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Lexus GS F 2016 : essai routier

Lexus GS F 2016 : essai routier

Un missile pointé dans la mauvaise direction Par ,

Ça doit être drôlement frustrant de construire une excellente voiture et de la voir aussitôt se faire éclipser par plusieurs concurrentes encore meilleures affichées à un prix comparable. La Lexus GS F 2016 se veut un bon exemple : malgré ses nombreuses qualités, elle ne se trouve pas à la portée des acheteurs qui magasinent pour le même genre de berlines haute performance.

Comprenez-moi bien : la GS F procure beaucoup de plaisir au volant et pas seulement quand on enfonce l’accélérateur de son gros V8 jusqu’au plancher. Tant au quotidien que lors d’une escapade à New York, cette douce fusée sur roues rend la vie incroyablement agréable et confortable comme très peu de ses luxueuses rivales savent le faire. D’ailleurs, c’est l’une des rares voitures que j’ai essayées cette année qui m’a fait hésiter à remettre les clés.

J’aimerais vraiment en posséder une… mais pas au prix ridicule qui est écrit sur l’étiquette.

Préparez-vous à voler une banque
Je vous le dis tout de suite, la Lexus GS F 2016 coûte 97 440 $. C’est un montant faramineux qui lui garantit pratiquement des ventes canadiennes dans les 3 chiffres seulement. En soi, le prix n’est pas réellement un problème quand on considère la puissance et la performance que livre la GS F, mais lorsqu’on la compare avec d’autres, elle devient pas mal moins intéressante.

Sous le capot se cache le même V8 de 5,0 litres que dans le coupé sport RC F. Ses 467 chevaux et 369 livres-pied de couple prennent le chemin des roues arrière via une boîte automatique fluide qui compte 8 rapports. En ligne droite, on peut atteindre 100 km/h en à peine plus de 4 secondes et demie, tandis que dans les courbes, le différentiel arrière à répartition active du couple et les divers modes de conduite disponibles nous aident à ne faire qu’une bouchée de la chaussée.

Malheureusement pour Lexus, il suffit qu’on traverse la rue et qu’on entre dans une salle d’exposition de Cadillac pour vite réaliser qu’une CTS-V demande environ 3 000 $ de moins. Cette berline américaine est sensiblement de la même taille, mais génère presque 200 chevaux de plus. Elle offre aussi une suspension adaptative avec contrôle magnétique de l’amortissement et une expérience de conduite dure à battre.

La Lexus GS F 2016 se trouve donc dans une position peu avantageuse. C’est encore pire quand on ajoute à la comparaison des bolides comme la BMW M5 et la Mercedes-Benz E 63 AMG S, qui justifient leurs mensualités plus salées par des gains de performance similaires à Cadillac. Le marché des super berlines sport est tellement rendu démesuré par rapport aux modèles de base dont elles dérivent que les 467 chevaux de la GS F ont l’air d’une faute de frappe.
 
La Lexus la plus amusante qui soit
Voilà qui est bien dommage, car la Lexus GS F 2016 a beaucoup de beaux attributs et elle nous les présente d’une manière différente des autres dans la catégorie. Par exemple, son V8 atmosphérique produit une symphonie mécanique qu’un compresseur ou un turbo peut difficilement recréer (quoique je déplore la présence d’un système d’amplification du son du moteur dans l’habitacle). Ensuite, il y a l’assemblage et la finition de très grande qualité qui caractérisent les habitacles de Lexus, le tout agrémenté de sièges sport en cuir bien enveloppants et rehaussé par une conduite stable et silencieuse, même s’il faut avouer que le régulateur de vitesse adaptatif se montre trop prudent.

L’espèce de souris qui contrôle le système d’infodivertissement de Lexus est-elle de loin la plus agaçante à manipuler dans la catégorie? Sans aucun doute. Toutefois, l’éclatante carrosserie orange de mon modèle d’essai me l’a presque fait oublier. De plus, je dois dire que la calandre en forme de sablier n’a jamais aussi bien paru que sur cette voiture. J’adore également sa silhouette élancée qui se termine par un aileron en fibre de carbone sur le coffre, ses parechocs avant et arrière au look plus agressif de même que ses étriers de freins orange à 6 pistons qui mordent des disques de 15 pouces.

Un réajustement s’impose
Y a-t-il espoir que la Lexus GS F attire plus d’acheteurs? J’aimerais croire que sa position au sein de la gamme n’est que le résultat d’une grossière erreur de prix qui sera bientôt corrigée, un peu comme Chrysler l’a fait avec sa Dodge Viper de nouvelle génération et plus récemment Nissan avec sa 370Z.

Quand on porte un regard critique, il apparaît clair que la GS F se frotterait mieux à des modèles tels que la BMW 550i xDrive et la Mercedes-Benz E 550 4MATIC, dont la puissance et l’équipement sont comparables, mais le prix se trouve une bonne coche en dessous. Il y a lieu de réajuster le tir de la GS F encore plus quand on pense que la GS ordinaire de 311 chevaux se vend à seulement 60 000 $. 

Bref, le fait que la Lexus GS F ait du mal à s’imposer n’est pas réellement de sa faute, selon moi. Elle ne vise tout simplement pas la bonne clientèle.

 

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Photos :B.Hunting
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