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Essai: Mazda CX-7 GT 2007

Essai: Mazda CX-7 GT 2007

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L'attente en valait-t-elle la peine?

J'ai toujours considéré Mazda comme le négligé des trois grands constructeurs japonais. Ceci n'enlève rien à la qualité de ses produits. Au contraire, Mazda m'a toujours donné l'impression que ses ingénieurs et designers passaient un peu plus de temps à trouver la
(Photo: Rob Rothwell)
bonne recette, contrairement à certains manufacturiers qui s'empressent de commercialiser des demi-produits juste pour être les premiers à le faire. C'est exactement ce qui semble être arrivé dans le marché des VUS multisegments.


Construit au Japon, le CX-7 est un spacieux utilitaire pour 5 passagers basé sur la plate-forme de la berline intermédiaire Mazda6; il est disponible à traction avant ou traction intégrale. Parmi les modifications apportées au châssis de la voiture, notons la nouvelle suspension; celle à l'avant est empruntée à la mini-fourgonnette MPV et celle d'en arrière, à la plus récente Mazda5. Au Canada, le CX-7 est divisé en deux versions: GS (31 995 $) et GT (35 195 $). Chacune est alimentée par un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,3 litres comptant 16 soupapes et un double arbre à cames en tête. Il s'agit en fait du même puissant moteur que la fougueuse MazdaSpeed6. Bien qu'il se fie à quatre cylindres au lieu
(Photo: Rob Rothwell)
de six, comme c'est la mode, le moteur du CX-7 développe pas moins de 244 chevaux à 5800 tr/min et un couple de 258 lb-pi dès 2500 tr/min. Résultat: malgré ses 1782 kilos, le CX-7 se déplace avec beaucoup d'entrain.


En dépit de sa puissance digne d'un V6, le moteur ne prend vie que lorsque le régime quitte les premiers tr/min; à ce moment, la puissance est livrée rapidement et à profusion. Toutefois, la poussée additionnelle créée par le turbocompresseur peut être trop grande si l'on n'applique pas une douce pression à la pédale d'accélérateur. Il est très facile de faire grimper l'aiguille du tachymètre. En outre, les changements de rapport sont assez rapides pour ne pas trop affecter le momentum, ce qui permet d'atteindre les 100 km/h en 7,5 secondes environ. La puissance du moteur turbo est contrôlée par une transmission automatique sophistiquée à six vitesses avec mode manuel. Mon modèle d'essai était par surcroît équipé du système de traction intégrale à répartition active du couple de Mazda, qui privilégie davantage le caractère d'un VUS que d'une voiture dans ce cas-ci.

Paradoxe, vous direz, d'autant plus que Mazda ne cesse de vanter "l'âme de voiture sport" du CX-7. Une grande partie de cette âme est néanmoins visible dans le design, notamment le pare-brise très incliné,
(Photo: Rob Rothwell)
les lignes fluides et profilées ainsi que la surface vitrée réduite. Pour être franc, je ne suis pas un fan de l'extérieur du CX-7. À mon avis, de plus grandes vitres latérales et des montants arrière moins imposants amélioreraient son style, sans parler du champ de vision du conducteur. À l'intérieur, c'est une tout autre histoire. Les designers de Mazda ont créé l'un des environnements les plus agréables parmi tous les véhicules multisegments d'entrée et de milieu de gamme. L'aménagement deux tons et l'usage intéressant des matériaux dans ma version GT, qui incluait une garniture en aluminium satiné, faisaient beaucoup plus raffiné que ce à quoi je m'attendais. J'ai particulièrement aimé le groupe de cadrans et le bloc central. Les principaux instruments sont bien en vue et faciles à consulter, surtout la nuit avec leur éclairage contrastant rouge/bleu sur fond noir. Sur le bloc central, les commandes de la radio et de la climatisation sont à portée de main. Je ne peux vous dire combien il est agréable de manipuler des gros boutons au lieu de petits boutons. Cette simplicité et cette fonctionnalité sont vraiment fantastiques.