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Essai: Infiniti FX45 2006

Essai: Infiniti FX45 2006

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Dans un monde où le prix de l'essence explose, où la flamme environnementaliste brille plus que jamais et où la tendance est à la simplification (merci iPod!), on pourrait croire qu'un véhicule utilitaire sport
(Photo: John LeBlanc)
de haute performance alimenté par un moteur V8 et rempli de gadgets technos sophistiqués est aussi populaire que l'humoriste Peter MacLeod dans un spectacle organisé par l'église du village. Mais l'Infiniti FX45 s'avère très intéressant pour ceux qui recherchent la fonctionnalité d'un VUS et la performance d'une luxueuse berline sport.

Lancé en 2003 en versions FX35 (V6) et FX45 (V8), ce véhicule au design radical laisse encore les gens bouche bée. En tout cas, le modèle que j'ai testé, avec ses roues en alliage de 20 pouces et sa peinture Cuivre automnal, a fait fureur. En gros, le FX45 est une familiale au profil étiré en hauteur qui repose sur la même plate-forme que la G35 et la Nissan 350Z. Son habitacle à cinq places imite très bien celui d'une berline sport de luxe, à commencer par l'excellente position de conduite. Le volant à trois bras est inclinable et télescopique, le repose-pied est adéquat et, à l'instar de plusieurs modèles Nissan/Infiniti, le tableau d'instruments est aussi inclinable. La qualité de fabrication à l'intérieur s'est améliorée depuis les premières années, mais certains boutons demeurent typiquement Nissan et ils sont plus ou moins bien harmonisés avec le reste de l'habitacle, qui est très épuré.

Le «45» dans le nom de cet Infiniti réfère au V8 de 4,5 litres, le même moteur incroyablement raffiné qu'on retrouve sous le capot de la berline M45. Avec le FX, il développe 320 chevaux et 335 lb-pi de couple, ce qui permet d'accélérer de 0 à 100 km/h en moins de sept secondes - seulement une demi-seconde plus lent que la M45. La transmission automatique à cinq vitesses avec mode manuel est bien assortie au V8; la puissance est livrée de façon progressive et il n'y a pratiquement aucun
(Photo: John LeBlanc)
délai entre la pression sur l'accélérateur et la poussée vers l'avant. Ceci dit, en mode manuel, les rétrogradations s'avèrent plus lentes. Le V8 exige un supplément de 7900 $ par rapport au FX35 (dont le V6 de 3,5 litres produit 280 chevaux et 270 lb-pi de couple), mais il rend le véhicule un peu plus plaisant à conduire.

L'humour de Peter MacLeod est assez simple et direct: le but est de choquer et de surprendre. Et même s'il m'a fallu en moyenne 15,8 litres d'essence pour franchir 100 km, la capacité du FX45 à se conduire comme une M45 m'a vraiment surpris. Il n'a rien à voir avec le FX des premières années, dont les pneus semblaient contenir de la pierre et non de l'air.

Au lieu de forcer la route à se soumettre, la suspension du FX45 2006 se montre plus souple mais en même temps très en contrôle pour un
(Photo: John LeBlanc)
véhicule aussi haut et lourd. Même sans la suspension pneumatique que plusieurs de ses rivaux arborent, le FX répond avec précision aux particularités de la chaussée. L'équilibre de la conduite demeure incroyablement constant, même à la limite. À la moindre rotation du volant, le véhicule réagit sans tarder.

Le système de traction intégrale du FX45 transfère automatiquement un couple optimal aux roues. Lors de ma semaine d'essai, les conditions étaient très sèches, mais la capacité du système à répartir la puissance de façon optimale entre l'avant et l'arrière (de 50/50 à 0/100) m'a vraiment plu, surtout en sortie de virage. Le FX45 est efficace comme une grosse familiale sport et, à moins de rouler sur un circuit de course, ne désactivez pas le dispositif de contrôle de la stabilité; autrement, le derrière du véhicule s'emportera en moins de temps qu'il n'en faut pour dire «Chérif, fais-moi peur».