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Porsche Panamera Turbo Sport Turismo 2018 : le « shooting-brake » par excellence

Que serait-il arrivé si le Porsche Cayenne n’avait pas connu le succès escompté? Le constructeur de Stuttgart n’aurait sûrement pas poursuivi l’expérience plus loin si les consommateurs avaient ignoré le produit. Peut-être même que la berline Panamera n’aurait jamais vu le jour? Qui sait comment aurait réagi l’industrie automobile face à un échec de l’utilitaire allemand?

Heureusement pour les stratèges de la marque, Porsche est devenu un producteur de véhicules utilitaires avec le Cayenne et le Macan, mais également la Panamera, la berline sport du groupe. Depuis quelques mois, le constructeur de la 911 est même passé en mode familial, la Panamera étant dorénavant disponible en livrée Sport Turismo.

Portrait d’une voiture de prestige qui peut désormais jouer la carte familiale ou « shooting-brake » si vous préférez l’expression du Vieux continent.

Photo : V.Aubé

Pour 20 ou 50 litres de plus?
L’attrait avec une version familiale se trouve bien évidemment derrière, l’espace de chargement étant souvent plus volumineux que celui des autres livrées. Or, dans ce cas-ci, la Sport Turismo n’est pas la plus généreuse à ce chapitre; le volume du coffre gagne seulement 20 litres lorsque le toit s’allonge. Quand la banquette est repliée vers l’avant, on parle de 50 litres en plus.

Bref, ce qu’il faut comprendre, c’est que la forme « fastback » de la berline n’est finalement pas si contraignante quand on compare les deux carrosseries. C’est peut-être pour cette raison que le constructeur estime que seulement 10 % des ventes de Panamera seront dédiées à la Sport Turismo.

Pour certains, la mode des voitures familiales est depuis longtemps révolue. Cette mode des années 70-80 a été remplacée petit à petit par les minifourgonnettes et par les VUS par la suite. Mais, pour quelques puristes – et probablement une majorité de chroniqueurs automobile –, le mariage entre l’aspect utilitaire d’une familiale et le comportement d’une berline est une combinaison dure à battre.

Dans ce cas-ci, on parle carrément de l’union entre une familiale de prestige confortable et hyper bien ficelée et la puissance monstrueuse d’un hot rod équipé d’un V8 biturbo de 550 chevaux! Oui, comme manière de transporter les enfants à l’école durant la semaine et de se rendre à la montagne la fin de semaine venue, il est difficile de trouver mieux qu’une version Turbo de la Panamera Sport Turismo.

Photo : V.Aubé

Une silhouette sans artifices
Mentionnons tout de même que le modèle le plus performant de la gamme Sport Turismo – si on exclut la version Turbo S E-Hybrid pour ceux qui en veulent toujours plus – joue la carte de la discrétion à merveille. À part les pots d’échappement rectangulaires et l’écusson sur le bout du coffre, rien ne vend la mèche sur les capacités ahurissantes de la mécanique à huit cylindres logée sous le long capot.

La voiture prêtée pour cet essai de quelques jours était munie d’un ensemble de jantes optionnelles de 21 pouces, un supplément de 4920 $ à l’équation, tandis que le contour noir des vitres ajoute 680 $ au prix final. Ah oui, notez aussi les feux de position adaptatifs aux DEL teintées, une option de 960 $.

La bonne vieille recette sous le capot
Pendant que le constructeur prépare son offensive électrique pure avec la très attendue Taycan, cette variante Turbo conserve ce même bon vieux moteur V8 biturbo de 4,0-litres livrant une puissance tout à fait suffisante de 550 chevaux et un couple de 405 lb-pi. Comme toutes les autres Panamera, cette Turbo Sport Turismo est équipée d’une boîte à double embrayage PDK à huit rapports très efficace dans ses changements de rapports, tandis que le rouage intégral est lui aussi plus que bienvenu avec toute cette cavalerie sous le pied droit.

