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Essai à long terme de l’Infiniti QX50 2020, partie 2 : un habitacle signé « aime-moi »

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Auto123 fait l’essai à long-terme de l’Infiniti QX50 2020. Aujourd’hui, le deuxième volet.

À voir aussi: Essai à long-terme de l’Infiniti QX50 2020, partie 1 : Le mystère de la consommation

À voir aussi : Essai à long terme de l’Infiniti QX50 2020, partie 3 : c’est lui qui mène !

À voir aussi : Essai à long terme de l’Infiniti QX50 2020, partie 4 : séduction et réputation

À voir aussi : Essai à long terme de l’Infiniti QX50 2020, partie 5 : En conclusion, oui, mais avec douceur !

Ma première étape au volant de l’Infiniti QX50 s’est conclue entre chien et loup à Notre-Dame-du-Portage, transformée en ville-fantôme par une pluie froide d’octobre mais surtout gracieuseté de la deuxième vague de la pandémie qui commençait à faire rougir de plus en plus de régions du Québec.

Une situation qui, deux jours plus tôt, avait forcé les proprios de L’Auberge sur mer à barricader leur salle à manger. Heureusement, ma chambre comportait une cuisinette. C’est donc les yeux rougis que je me suis retrouvé au IGA de Rivière-du-Loup pour ensuite me régaler devant un téléviseur aussi fatigué que le conducteur.

Montrer patte blanche
Au réveil, mon fidèle destrier m’attendait sans renâcler. J’admirai pour la énième fois son pelage rouge étincelant, peu importe la météo, une vertu payée 1200$, la seule option ajoutée à son pedigree, une « peinture triple couche transparente ». À chacun de nous de décider si ça vaut le coût mais je confirme que nos rétines ne se lassent jamais du résultat.

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Infiniti QX50 2020, arrière
Photo : D.Boshouwers
Infiniti QX50 2020, arrière

Il ne pleuvait plus, alléluia, d’autant plus que je voulais franchir 848 km d’une traite. Je comptais arriver à mon AirBnb en Nouvelle-Écosse avant la brunante. Dès 7h30, le QX50 et moi roulions donc sur la Transcanadienne.

Moins de 20 km après Dégelis s’est profilée la frontière entre le Québec et le Nouveau-Brunswick. Avant la COVID-19, les résidents des deux provinces se visitaient à la bonne franquette. Aujourd’hui, il est plus facile d’entrer dans le salon de Céline Dion !

Puisqu’il s’agit ici de vous parler du QX50 et non des mesures frontalières, je vous résume ça vite fait en vous disant que, bien que j’eusse sur moi le document octroyé en ligne par le gouvernement de Blaine Higgs qui m’autorisait à pénétrer au N-B à condition d’en sortir le même jour, le premier officier masqué de la GRC qui m’a interpellé a plutôt eu fortement envie de me retourner chez moi sans autre forme de procès. Mais l’intervention de ses supérieurs durant un deuxième interrogatoire m’a finalement valu la permission de continuer mon périple. À la condition de « juste passer », comme le chante Charlebois.

Vous savez comment les designers du QX50 qualifient sa silhouette ? Ils l’ont baptisée « Powerful Elegance ». En fait, j’aime croire que la mine aristocratique du véhicule que je pilotais au milieu des cônes de la zone démilitarisée a aidé ma cause. Et d’ailleurs, une automobile qui exhibe un rouge aussi pétant de santé ne peut pas transporter un passager fiévreux, c’est impossible!

À la frontière du Nouveau-Brunswick
Photo : M.Crépault
À la frontière du Nouveau-Brunswick

Pour tromper l’ennui
Les huit heures de route devant moi allaient me permettre d’apprivoiser l’habitacle du QX50. À commencer par ses sièges. Nissan a depuis longtemps compris leur importance. Au point de déposer un copyright sur l’appellation « Zéro gravité » pour décrire des sièges que des chercheurs de l’université de Tokyo ont conçu en s’inspirant du phénomène d’apesanteur expérimenté par les astronautes dans l’espace.

