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Subaru Forester 2.5X Commodité 2011 : essai routier

Subaru Forester 2.5X Commodité 2011 : essai routier

Place à la frustration Par ,

J’aime Subaru, et je n’ai pas peur de le dire. Si vous avez lu mon analyse de la WRX 2011, vous l’avez constaté, à un hic près. Si vous avez déjà conduit ou acheté une Subaru, vous serez d’accord qu’il s’agit de produits spéciaux, voire uniques. C’est ce qui les distingue.

Le Forester s’est développé dans toutes les directions pour se fondre, plus ou moins, dans le décor. (Photo: Matthieu Lambert/Auto123.com)

Vous voyez, Subaru et ses modèles ont une âme, du cœur au ventre, et ils brillent encore aujourd’hui. Par le passé, ils présentaient également des qualités unificatrices qui liaient la gamme entière, tels une suspension souple, un quatre-cylindres à plat, des portières sans cadre et de minces plaques d’acier, et ce, de la Justy jusqu’au Forester. Rien n’a changé.

Oui, le Forester était, à l’époque, en 1997 (en tant que modèle 1998), un des pionniers (avec les Toyota RAV4 et Honda CR-V) de ce qui deviendrait un des segments les plus populeux et connaissant la plus rapide croissance. Le Forester a obtenu du succès dès le début, ses ventes augmentant au cours des années 2000. Le courant s’est renversé en 2005, jusqu’en 2008. En partie pour une bonne et simple raison : le Forester vieillissait, et la concurrence l’a éclipsé. Entretemps, Subaru élaborait une stratégie de refonte intégrale. C’est là que les choses ont pris une mauvaise tournure.

Comme l’Impreza, le Forester est sorti des chaînes de montage en 2008 entièrement repensé, doté d’un nouveau visage nippon générique. J’en étais estomaqué. Dégoûté. Et le suis toujours, d’ailleurs. Qu’est-ce que Subaru avait fait à ses voitures? En un mot, ce qu’il y avait de mieux.

Le Forester s’est développé dans toutes les directions pour se fondre, plus ou moins, dans le décor. On dirait que leur caractère unique des Subaru les a fait connaître, mais elles devaient s’inscrire dans la tendance du jour afin de soutenir les ventes. En effet, le Forester n’a jamais été si populaire.

Comme pour l’Impreza, son faux jumeau qui lui aussi n’a jamais trouvé autant preneur (l’Impreza et le Forester partagent la même plateforme). Apparemment, je suis un de ceux qui ne craquent pas pour le nouveau look de Subaru. Beaucoup d’entre nous semblent se considérer comme réels amateurs de la marque. De toute évidence, Subaru ne compte plus sur nous pour sa survie.

La popularité du Forester n’est pas un secret : il s’agit toujours d’une Subaru. C’est-à-dire un véhicule robuste, solide, confortable, compétent et fiable.

Le Forester est sorti des chaînes de montage en 2008 entièrement repensé, doté d’un nouveau visage nippon générique. (Photo: Matthieu Lambert/Auto123.com)