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Fiat 500 Lounge 2012 : essai routier

Fiat 500 Lounge 2012 : essai routier

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Beaucoup d’encre a coulé au sujet du retour de Fiat sur les marchés américain et canadien et le constructeur n’aurait sans doute pas pu choisir un meilleur modèle pour son comeback. Non pas parce que Fiat va vendre des tonnes d’exemplaires de sa 500 sous-compacte – ce segment-là n’a pas encore frappé l’imagination populaire – mais bien parce qu’elle se démarque et laisse une forte impression.

En effet, la Fiat 500 2012 se veut autant un acte de branding qu’une voiture en bonne et due forme. On achète non seulement un moyen de transport, mais une expression de notre personnalité et de nos goûts.

Pour les filles, ça passe, mais pour les gars... L’achat de toute Fiat 500 qui n’a pas reçu le traitement Abarth et les scorpions chromés reste un pensez-y-bien. Les éditions spéciales, comme la 500 par Gucci, devraient finir par vous convaincre, messieurs.

Quand on dit minuscule…
On ne s’en étonnera pas, la Fiat 500 n’est pas une voiture familiale. Les passagers avant jouissent d’assez d’espace, mais ceux à l’arrière feront la baboune, même les enfants. Le coffre de 269 litres suffit pour les sacs d’épicerie, mais si vous voulez y farcir une valise, il faudra rabattre les sièges arrière divisés.

À bien y penser, je ne me sens pas trop à l’aise à l’avant non plus. Le coussin ne s’abaisse pas suffisamment et ma tête frôle le rebord de la fenêtre; je m’y habitue, mais ça m’irrite quand même. Le pilier B crée un important angle mort à gauche, si bien que le conducteur doit exploiter l'extrémité de son rétroviseur avant de changer de voie. Les appuie-têtes ronds, eux, sont plus chics que confortables.

Les plastiques intérieurs correspondent exactement à nos attentes pour une voiture qui coûte seulement 15 995 $. Les garnitures du tableau de bord, de couleur assortie, égaient l’habitacle déjà joyeux et les commandes sont simples, à part celles de la radio.

Je préférerais en effet des molettes pour régler le son et le poste, au lieu de boutons, car elles se manipulent plus facilement quand on conduit. Une prise USB nous permet de brancher notre baladeur préféré et on peut parcourir les dossiers sur l’écran de l’ordinateur de route situé au centre de l’indicateur de vitesse. Le processus est un peu embêtant; chaque fois que je démarrais la voiture, la radio n’avait pas mémorisé la chanson qui jouait précédemment et retournait au premier truc dans la liste. Exaspérant, dites-vous?
 
À modeste puissance, modeste consommation 
Le moteur de 1,4 litre de la Fiat 500 produit 101 ch et 98 pi-lb de couple, un rendement adéquat pour le trajet quotidien, mais comme certaines sous-compactes rivales, intégrer une autoroute achalandée représente un petit défi.

Munie de la boîte automatique à six rapports optionnelle, la 500 accélère de 0 à 100 km/h en 11,2 secondes et à 123 km/h elle franchit le quart de mille en 17,8 secondes. Le mode Sport, activé à l’aide d’un bouton au-dessus des commandes du climatiseur, accélère le changement de rapports et maintient les vitesses plus longtemps à l’approche de la ligne rouge. Fiat nous assure qu’il « augmente le plaisir de conduite ». On dirait une exagération, mais j’imagine qu’elle a raison.

Grâce à ses dimensions lilliputiennes, la 500 se manie super facilement en ville et dans les stationnements, mais sur la route elle n’a pas la fougue d’une MINI Cooper ni même celle d’une Honda Fit, vu le rapport de réduction lent de sa direction. Par contre, ses freins sont super efficaces.

En matière de consommation, la Fiat 500 automatique se targue d’une cote de 7,4 L/100 km en ville et de 5,7 L sur la route. Pas mal, mais la vaste majorité des sous-compactes fait mieux. Nous avons enregistré une moyenne de 7,9 L/100 km. Pour de meilleurs résultats, il faudrait opter pour la manuelle à cinq rapports.

Absolument unique
Gars ou fille, personne ne peut dire que la Fiat ne se démarque pas de la foule. Sa p’tite bette enjouée est tout simplement à croquer.

La 500 se décline en versions Pop, Sport et Lounge, la dernière étant la plus dispendieuse. Elle hérite de jantes en alliage de 15 pouces, d’un toit vitré fixe, d’antibrouillards, de sièges en cuir, d’un climatiseur, de l’interface Bluetooth, d’un ordinateur de route, d’une chaîne sonore Bose et de commandes au volant. Les gars qui ne peuvent se payer une 500 Abarth se rabattront sans doute sur la version Sport, avec son aileron, sa suspension ferme, ses jantes en alliage de 16 pouces et ses sièges en tissu.

On peut mettre la main sur la Pop de base pour 15 995 $, alors que la Lounge, que nous avons essayée, avec sa boîte automatique à six rapports et ses sièges avant chauffants, exige 21 000 $, taxes et frais de préparation en sus. Ce n’est pas la sous-compacte la plus abordable, mais sachez que tout comme la MINI et la smart, vous achetez une marque, un symbole de votre individualité.

Voiture chic ou char de fille? Peu importe, s’il ne s’agit pas de la Fiat 500 Abarth turbo de 160 ch, personne ne la qualifiera de masculine.