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Essai : Volkswagen Passat 2.0T 2007

Essai : Volkswagen Passat 2.0T 2007

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Une berline fougueuse

Psychologie Passat
«Forte d'ingénierie. Faible d'ego.» Voilà comment Volkswagen vante la Passat 2007. Après avoir passé une semaine au volant d'un exemplaire blanc étincelant, je comprends ce qu'ils veulent dire. En circulant parmi les automobilistes endormis et ceux qui se prennent pour Michael Schumacher, je ne me suis jamais senti inférieur parce que je conduisais la berline néo-conservatrice de Volks, et ce, même si elle n'était pas peinte en rouge vif. Inchangée pour 2007, la Passat conserve sa même allure extérieure «fade», mais elle fait preuve d'une énergie motrice et d'une solidité intrinsèque qui ont de quoi rendre fier tout conducteur.

La plus grande force de la Passat, c'est sa conduite dynamique.

La Passat nous vient d'Allemagne et s'impose comme une berline intermédiaire pseudo-luxueuse à cinq places et à traction avant. Elle se positionne au-dessus de la populaire Jetta dans la gamme de Volkswagen. La compagnie parle d'une voiture sans prétention (faible d'ego), mais je trouve quand même qu'elle a un certain attrait visuel. C'est un spécimen bien proportionné qui s'inspire largement des traits de la grande Phaeton, une voiture sous-appréciée. Tout comme cette dernière, la Passat est assez volumineuse, chevauchant presque la limite entre les segments intermédiaire et grand format. Les dimensions accrues se traduisent par un dégagement très généreux au niveau des jambes et des épaules. À cela s'ajoute un coffre gigantesque pouvant s'agrandir encore plus grâce à une banquette arrière à dossier rabattable 60/40.

Puissance Passat
Au Canada, deux moteurs sont offerts: un moteur turbocompressé à quatre cylindres de 2,0 litres développant 200 chevaux ainsi qu'un V6 de 3,6 litres générant 280 chevaux. Les deux peuvent être jumelés à une boîte manuelle à six rapports ou à une automatique Tiptronic à six rapports. Le système de traction intégrale 4Motion de Volkswagen est disponible en option avec le V6.

Mon modèle d'essai était alimenté par le plus petit des deux moteurs, mais cela ne l'a pas empêché de démontrer beaucoup de caractère. Les 200 chevaux sont appuyés par 207 lb-pi de couple -- une combinaison étonnamment solide. La puissance au décollage augmente très rapidement, le délai du turbo demeurant très court pour ne pas compromettre l'excellente accélération de la Passat. La performance se maintient même quand on atteint une vitesse de croisière. Le moteur hautement raffiné permet à la Passat de dépasser les automobilistes plus lents avec une fougue impressionnante lorsqu'on écrase la pédale d'accélérateur.

Que ce soit sur les rues du centre-ville ou les autoroutes rapides, la grande latitude fournie par les six rapports disponibles nous permet de faire tourner régulièrement le moteur turbo dans une plage de régime optimale, pas si loin de la zone critique (redline), et ce, sans qu'il ait l'air fatigué. Les changements de rapport sont fluides et s'effectuent aux moments opportuns, ce qui nous fait apprécier au plus haut point la motorisation. Pourtant, les mélanges «moteur à quatre cylindres et transmission automatique» ont l'habitude de me décevoir. Notons ici que l'accélération de 0 à 100 km/h est chronométrée par Volkswagen à 7,4 secondes.

La puissance générée est plus que suffisante.