Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Toyota Avalon 2016 : premières impressions

Toyota Avalon 2016 : premières impressions

Une voiture qu’on achète avec sa tête Par ,

Avant que les VUS aient envahi la planète, les grandes berlines étaient le symbole de réussite par excellence. En avoir une dans son entrée, c’était une façon de dire à tout le voisinage que l’argent et la richesse coulaient par ici. 

De même, avant que le marketing nous ait placés dans une quête obsessive de la sportivité, les suspensions souples et les habitacles aussi douillets qu’un cocon étaient souvent la priorité des acheteurs.

La Toyota Avalon 2016 n’est pas une relique, mais elle nous ramène à une époque où il n’était pas nécessaire d’avoir 4 roues motrices pour se vanter dans la vie. Évidemment, elle a perdu sa banquette avant, mais sa récente mise à jour nous prouve que le confort existe aussi en dehors des voitures de luxe, à condition de regarder au-delà de l’emblème sur le devant.

Belle prestance, mais ça reste une Toyota
La nouvelle Toyota Avalon est pour moi une Lexus sans le nom. Fidèle à la réputation du constructeur japonais d’offrir une expérience de conduite relevée qui passe par la précision et non par la tenue de route ou la puissance brute, elle mise sur un design conservateur mais intéressant, de même qu’un roulement doux et silencieux qui ont tous deux été améliorés pour l’année-modèle 2016.

Les changements demeurent subtils et se résument essentiellement à une calandre élargie, à de nouveaux feux arrière et à l’abandon des phares antibrouillard au profit de bandes de lumières verticales. À l’intérieur, le tableau de bord profite de légères retouches, mais ce n’est qu’en conduisant l’Avalon qu’on peut apprécier l’insonorisation accrue.

Le look sobre et charmant de cette grande berline reste toutefois handicapé par la présence du logo de Toyota (les Genesis et Equus affichent pour leur part des écussons différents de celui de Hyundai), ce qui la confine à une clientèle très ciblée. Bien que ses ventes aient triplé après le lancement de la nouvelle génération en 2013, on ne parle que d’un millier d’acheteurs qui ont négligé Lexus, Acura et Lincoln pour choisir l’Avalon. Comme plusieurs autres modèles Toyota, on l’achète avec sa tête et non avec son cœur.

À la fois douce et puissante
N’allez pas croire que la Toyota Avalon 2016 se contente d’un moteur de second ordre. Au contraire, elle renferme un excellent V6 de 3,5 litres qui développe 268 chevaux et 248 livres-pied de couple. Une boîte automatique à 6 rapports contrôle la distribution de cette puissance aux roues avant. Lors d’un après-midi pluvieux, j’ai découvert qu’en appuyant assez fort sur l’accélérateur, la voiture s’excite et patine jusqu’à ce que le système de contrôle de la traction intervienne en tuant le couple et en atténuant son élan. 

Je n’essaie pas de vous dire que l’Avalon est une voiture de performance, mais pareille cavalerie lui permet de dépasser efficacement sur l’autoroute et même de nous offrir du bon temps sur les routes secondaires. 

Étant donné la grande souplesse (voire l’extrême souplesse en version Limited) de la suspension, il faut travailler fort pour contrôler la voiture lorsqu’on décide de s’amuser sur une petite artère sinueuse. En conduisant comme le font 90 % des propriétaires d’Avalon, toutefois, ce n’est pas un problème. En vraie boulevardière, cette grande Toyota ne décevra pas son public cible.

Très bien équipée
Le moteur puissant, la suspension qui dorlote et l’habitacle très spacieux s’accompagnent d’un équipement digne des modèles de luxe. On retrouve de série dans la Toyota Avalon 2016 un système de navigation, des sièges en cuir et un bouton de démarrage, tandis que la version haut de gamme Limited ajoute des assises chauffantes aux 2 rangées (celles d’en avant sont aussi ventilées), une chaîne sonore plus puissante, un climatiseur automatique à 3 zones et un régulateur de vitesse adaptatif. La sécurité est de plus accrue grâce à un système de surveillance des angles morts, à un avertisseur de sortie de voie et à une alerte de collision frontale. À mon avis, la plus dispendieuse des Avalon vaut amplement le supplément de 3 789 $ par rapport à la version Touring de base (38 990 $).

Les commandes s’avèrent relativement simples à utiliser, le bloc central étant tourné légèrement vers le conducteur et les boutons tactiles réagissant rapidement au toucher. Cela implique par contre qu’il faille enlever nos gants en hiver — exaspérant, mais ça fait partie du charme de conduire une voiture en 2015. Au moins, Toyota nous offre aussi la possibilité de jouer avec le volume et les stations de radio via de petites molettes. Il y en a également sur la console pour le chauffage et la ventilation des sièges. 

Dernier point que j’ai bien aimé dans l’Avalon 2016 : un système sert à recharger sans fil notre téléphone intelligent, tout simplement en le déposant sur la surface antidérapante du support de recharge. Il y a d’ailleurs un petit compartiment en bas du tableau de bord qui permet de ranger discrètement les appareils électroniques.

L’Avalon ne lâche pas
À défaut d’être la berline la plus rapide de la catégorie (cet honneur revient à la Ford Taurus SHO) ou la plus opulente (Nissan Maxima), la nouvelle Toyota Avalon 2016 se veut très confortable et bien équipée, tout ça à un prix qui nous obligerait à nous contenter d’une voiture de luxe une taille moins grande. 

Bref, si l’insigne vous importe peu et que vous recherchez une vraie aubaine qui ne soit pas une pâle imitation, songez à l’Avalon.

Essais routiers et évaluations

Consommateurs
Toyota Avalon 2016
Évaluer ce véhicule
Esthétique
Accessoires
Espace et accès
Confort
Performance
Dynamique de conduite
Sécurité
Appréciation générale
Nom
Courriel
Commentaire
Mot de passe
Mot de passe oublié? Cliquez ici
Annuler
Toyota Avalon 2016
Toyota Avalon 2016
Évaluer ce véhicule
Esthétique
Accessoires
Espace et accès
Confort
Performance
Dynamique de conduite
Sécurité
Appréciation générale
Nom
Courriel
Commentaire
Mot de passe
Mot de passe oublié? Cliquez ici
Annuler