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Mitsubishi Outlander ES AWC 2016 : essai routier

Mitsubishi Outlander ES AWC 2016 : essai routier

Vous l’apprécierez pour ce qu’il est Par ,

J’étais très satisfait de ma cafetière Breville, alors quand est venu le temps de la remplacer, je me suis dit : pourquoi acheter une autre marque?

Ma copine, dans toute sa sagesse habituelle, a insisté pour que nous nous tournions vers Cuisinart. En prenant un café chez une amie, elles en sont venues à la conclusion que c’était un meilleur choix. Même si ce modèle coûtait un peu plus cher, nous l’avons finalement acheté et jamais nous n’avons été aussi satisfaits d’une cafetière. D’ailleurs, je bois du café à la maison comme jamais je n’en ai bu auparavant.

Voilà le meilleur préambule que j’ai trouvé pour vous parler du Mitsubishi Outlander 2016. C’est un bon multisegment qui devrait répondre à l’ensemble de vos besoins, même ceux dont vous ignoriez l’existence. Le hic, c’est qu’il y a d’autres options plus intéressantes sur le marché.

J’ai essayé chacune des générations de l’Outlander depuis son lancement en Amérique du Nord. J’ai fait un voyage à Toronto avec un modèle 2003 de la 1re génération, j’ai conduit des exemplaires 2007 et 2008 de la 2e (après un essai de 3 mois, j’ai même failli l’acheter) et j’ai récemment eu l’occasion de passer du temps au volant de l’Outlander de 3e génération. Encore une fois, je dois dire que j’aime le multisegment compact de Mitsubishi, sérieusement, mais je trouve qu’il manque toujours quelque chose.

En essayant coup sur coup cet Outlander et le nouveau Hyundai Tucson 2016 (avez-vous vu la photo sur mon compte Instagram?), je me suis posé certaines questions, comme ce fut le cas avec ma cafetière.

Bon, avant d’aller plus loin, il faut avouer que le Mitsubishi Outlander 2016 est extrêmement photogénique. Incarnant le nouveau concept de design de « Bouclier dynamique » de la marque japonaise, il se démarque tant à l’avant que sur les côtés, où la ligne de relief entre les poignées de portes et les vitres me rappelle la mode taille basse que suivent les jeunes d’aujourd’hui (maudit que je suis rendu vieux!).

L’ensemble Tourisme proposé avec la version ES AWC comprend notamment de jolies roues en alliage de 18 pouces, des feux antibrouillard et des longerons de toit au fini argent. L’ensemble Premium ajoute quant à lui des sièges en cuir avec réglages électriques pour le conducteur, un climatiseur bizone, des rétroviseurs latéraux rabattables à commande électrique et plus encore. Ainsi équipé, mon modèle d’essai s’élevait à 31 998 $, soit en plein milieu de la fourchette de prix de l’Outlander 2016. Par contre, il ne possédait pas des phares automatiques, un hayon assisté, un système de navigation ou encore un volant et des sièges arrière chauffants comme quelques-uns de ses proches rivaux (moyennant un supplément d’à peine 1 000 $ environ). Les gens de Mitsubishi Canada doivent se réveiller…

L’habitacle du Mitsubishi Outlander 2016 est aéré et au goût du jour. La finition est belle et l’ergonomie, sans reproche. En fait, tout le décor va droit au but. Les sièges avant s’avèrent plutôt confortables, tandis que la banquette arrière offre beaucoup d’espace et un dossier inclinable. Le coffre, lui, peut engloutir une généreuse quantité de bagages.

Côté technologie, l’Outlander présente un écran d’affichage multifonction (ordinateur de bord, température extérieure, mode de conduite, etc.), une connectivité Bluetooth et la radio satellite.

Au plan mécanique, ce véhicule fait ce qu’il a à faire tout comme ma cafetière Breville savait faire du café. Son moteur à 4 cylindres de 2,4 litres développe 166 chevaux et 162 livres-pied de couple via une boîte de vitesses à variation continue qui, à l’instar de bien des autres, est programmée pour livrer des décollages rapides.

Elle n’élève pas le régime du moteur au point de nous faire saigner les oreilles, mais le garde autant que possible dans sa plage de puissance optimale et accepte de jouer quand on en a envie. Les accélérations, à défaut d’être excitantes, sont soutenues. En prime, le niveau de bruit demeure raisonnablement faible. Quant à la consommation d’essence, mon exemplaire à transmission intégrale a enregistré une moyenne intéressante de 10 L/100 km.

Le Mitsubishi Outlander 2016 se comporte plutôt bien sur la route. En vérité, sa suspension entièrement indépendante n’est pas assez souple pour être vraiment confortable ni assez ferme pour coller à la chaussée comme un aimant. Plus sportif, le nouveau Tucson offre une meilleure maniabilité sans que son roulement soit plus dur. La direction à assistance électrique variable de l’Outlander, malheureusement, ne tisse à peu près aucun lien entre le conducteur et les roues avant, ce qui empêche de rendre la conduite stimulante. Autrement dit, l’Outlander fait du café et c’est tout.

La plus grande force de ce multisegment compact japonais, c’est de faire une très bonne première impression et de livrer assez bien la marchandise. Vous l’apprécierez pour ce qu’il est… à condition de ne pas regarder ailleurs. Sinon, vous vous rendrez vite compte que le Honda CR-V, le Hyundai Tucson et le Mazda CX-5 (pour ne nommer que ceux-là) ont tous quelque chose de plus satisfaisant que l’Outlander, mais pas l’inverse.

 

Photos :M.St-Pierre
2016 Mitsubishi Outlander ES AWD pictures