par exemple, j’ai parcouru durant mon voyage, un trajet total de 547 km en une journée, et mon ordinateur de bord indiquait 385 km effectués avec de l’essence et 162 km en électrique. Un autre trajet indiquait 265 km dont 152 km en essence et 113 km en électrique.

Certains trajets pour lesquels j’avais pu recharger ma batterie la veille indiquaient, pour un total de 132 km, 37 km en essence et 95 km en électrique ; ou encore, pour un total de 265 km, 152 en essence et 113 km en électrique.

Récupération d’energie
Ceci s’explique essentiellement par le fait qu’en roulant nous récupérons de l’énergie (lors des freinages, décélérations, etc..) qui vient ajouter à l’autonomie électrique du véhicule.

D’ailleurs durant mon voyage complet, l’ordinateur de bord indiquait que pour un total de 3 589 km parcourus, 2 313 km avaient été faits en essence et 1 275 km en électrique pour une moyenne globale de 6,5 l / 100.

Je le rappelle, nous étions 4 dans la voiture, plus les bagages (une valise par personne) et je peux vous garantir que j’étais toujours à la limite de la vitesse permise et même parfois très légèrement au-dessus. Petit rappel, certains tronçons en Colombie-Britannique sont limités à 110 km et même 120 km/h.

Conclusion
J’ai été impressionné par la Pacifica qui est un véhicule très bien conçu et assemblé. Certes, elle n’est pas donnée, et dans la catégorie, si je me tourne vers une Honda Odyssée ou une Sienna, je vais avoir, à prix quasi identique, sensiblement la même configuration. On parle quand même d’une fourgonnette qui se détaille à plus de 52,000 $, donc on s’y doit d’y trouver tout le nécessaire en matière de sécurité active et passive, de gadget en tout genre aussi bien pour les plus grands que les plus petits.

Mais ce qui a vraiment fait la différence de ce véhicule par rapport aux autres est son moteur hybride. Je suis vraiment tombé sous le charme de ce V6 hybride. On a le son et le couple d’un V6 (qui est quand bien plus agréable qu’un 4 cylindres), et l’économie d’une sous-compacte.

L’avantage de ce système enfichable est que si vous ne faites que de la ville ou de petites distances, vous pouvez compter sur votre autonomie de 53 km en mode électrique (qui est quand même considérable vu la grosseur du véhicule). Si vous devez faire de la route, vous serez encore gagnant, car vous pourrez toujours compter sur des kilomètres qui seront effectués en mode électrique. À mon humble avis, FCA devrait utiliser ce moteur hybride/enfichable sur plusieurs autres véhicules du groupe.

Maintenant, la question qu’on se pose tout le temps, en combien de temps ce véhicule hybride, quand même plus cher au départ, devient-il plus avantageux financièrement, en fonction de son kilométrage ; et là, on n’a pas le choix que sortir la calculatrice!

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