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Mercedes-Benz C300 familiale 2018 : antidote aux VUS

Les Européens ont compris beaucoup de choses Par ,

Ils ont compris comment fabriquer de la bière, du vin et la plupart du temps comment concocter de bons repas. La course automobile, la musique électronique ? Comprises, aussi, entre autres choses.

Ils ont également compris le caractère utile d’une voiture familiale. Pratiquement chaque compacte ou intermédiaire commercialisée chez nous est livrable en configuration wagon sur le Vieux-Continent. La Golf R ? Oui. La Hyundai Sonata ? Aussi, même si elle porte un nom différent là-bas. La Ford Focus ST ? Oh que oui !

Ainsi, lorsqu'un manufacturier européen décide d'exporter une de ces versions chez nous, il n'a pas droit à l'erreur. D'abord pour nous permettre de valider l'impression que l'on a sur le savoir-faire européen en la matière, mais aussi parce que, tout simplement, ils doivent en vendre.

Sans plus tarder donc, observons d'un peu plus près cette Mercedes-Benz Classe C familiale qui, après une pause de 13 ans, fait un retour marqué au pays.

Une question de hauteur

Bien sûr, le défi le plus important auquel est confrontée toute familiale se trouve chez les VUS compacts, jusqu’ici le type de véhicule que de nombreux consommateurs canadiens à la recherche d'un bon mélange de praticité et d'efficacité sélectionnent. La prolifération de ces derniers, d'ailleurs, a mené directement au déclin de la familiale.

Chez Mercedes-Benz, le véhicule qui s’apparente le plus à la Classe C familiale est le GLC. Bien qu'il y ait un peu plus d'espace à bord de celui-ci, la différence est négligeable. Qui plus est, puisque la Classe C repose plus basse, son chargement en est d'autant plus facilité. Le seul bémol, c'est que le panneau de sécurité qui recouvre l'espace arrière, qui se rétracte et se déploie de façon mécanique, est difficile à retirer en raison du poids de son moteur. Et lorsqu'on le laisse en place, on sacrifie du volume en hauteur. Une fois retiré cependant, on profite d'une longue surface plane pour y entasser notre matériel. Je n'ai eu aucune difficulté à insérer deux poches de hockey pour adultes, en plus des bâtons.

Quant à l'espace pour les occupants, ça se décrit comme suit : à l'avant, conducteur et passager n'auront aucun problème à se trouver une position confortable, mais ceux qui prennent place derrière devront composer avec une zone plus restreinte pour les jambes. Le dégagement pour la tête est bon, mais nous ne serions pas surpris si la plupart des propriétaires réservent ces places pour installer un siège pour enfant.

La position de conduite, elle, est parfaite. Certains la trouveront peut-être un peu basse, mais du haut de mes 6 pieds et 3 pouces, c'était idéal. Je profitais d’une liberté de mouvement suffisante pour mes jambes et ma tête. Je ne me souviens pas de m'être fracassé un membre quelconque durant mon essai. La Mercedes-Benz de Classe C est remarquable à ce niveau. Je dirais que c'est la seule dans son segment qui donne vraiment la sensation d'être plus spacieuse à l'intérieur qu'elle ne l'est vraiment.

En fait, en raison d'un aménagement et d'une disposition intelligente des contrôles (à l'exception du commutateur de réglage du volant chauffant, dissimulé dans un endroit difficile à rejoindre derrière la tige du régulateur de vitesse), de même qu'une conception tout aussi brillante des sièges (plus creux qu'on l'anticipe, mais qui libèrent de l'espace pour la tête), on parle d'une voiture compacte que des gens pas si « compacts » peuvent apprécier.

Inspection technique

Ces derniers, ou tout autre susceptible de s'intéresser à cette C300 vont aussi s'attendre à une offre généreuse en matière de technologie. Évidemment, ce point devient majeur pour chaque voiture commercialisée aujourd'hui, mais l'enjeu monte d'un cran avec les produits de luxe.

Dans le cas de la C300, même si elle est équipée de série d'un système d’info divertissement intégré à l’écran central, d'un volant inclinable et télescopique ainsi que de sièges chauffants, il est nécessaire d’ajouter un groupe ou deux en options pour profiter de commodités comme le volant chauffant, l'ouverture automatique du coffre ou de la navigation. Heureusement, tout cela, à l'exception du volant chauffant, est inclus dans l'ensemble Premium offert à 5000 $. Ce dernier compte également l'accès sans clef, le toit panoramique et les phares aux D.E.L.