Qui plus est, la direction active à l’essieu arrière est un bonus qui passe inaperçu au quotidien, mais qui mérite tout de même d’être mentionné, même s’il faut débourser 1840 $ pour l’ajouter à la liste des options.

Photo : V.Aubé

Ça frôle la perfection
Plus les années avancent, plus le constructeur de Stuttgart trouve le moyen d’impressionner la galerie avec ses habitacles d’une très grande qualité. Il fait bon vivre à bord d’une Panamera. Les matériaux sont de belle facture, même si je dois l’avouer, l’abondance de noir à l’intérieur rend les randonnées un peu ternes. Heureusement, cette Sport Turismo avait droit à l’ensemble optionnel en fibre de carbone (1140 $), celle-ci se retrouvant sur la planche de bord, sur le volant et entre les deux occupants des places avant.

Derrière, l’accès aux « 2+1 » places est un brin plus facile à cause de cette ligne de toit surélevée. Porsche parle d’une voiture avec 2+1 emplacements à la deuxième rangée, une définition un peu tirée par les cheveux d’une authentique banquette. Disons seulement que la largeur du tunnel de transmission s’avère problématique pour celui ou celle qui hérite de la place médiane.

Photo : V.Aubé

Au volant
À ce niveau, la Panamera impressionne encore, surtout face aux autres utilitaires de la marque. Non pas que le Cayenne ou le Macan soient tristes à conduire, mais avec un centre de gravité plus bas, ce « shooting break » est un peu plus près de l’ADN de la Porsche 911, symbole de la marque depuis les années 60.

La vie fait parfois bien les choses. Pendant ce bref essai, Dame nature m’a envoyé un peu de neige, question de découvrir les prouesses autorisées par le rouage intégral intégré à la Panamera. En désactivant le système antipatinage, la voiture se met à déraper un peu plus, une manœuvre somme toute facile à contrôler grâce à la longueur de l’empattement. Autrement dit, la « drift » au volant d’une voiture aussi longue, c’est facile à doser!

Inutile de vous rappeler qu’un V8 de 550 chevaux, c’est un bon départ pour déplacer une masse de 2035 kg! La boîte de transmission est merveilleuse, à part peut-être en ville, alors que certains départs arrêtés nécessitent une pression supplémentaire sur la pédale de droite. Une fois lancée par contre, ce « station wagon » allemand avance comme un train. Large, confortable, silencieuse (ou un peu moins lors des reprises), la Panamera Turbo Sport Turismo rassure son conducteur à n’importe quel instant. Le seul inconvénient avec une telle voiture, c’est que l’Autobahn se trouve en Allemagne et non au Canada où les limites de vitesse ne permettent pas de rouler à une cadence effrénée!

Photo : V.Aubé

L’incident
Malheureusement, un bris assez impressionnant est venu assombrir cet essai routier qui se déroulait à merveille jusque-là. En effet, le toit panoramique à la deuxième rangée s’est brisé en mille morceaux à l’ouverture du hayon électrique. Non seulement la vitre a éclaté, mais le hayon lui-même a également été déboîté. Il est trop tôt pour déterminer la cause de ce malencontreux incident, mais mon petit doigt me dit qu’un morceau de glace s’est probablement logé entre le hayon et le châssis de la voiture. À l’ouverture, cette probable accumulation de glace a forcé le hayon et le toit vitré, causant des dommages importants à cette superbe familiale allemande.

Ce n’est pas la première fois que notre climat hivernal est la cause d’un bris sur un véhicule – et ce n’est certainement pas la dernière non plus –, mais je suis tout de même surpris de ce qui est arrivé à cette Panamera. Pourtant, deux heures plus tôt, j’ouvrais le hayon sans conséquences graves. Il semble que la cause de ce bris se soit formée durant ces deux heures. Espérons seulement que cet incident soit un cas isolé, car derrière cette réparation coûteuse se cache certainement l’une des meilleures superberlines à vocation familiale de l’industrie!

Article par Auto123.com

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