Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Porsche Panamera 4S 2017 : premières impressions

Porsche Panamera 4S 2017 : premières impressions

La reine de l’autobahn et plus encore Par ,

Mon partenaire d’essai et moi nous trouvions quelque part dans le sud de l’Allemagne en train de filer en douceur à bord de la toute nouvelle Porsche Panamera 2017. Si vous enlevez l’Allemagne de cette phrase, ça sonne plutôt ordinaire, vous ne trouvez pas?

Or, à un moment donné, j’ai jeté un coup d’œil à l’indicateur de vitesse et constaté que nous roulions à plus de 180 km/h. C’est correct, car nous étions dans une zone déréglementée de l’autoroute (avec des panneaux blancs sur lesquels la limite de vitesse a été biffée) et pas mal tout le monde faisait la même chose. J’ai même vu une vieille Volkswagen Golf largement modifiée et une Audi A6 Avant remplie de meubles nous dépasser et rejoindre l’horizon en un rien de temps. 

Compte tenu du trafic, ce que nous faisions n’était pas si dangereux. En plus, la Panamera est vraiment dans son élément ici. Mais comme nous l’avons découvert plus tard, cette grande berline redessinée ne se limite pas aux folles escapades sur l’autobahn…

La nouvelle Panamera sous la loupe
On ne le devine pas juste en la regardant, mais la Porsche Panamera 2017 est complètement nouvelle d’un bout à l’autre. Rien de la génération sortante n’a été conservé. Sa carrosserie et une partie de son châssis se composent d’aluminium, question d’augmenter sa rigidité globale. 

En l’étudiant de plus près, on remarque une ligne de toit plus inclinée (qui n’affecte pas l’espace pour la tête grâce à des assises arrière plus basses qu’avant), un derrière plus fuselé et une posture plus basse dans l’ensemble. Le toit en question et le nouveau postérieur de la Panamera (incluant les feux arrière amincis) la font ressembler davantage à une 911 qu’à un beluga. On ne se le cachera pas, l’ancien modèle était plus ou moins beau, mais Porsche vient de remédier à la situation avec brio.

Allongée de 34 millimètres et élargie de 6 millimètres, la nouvelle Porsche Panamera 2017 s’avère plus spacieuse que la précédente. De plus, son bloc central inondé de boutons a été remplacé par une interface tactile beaucoup plus conviviale avec seulement quelques boutons importants pour en faciliter l’utilisation. Après tout, quand on déferle à 200 km/h sur l’autobahn et qu’un point à l’horizon peut se transformer en camion lourd en 10 secondes à peine, on ne veut pas perdre son temps à trouver le bouton qui permet de régler la température. À propos, les boutons qui restent sont tellement bien conçus et finis que leur manipulation devient une partie de plaisir.

Les commandes tactiles qui contrôlent les assises chauffantes/ventilées, le parebrise chauffant, la suspension et l’antipatinage nous obéissent sans délai et elles sont placées de façon à ne pas qu’on les accroche par accident en voulant attraper le levier de vitesses ou je ne sais quoi.

Le vrai bijou de technologie à bord de la Porsche Panamera 2017, toutefois, c’est son écran tactile de 12,3 pouces qui sert à la navigation, à l’audio et à la communication. Il est d’une clarté fantastique, au point où les cartes du GPS semblent s’afficher en 4K (une fausse impression), et les menus vont généralement droit au but. Mon collègue et moi nous y sommes rapidement habitués et avons même découvert quelques raccourcis nous permettant de gagner du temps. En passant, le système est compatible avec Apple CarPlay si vous recherchez encore plus de familiarité. D’autre part, la puissante et riche chaîne sonore Burmeister à 20 haut-parleurs (optionnelle) transforme la Panamera en salle de concert mobile; il faut vraiment l’entendre pour le croire. 

Notez que les occupants arrière disposent de leur propre écran tactile entre les sièges pour accéder à leurs réglages de température. 

La conduite d’une vraie Porsche
Je vous ai déjà raconté que la Porsche Panamera 2017 n’avait aucune difficulté à suivre le rythme sur l’autobahn, même dans sa version la moins puissante appelée 4S (440 chevaux et 405 livres-pied comparativement à 550 et 568 pour la Turbo). Or, bizarrement, je ne crois pas que nous ayons vraiment exploité tout son potentiel.

