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Honda Ridgeline DX 2009 : essai routier

Honda Ridgeline DX 2009 : essai routier

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Quand Honda a dévoilé la Ridgeline au Salon de Détroit en 2004, la majorité croyait que le constructeur avait un peu perdu la boule. La Ridgeline reposait sur une architecture de voiture sans cadre évident et ne pouvait pas transporter une planche de contreplaqué dans sa caisse. Pire encore, elle avait l’habitacle d’une voiture.

La Ridgeline est différente, non conventionnelle et vaut un essai routier.

Cinq ans plus tard, en 2009, nous savons que la Ridgeline fait appel à une idée révolutionnaire en matière de construction. Il s’agit du premier véhicule alliant un cadre tubulaire fermé et une construction monocoque. On doit le considérer comme un cadre complet muni de traverses de cadre et dont les ouvertures sont remplies de tôle (Honda utilise désormais ce type de construction pour d’autres véhicules). Les plus gros avantages de cette architecture sont la rigidité et la légèreté par rapport aux cadres de camionnettes ordinaires.

Une plus grande rigidité améliore la stabilité de la plateforme, où l’on fixe les composantes de la suspension. Ainsi, on peut mieux calibrer ces composantes afin d’offrir l’expérience de conduite et la maîtrise que les ingénieurs recherchaient. Pour vous et moi, cela signifie que la camionnette offre une meilleure tenue de route que nous n’aurions jamais imaginée.

Une autre innovation concerne la caisse. À 1,5 mètre, elle était plus courte que la plupart des autres. Vu que la Ridgeline était destinée aux consommateurs actifs, Honda ne la considérait pas comme un désavantage. En fait, Honda en fait la promotion en soutenant que la caisse est idéale pour transporter motos, VTT et motoneiges.

Le constructeur y a également intégré un coffre verrouillable. Ce n’est pas inhabituel en soi, sauf qu’il se trouve sous la caisse : à moins de chercher la serrure à l’arrière lorsqu’on ouvre le hayon à double action, on ne saurait jamais qu’il est là. Une partie de cet espace de rangement est occupé par le pneu de secours, mais il reste assez de place pour un sac de hockey, des outils ou tout ce que l’on voudrait garder sous clé, mais pas dans la camionnette.

Pour sa taille, la Ridgeline se débrouille bien en matière de remorquage et d’espace de chargement. Sa capacité de remorquage s’élève à 2 268 kg. L’essai auquel j’ai participé nous voyait naviguer un parcours accentuant le louvoiement de la remorque à vitesse de croisière et la stabilité au freinage. La Ridgeline s’en est très bien sortie, dépassant véritablement mes attentes.

En prime, nous avons soumis au même parcours une Ridgeline chargée à pleine capacité. On nous a dit que la caisse transportait 600 kg grosso modo; avec un conducteur plus pesant que la moyenne, on porte ainsi la capacité de charge à 700 kg. Une fois de plus, la Ridgeline a facilement relevé le défi.

Pour sa taille, la Ridgeline se débrouille bien en matière de remorquage et d’espace de chargement.