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Essai : BMW M5 2006

Essai : BMW M5 2006

Époustouflante ! Par ,

Époustouflante !

C'est le seul mot que j'avais au bout des lèvres après avoir conduit cette merveilleuse berline grand sport pendant trois jours. Elle a tout pour
BMW M5 2006 (Photo: Amyot Bachand, Auto123.com)
plaire : un style discret comme je les aime, une puissance brute domptable, une tenue de route étonnante et la convivialité au quotidien. Elle montre toutefois quelques petits défauts : d'abord, l'absence de routes qui permettent d'en profiter; de plus, il faut plus d'une semaine pour maîtriser le fameux module I-Drive de BMW; enfin, il est évident que, à 128 995 $, cette M5 d'essai est hors de prix pour la grande majorité. On peut quand même rêver, non ?

Discrètement musclée
La M5 se révèle d'un style très sobre pour une machine qui offre de telles performances : elle se distingue peu en apparence de sa soeur de la Série. Il faut porter une attention particulière pour la reconnaître. Outre le sigle M sur l'aile avant et sur le coffre, qu'on pourrait ajouter sur une Série
BMW M5 2006 (Photo: Amyot Bachand, Auto123.com)
5, il faut noter deux échappements doubles intégrés à la jupe arrière, le carénage inférieur, les larges passages de roues, le déflecteur avant particulier. Le long capot en pente lui confère également un air sérieux. Les feux arrière et la ligne du coffre demeurent fidèles aux lignes qu'impose le designer en chef à la famille BMW. J'aime particulièrement cette discrétion : les connaisseurs vous reconnaissent sans l'ombre d'un doute, mais cela évite d'attirer les curieux ou les jeunes en quête de sensations fortes qui veulent se montrer les plus forts. Évidemment, cela permet de se montrer plus discret face aux forces de l'ordre, mais je ne m'avancerai pas plus loin sur ce territoire, car ils savent aussi bien que les connaisseurs reconnaître un sleeper... Sous la voiture, on note un plancher plat qui assure le passage de l'air sans résistance.

Mécanique dissimulée
La grande partie de la beauté de cette féline réside dans son moteur V10 de 500 chevaux. Tout est caché sous le capot sauf le sigle. Cela nous empêche d'apprécier cet engin fignolé par des sorciers de la mécanique. Je sais bien qu'on a procédé ainsi pour assurer l'aérodynamisme de la voiture, mais il est difficile d'apprécier un engin si bien dosé sans pouvoir le voir. On peut le sentir, mais le sens de la vue est tout aussi important : à cet égard, les tuners ont raison de montrer leur réussite. Le V10 produit
BMW M5 2006 (Photo: Amyot Bachand, Auto123.com)
un couple de 383 livres-pied bien senties à 6100 tr/min. Ce V10 possède une commande variable double (Vanos) des arbres à cames qui assure une adaptation du couple en continu et une puissance maximale dès les bas régimes jusqu'à 8250 tr/min. Le moteur est couplé en 2006 à une boîte de vitesses automatique à 7 rapports SMG Drivelogic. On peut passer les rapports au moyen du sélecteur de vitesses placé sur le tunnel de boîte, mais c'est au moyen des leviers de sélection placés au volant qu'il convient de passer les rapports pour plus de sécurité. D'autant plus que, lors des rétrogradations, la boîte effectue une montée intermédiaire du régime avant de rétrograder, ce qu'on appelle en langage de course, le « blip ». Cela permet d'obtenir le régime idéal qui protégera la mécanique et assurera le meilleur régime de reprises. Tout cela se fait automatiquement : quelle merveille ! Adieu le talon pointe, il se fait tout seul.