Bien sûr, le nouveau V6 biturbo est grandement responsable des prouesses de cette voiture sur l’autoroute, mais n’oublions pas le rôle joué par la nouvelle boîte à double embrayage PDK à 8 rapports (la seule boîte de vitesses au menu). Très bien étagée, elle exécute les changements de rapport avec une telle rapidité et fluidité que très peu de momentum se perd à l’accélération.

Vous aimeriez un peu plus de fougue? Vous pouvez activer l’un des 2 modes sport disponibles ou encore appuyer sur le bouton « Sport Response » au centre de la molette de sélection du mode de conduite, qui déclenche une explosion d’environ 20 secondes. Les sélecteurs manuels au volant réagissent bien eux aussi, mais leur construction en plastique laisse un peu à désirer.

Ce n’est pas le cas du châssis renforcé, cependant, qui a surpassé mes attentes. La manière dont la Porsche Panamera 2017 change de direction nous donne l’impression qu’elle est beaucoup plus petite et qu’elle pèse nettement moins que 1 870 kilos. 

Il faut certes remercier l’électronique de la voiture. On connaissait déjà les amortisseurs adaptatifs PASM, le contrôle dynamique du châssis PDCC et la suspension pneumatique (de série en version Turbo, optionnelle sur la 4S), mais jusqu’à maintenant, ces dispositifs travaillaient tous indépendamment les uns des autres.

La nouveauté pour 2017, c’est le régulateur de châssis intégré en 4D. Comme l’explique Porsche, celui-ci analyse de manière centrale la situation de conduite dans les 3 dimensions (par exemple, les mouvements de roulis, de tangage et de lacet), détermine ensuite les meilleurs modes de conduite et synchronise en temps réel tous les systèmes de châssis, d’où la 4e dimension. Ajoutez à cela des roues arrière directrices (également nouvelles pour 2017) et vous obtenez une grande routière agile qui peut foncer à vive allure sur l’autoroute aussi bien qu’elle attaque les enchaînements de virages d’une artère secondaire ou même d’une piste de course. 

Je vous recommande toutefois les freins en carbone-céramique en option, car la Panamera demeure une voiture corpulente et la tranquillité d’esprit que procurent ces freins plus performants en vaut bien le prix selon moi.

La Panamera améliore sa position
On ne se tanne jamais d’accélérer avec la Porsche Panamera 2017, mais au-delà de sa puissance colossale, c’est son nouveau châssis plus solide et plus dynamique qui impressionne, nous permettant d’en profiter d’une manière quasiment décontractée. Parfois, nous roulions à 160 km/h sans même le réaliser tellement le V6 biturbo déploie la cavalerie sans effort et l’insonorisation neutralise le bruit du vent et de la route. 

J’ai toujours considéré la Panamera comme une sorte d’intruse dans le segment des grandes berlines. En effet, elle n’est pas tout à fait comme ses rivales de Mercedes, d’Audi, de BMW et même de Lexus, qui comptent sur des années d’expérience. Or, la nouvelle génération la positionne à mes yeux comme une authentique concurrente. 

Son prix débute à 114 300 $ en version 4S et à 167 700 $ en version Turbo.

 

Essais routiers et évaluations

Consommateurs
Porsche Panamera 2017
Évaluer ce véhicule
Esthétique
Accessoires
Espace et accès
Confort
Performance
Dynamique de conduite
Sécurité
Appréciation générale
Nom
Courriel
Commentaire
Mot de passe
Mot de passe oublié? Cliquez ici
Annuler
Porsche Panamera 2017
Porsche Panamera 2017
Évaluer ce véhicule
Esthétique
Accessoires
Espace et accès
Confort
Performance
Dynamique de conduite
Sécurité
Appréciation générale
Nom
Courriel
Commentaire
Mot de passe
Mot de passe oublié? Cliquez ici
Annuler
Photos :D.Heyman
Photos de la Porsche Panamera 4S 2017
Photo : Porsche
2017 Porsche Panamera 4S