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Essai: Lexus RX 350 2007

Essai: Lexus RX 350 2007

Raffermir la polyvalence d'un VUS avec le confort d'une voiture de luxe Par ,

Raffermir la polyvalence d'un VUS avec le confort d'une voiture de luxe

Il existe une exceptionnelle polyvalence dans la catégorie des VUS multisegment. Lorsque la marque est « Lexus », on y retrouve aussi le
(Photo : Rob Rothwell)

luxe. La nouvelle RX 350 du manufacturier japonais en est un brillant exemple. Pour ce véhicule multisegment intermédiaire construit sur la base d'une automobile, Lexus a réuni la polyvalence et l'utilité de la traction aux 4 roues avec le confort et l'opulence d'une berline de luxe. L'aventure de Lexus dans cette catégorie a débuté en 1998 avec la RX300. En 2005, son moteur V6 et sa nomenclature ont été modifiés lorsqu'elle est devenue la RX330. En 2007, l'histoire se répète alors que la RX330 devient la plus puissante et la plus raffinée RX 350. Au point de vue de l'apparence, la série RX a subi une révision complète avec le lancement de la génération 330. La 350 retient les lignes sculptées de la 330, ce qui en fait un des véhicules multisegment les plus élégants qui soient sur la route comme hors de la route.

Par contre, sans un châssis en échelle, sans une garde au sol véritablement appropriée et sans avoir recours à un engrenage de basse
(Photo : Rob Rothwell)

vitesse, on ne retrouverait probablement jamais une RX 350 aux côtés de la nouvelle Land Rover LR3 en train de franchir des pans rocheux. Néanmoins, Lexus possède un système de traction intégrale qui répartit la puissance également sur les deux trains de roues jusqu'à ce qu'une perte de motricité soit détectée. A mon avis, un tel dispositif est des années lumière en avance sur ceux qui privilégient d'abord l'alimentation aux roues avant, car ces derniers ne transfèrent la puissance aux roues arrières que lorsqu'un patinage se fait sentir. Même si je n'ai pas véritablement pu vérifier sa fouge en situation hors route, je puis vous assurer que le patinage est pratiquement inexistant sur les pentes en terre battue, car les quatre roues travaillent en permanence pour propulser le véhicule. Je n'ai jamais senti de perte de motricité momentanée précédant l'enclenchement des roues arrière comme on s'y attendrait d'un VUS multisegment élaboré à partir d'une automobile. Aucun effet de couple dans la direction non plus, l'équivalent automobile de Lucifer qui accompagne parfois les systèmes favorisant la puissance aux roues avant lorsque la route se présente sous son plus beau jour.

Ce que j'ai remarqué derrière le volant était les bonnes manières de ce VUS qui m'a traité comme si j'étais quelqu'un d'important. Toutefois selon mon épouse, je ne le suis pas. Exception faite de cette perception
(Photo : Rob Rothwell)

erronée de ma personne, la force de la RX 350 réside davantage dans les voyages vers les stations de ski dans le confort et la sécurité que dans l'ascension des montagnes. Avec 270 chevaux pour faire le travail, le voyage jusqu'au chalet est encore plus facile. Comme son appellation révisée le suggère, la RX 350 est maintenant animée par un V6 de 3,5 litres pourvu de la double distribution variable des soupapes (VVT-i) qui optimise le couple afin de donner des résultats étonnants à tous les régimes. Le couple maximum se situe à 4 700 tr/min, mais il y a amplement de pouvoir avant d'atteindre le régime moyen. Ce moteur discret performe en douceur et est capable d'accélérations franches en ville comme sur autoroute. La puissance est transmise aux roues via une boîte automatique à 5 rapports avec la compétence à laquelle on s'attend d'une voiture de luxe. Même si un mode manuel électronique n'est pas offert, une bonne grille de sélection de vitesses permet au pilote de bien manoeuvrer avec le levier. En fait, je préfère cela à une mode manuel électronique offusquant. S'il vous plait, ne changez rien!