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Jeep Grand Cherokee SRT 2016 : essai routier

Jeep Grand Cherokee SRT 2016 : essai routier

Un beau prélude à ce qui s’en vient Par ,

La réduction de la cylindrée d’un moteur, ce n’est pas une recette qu’affectionnent particulièrement les ingénieurs de la division SRT. Les bolides concoctés par les sorciers de l’aile de performance sont actuellement tous propulsés par un moteur V8 de 6,4 ou 6,2-litres dans le cas de l’édition Hellcat et ceci ne risque pas de s’estomper à court terme, les plans d’un modèle Trackhawk étant déjà établis pour ce VUS haute performance. 

Ce que vous voyez actuellement, un Jeep Grand Cherokee SRT 2016, n’est donc qu’un prélude de ce qui s’en vient en 2017. Même si le meilleur – ou le pire selon vos critères d’évaluation – reste à venir, la version 2016 du VUS américain le plus puissant n’a pas beaucoup de points en commun avec tous ces véhicules utilitaires modernes.

Ça se voit
Par rapport à son équivalent raisonnable – celui qui n’a pas l’écusson spécial –, le Grand Cherokee SRT s’habille en tenue sport, question de ne pas confondre les autres automobilistes. À l’avant par exemple, le bouclier se veut plus méchant avec cette grille de calandre qui intègre mieux les phares exclusifs à cette livrée. Le parechoc est lui aussi plus racé grâce à ses feux de position aux diodes électroluminescentes et cette ouverture élargie qui laisse entrer l’air frais dans ce compartiment moteur. Le capot, quant à lui, a 2 trappes de ventilation qui s’occupent d’extraire l’air chaud. 

Comme c’est la coutume, les sabots de ce modèle de performance sont plus imposants et diffèrent de ceux installés sur les autres modèles. Et derrière ces jantes de 20 pouces de diamètre et de 10 pouces de largeur (!) se cachent des freins à disques provenant du catalogue du fournisseur Brembo. Finalement, la portion arrière demeure relativement sobre, bien que ces 2 pots d’échappement ovoïdes confirment qu’il s’agit bel et bien d’un modèle un peu plus vitaminé que les autres.

Ça s’entend
Justement, ces 2 tuyaux ne se gênent pas pour faire entendre la mécanique V8 HEMI qui se retrouve entre les roues avant. Au démarrage à froid, le gros 8-cylindres à aspiration normale gronde amplement, une sonorité rauque qui disparaît une fois le bloc réchauffé. Rassurez-vous, les ingénieurs SRT ont conservé le côté bestial du moteur HEMI. Ce bloc de 6,4-litres, avec une puissance de 475 chevaux obtenue à haut régime (6000 tr/min) et un couple tout aussi gargantuesque de 470 lb-pi (à 4200 tr/min), n’a rien à envier aux autres VUS à moteur V8 du moment. 

Malheureusement pour les gens de la division sportive de FCA, les véhicules traditionnellement opposés au Grand Cherokee SRT ont, depuis quelques années, surpassé le modèle assemblé à Détroit, au Michigan. C’est d’ailleurs ce qui explique la venue de ce Grand Cherokee surpuissant à venir. Le V8 suralimenté déjà boulonné dans la Challenger Hellcat devrait normalement redéfinir la norme dans cette catégorie un peu folle! Oui, la guerre à la puissance sera relancée d’ici quelques mois.

Le constructeur fait confiance à une boîte automatique à 8 rapports dans le SRT, celle-ci permettant bien évidemment le changement manuel des rapports à l’aide du levier de vitesse ou de ces palettes miniatures logées derrière le volant sport. Et puisqu’il s’agit d’un VUS, la traction intégrale s’avère un atout non négligeable, surtout en hiver alors que l’adhérence diminue considérablement.

Ça tient (la route)
Au fil des années, les différents joueurs de l’industrie ont trouvé le moyen de bonifier la tenue de route des véhicules utilitaires. Les plus vieux d’entre nous se rappellent les premières années de ces VUS. Il était bien plus facile à cette époque de faire retourner un VUS sur son toit. La plupart de ces nouveaux « camions » adoptent des plateformes de berlines de nos jours pour des raisons évidentes. Le Jeep Grand Cherokee SRT, quant à lui, est destiné à un usage majoritairement sur route, vous en conviendrez.

La largeur de ses pneumatiques de performance ne constitue pas un avantage en conduite hors route. Toutefois, sur le bitume, le Grand Cherokee SRT est l’un des plus compétents de l’industrie. La direction est certes un brin lourde pour les manœuvres urbaines, mais une fois que la route s’ouvre devant le conducteur, ce détail constitue un avantage pour maintenir une stabilité à haute vitesse. La suspension adaptative élaborée en collaboration avec Bilstein est elle aussi plus ferme, tandis que le freinage s’avère plus puissant grâce à la quincaillerie italienne. C’est bien beau toute cette puissance, mais il faut être capable de freiner et d’aborder un virage à l’occasion!

Sans surprise, la consommation de carburant de ce « muscle truck » est assurément son pire défaut en conduite urbaine. Les nombreux arrêts font osciller la moyenne au-delà des 20 L/100 km. Heureusement, avec un peu de retenue, il est possible de faire passablement descendre cette statistique sous la barre des 16 L/100 km… sur l’autoroute bien entendu! Mais avec une telle cavalerie et une sonorité des plus enivrantes, il est difficile de résister à la tentation d’appuyer sur la pédale d’accélérateur. 

D’ailleurs, il est possible d’ajuster les paramètres du bolide à l’aide de cette molette placée derrière le levier de vitesse. Inutile de vous dire que le mode Track est un peu trop brutal pour une utilisation au quotidien, les changements de rapports étant plus agressifs. Avec le bouton SRT, il est possible d’ajuster plusieurs fonctions du véhicule, tandis que le mode Launch est tout indiqué pour les visites à la piste d’accélération.

Ça se paye aussi!
Combien vaut une telle folie typiquement américaine? Le Grand Cherokee SRT débute à un montant de 71 695 $. Avec un peu de recul toutefois, ce prix astronomique représente une aubaine à côté des VUS de performance allemands que sont les BMW X5 M, Mercedes-AMG GLE 63 et Porsche Cayenne Turbo (pour ne nommer que ceux-là) qui commandent tous une somme supérieure à 100 000 $. Bon d’accord, le Jeep accuse un retard de 100 chevaux face à ceux-ci, mais il faut l’avouer, 470 purs-sangs, c’est amplement de puissance pour perdre son permis à quelques reprises. La qualité d’exécution dans l’habitacle est loin d’être mauvaise, tandis que le confort est au rendez-vous, idem pour l’espace de chargement. 

Et puis, il y a encore cette idée d’implanter le V8 de 707 chevaux sous le capot du Grand Cherokee qui plane au-dessus de nos têtes. On a bien hâte de constater le résultat final en ce qui a trait à celui-là, mais en attendant, le modèle SRT représente plutôt bien la marque Jeep dans ce créneau spécial. 

 

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Photos :V.Aube
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