Le volant chauffant sur notre voiture d'essai est une option à 250 $ qui vaut chaque dollar. Notre modèle profitait aussi de l'ensemble Premium Plus qui, à 2300 $, comprend des trucs chouettes comme le système d'aide au stationnement, le hayon qui s'ouvre au mouvement du pied, la caméra 360 degrés et quelques autres babioles. J'aurais tendance à vous dire que l'ensemble Premium est un incontournable et qu'il sera probablement sélectionné par la majorité des acheteurs de C300 familiale, mais le groupe Premium Plus est un peu superflu selon moi. En le laissant de côté, ça ramène le prix de vente autour de 50 000 $ ; encore plus si vous abandonnez aussi la radio satellite dont profitait notre modèle, une option à 875  $.

Si l'offre en matière de technologie est solide, j'ai un peu plus de difficultés avec son... accessibilité. Par exemple, les contrôles qui permettent d'accéder au système sont composés à la fois d'une molette et d'un pavé tactile. On pourrait croire la chose intuitive, mais la façon dont les menus sont présentés par Mercedes-Benz m'irrite depuis des années et continue de le faire ici. Il me semble qu'il y a beaucoup trop de redondances concernant les endroits où on doit cliquer (on peut choisir les mêmes items avec la molette ou le pavé) et le nombre de fois qu'on doit le faire pour aboutir au résultat que l'on désire. Régler la radio sur la bande AM a nécessité cinq minutes, car il n'y a pas de simples boutons pour la sélectionner ou balayer les stations, que ce soit sur la console ou à l'écran. J'ai fini par trouver, mais lorsque j'ai dû y retourner, je ne me souvenais pas de ce que j'avais fait et j'ai du recommencer l'exercice. Irritant

Heureusement, une fois qu'on arrive à démêler tout ça, la chaîne audio crache un son vif et clair, même si nous ne profitions pas du système Burmester. Dommage, car les haut-parleurs qui l'accompagnent sont aussi glorieux à regarder qu'à écouter, sans compter que leur style s'arrime très bien avec le reste des garnitures en alu qui décorent l'habitacle.

Là où tout se rejoint

Seriez-vous d'accord pour affirmer que lorsque vous conduisez, votre concentration est censée être sur la route et non sur les gazouillis qui peuvent émaner de la porte, résultat d'une mauvaise qualité de construction ? Bien sûr que vous l'êtes. Et spécialement à bord d'une familiale, par crainte de ne pouvoir profiter d'un autre aspect que procure ce type de voiture : l'agrément ressenti aux commandes. À ce chapitre, la C300 ne déçoit pas. Un seul moteur est proposé au Canada, soit un 4-cylindres turbo de 2 litres, bon pour 241 chevaux et 273 livres-pieds de couple. Dans ce dernier cas, le maximum est atteint à très bas régime, soit 1300 tours/minutes. Cette réalité, combinée à la célérité de la boîte automatique à neuf rapports et à l’efficacité du rouage intégral 4MATIC, signifie que vous allez décoller promptement et aurez aussi le plaisir d'effectuer des dépassements sans effort à haute vitesse grâce à une disponibilité de la puissance à tous les régimes.  

J'aime également le fait que les différents modes de conduites proposés soient servis de série. Vous avez le loisir d’en sélectionner cinq : Eco, Confort, Sport, Sport + et Individuel. Ce dernier vous permet de personnaliser le rendement de la voiture (châssis, transmission, etc.) selon vos préférences.

Je vous avoue avoir passé la plupart de mon temps en configuration Sport, mais j'ai réservé l’approche Eco pour les balades plus tranquilles en ville. Ces choix, à mon avis, étaient appropriés pour se marier au caractère sportif de la C300, un élément que je n'ai pas toujours été en mesure d'associer à la Classe C, notamment lorsque je la comparais à ses concurrentes directes comme la BMW de Série 3 ou l'Audi A4. Mercedes-Benz semble avoir pris la chose au sérieux et a réglé le châssis de la 300C de façon à ce qu'elle soit suffisamment performante pour se démarquer du GLC, et ce, sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à un système d'échappement plus bruyant ou des ajustements de suspensions capables de vous édenter.

Plutôt, vous obtenez une voiture qui vous fait découvrir son côté pratique dès le premier contact (un peu difficile à cacher puisque, comme vous le savez, c'est une FAMILIALE) et qui vous révèle son caractère sportif au fur et à mesure que vous la conduisez grâce à sa direction précise, à son accélérateur sensible et à ses freins efficaces.

Ouverture d'esprit

Imaginez-vous sur une de vos routes sinueuses préférées. Vous savourez l’instant et puis vous jetez un coup d'oeil à l'arrière et vous vous rappelez qu'en plus du plaisir que vous ressentez, vous profitez d'un espace de chargement immense et d'une excellente visibilité. Vous vous demandez alors comment Mercedes-Benz a fait pour conserver ce modèle hors de sa gamme pendant 13 ans. Vous réalisez à ce moment qu'une familiale, une vraie, réglée à l'européenne, est une solution de rechange parfaite à tous ces VUS embêtants qui continuent de se multiplier comme des lapins.

Il vous suffit d’en conduire une pour comprendre, c'est tout.

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