Si Nissan s’est donné cette peine, elle qui s’adresse au grand public, vous pensez bien que Infiniti, sa sœur obsédée par le luxe, n’a pas lésiné par rapport aux trônes du QX50.

De fait, il faut faire exprès pour ne pas trouver une position confortable. L’angle et la profondeur de la colonne de direction se règlent électriquement. Pas moins de dix réglages assistés, dont deux pour la région lombaire – l’endroit du corps où le plus grand nombre d’homo sapiens se plaignent de douleurs chroniques – permettent au conducteur et à son invité installé à l’avant de jongler avec la disposition des coussins et leur fermeté pour épouser au mieux leur corpulence respective. Ajoutez à ces ajustements la forme naturelle, voire orthopédique de la cuvette des fauteuils et, pour résumer, nous voilà bien assis.

Infiniti QX50 2020, volant. console central
Photo : M.Crépault
Infiniti QX50 2020, volant. console central
Infiniti QX50 2020, sièges
Photo : D.Boshouwers
Infiniti QX50 2020, sièges

Le volant gainé sensuellement est un délice pour les paumes, tandis que l’affichage tête haute est resté lisible malgré mes lunettes de soleil polarisées, ce qui est loin de toujours être le cas avec ce genre de système.

Le toit ouvrant panoramique participe à l’impression d’espace, ce qui compense la propension notoire d’Infiniti à favoriser le dégoulinement d’instruments dans ses cabines.

Infiniti QX50 2020, toit panoramique
Photo : D.Boshouwers
Infiniti QX50 2020, toit panoramique

Au royaume du chic
Ça fait longtemps que j’associe cette marque à un laboratoire roulant. Quand Nissan innove, ce sont d’abord les clients d’Infiniti qui en profitent. Et le constructeur tient à ce qu’ils le sachent.

Alors les surfaces ennuyantes sont bannies. Les nombreux galbes attirent le regard. « Oh, m’as-tu vu ici ? » « Et là ? » L’aspect tactile de ce festival sensoriel est délégué à un cuir dit « semi-aniline ». L’aniline est un produit chimique qui permet de teinter les peaux à grande échelle. Mais comme on le dit aussi toxique, vaut mieux préciser qu’on l’utilise à petites doses (semi), notre santé et l’environnement nous en remercieront à long terme.  Au-dessus de notre tête, un pavillon en suédine répond du tac au tac à l’élégance du cuir, en plus de se répandre sur la console centrale et les portières.

Quant aux instruments, ils se déploient sans gêne. Prenez l’affichage de l’infodivertissement du système InTouch. Infiniti pense que deux écrans au centre valent mieux qu’un seul. Ça se discute. Personnellement, j’ai bien aimé que l’écran supérieur se concentre sur la navigation pendant que celui du bas guidait mes choix musicaux et de climatisation. Mais je comprends les gens qui trouvent que ce dédoublement complique leur existence.

Qu’on fréquente la radio, Apple, Google ou SiriusXM, leurs décibels ont confié à une chaine audio Bose comptant 16 haut-parleurs avec le mandat de charmer notre ouïe. Mission accomplie ? C’est de la bonne sono mais pas la meilleure.

À l'entrée de la Nouvelle-Écosse
Photo : M.Crépault
À l'entrée de la Nouvelle-Écosse

Repos mérité
Dès mon arrivée en Nouvelle-Écosse, je me suis plié au règlement qui exige que tout visiteur de l’extérieur de la « bulle Atlantique » se place en quarantaine pour 14 jours.

Je venais de quitter une zone rouge dans une Infiniti rouge pour habiter une maison encerclée d’arbres aux feuilles rouges en face d’une baie où mouillait, bien sûr, un bateau rouge, et, cerise rouge sur le sundae, dans une province qui n’accusait que quatre cas de COVID-19 !

Rassuré, sécurisé, pendant que le QX50 reposerait ses chevaux au cours des deux prochaines semaines, j’en profiterais peut-être pour apprendre par cœur son manuel du propriétaire…

L'Infiniti QX50 2020, à destination
Photo : M.Crépault
L'Infiniti QX50 2020, à destination
À la tombée de la nuit
Photo : M.Crépault
À la tombée de la nuit