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Volkswagen Jetta GLI 2019 : deuxième chance

Knoxville, Tennessee – Volkswagen vient de procéder au lancement de la nouvelle version GLI de sa Jetta. Nous nous sommes déplacés dans la région des Smoky Mountains, qui chevauchent le Tennessee et la Caroline du Nord, afin de la mettre à l’essai.

On connaît bien la Jetta. On connaît aussi l’historique de l’approche GLI qui, incidemment, fête ses 35 ans cette année. Plus tristement, on sait également à quel point les choses ont été difficiles pour la dernière mouture de la Jetta GLI.

Essentiellement, celle-ci a droit à une deuxième chance. Pour l’occasion, Volkswagen a bonifié son offre. Conséquemment, c’est un produit amélioré qu’on nous a présenté, mais n’allez pas croire que la bataille est gagnée pour autant.

Photo : D.Rufiange

Et voici pourquoi.

Quand la tradition ne suffit pas
Les trois lettres ajoutées à cette Jetta (GLI = Grand Luxury Injection) ont beau vouloir sensiblement dire la même chose que celles accolées à la Golf (GTI = Grand Touring Injection), la résonance auprès du public n’est pas la même. On parle d’une Golf GTI, les esprits s’enflamment. On fait référence à la Jetta GLI, les gens haussent les sourcils.

Les lettres GTI ont fait leur marque. L’acronyme GLI… pas tout à fait.

Voilà qui complique la vie de la variante dévoilée, malgré les qualités qu’elle avance. Pour séduire le public, elle aurait besoin de plus que son appellation. Or, ce n’est pas sa robe qui la lui confère.

La version GLI de la Jetta se différencie avec une grille distinctive noire qui reprend le design d’un nid-d’abeilles. Elle porte aussi des jupes latérales, des roues de 18 pouces uniques et quelques accents ici et là, mais elle ne fait pas tourner les têtes.

Photo : D.Rufiange

Elle respecte la tradition Volkswagen, mais ce n’est peut-être pas suffisant. Ça fonctionne pour la GTI, mais pas pour la GLI.

Pour l’instant, seul un vendu à la marque Volkswagen la reconnaît. On a peut-être manqué l’occasion de frapper un grand coup ici.

L’offre
Je mentionnais en introduction que l’offre avait été bonifiée. En fait, il faudrait ajouter le mot simplifié à cette phrase. Désormais, il n’y aura que deux versions, soit une livrée de base généreusement équipée à 31 695 $, de même qu’une édition 35e anniversaire proposée à 32 445 $. Aux deux, il faut ajouter 1400 $ pour obtenir la transmission automatique.

Ce qui est intéressant, c’est qu’on a sabré le prix de quelque 3300 $. La raison ? La version GLI ne se vendait pas, soit seulement 5 % du modèle. On espère se rapprocher des 10 % avec la nouvelle proposition.

Photo : D.Rufiange

Et pour ce qui est de la version anniversaire, elle est gâtée de quelques accents noirs supplémentaires, de jantes grises ceinturées d’une bande rouge et de logos marquant son unicité.

Dans son cas, un peu moins de 1000 exemplaires ont été réservés au marché canadien et sont déjà chez les dépositaires. Premier arrivé premier servi.

Du reste, un groupe d’assistance à la conduite est livrable en échange de 995 $. Il inclut les feux de croisement automatiques, l’assistance au maintien de voie, le régulateur de vitesse adaptatif ainsi que l’alerte de collision frontale et le freinage d’urgence. L’alerte des angles morts avec la détection de circulation transversale arrière est quant à elle livrée de série.

En somme, l’acheteur en a plus pour son argent. Dommage que l’enveloppe demeure quelconque.

Photo : D.Rufiange

Habitacle
Aux États-Unis, les consommateurs auront droit à une version plus dénudée de la Jetta GLI. Pas ici. Ainsi, notre livrée de base propose une liste d’équipement plutôt complète. On y trouve la compatibilité avec les applications Apple CarPlay et Android Auto, les sièges chauffants avant ET arrière, le cockpit virtuel de Volkswagen (écran de 10.25 pouces), un écran de huit pouces à la hauteur du système multimédia, une chaîne audio signée Beats, un toit panoramique, le démarrage à distance et la ventilation des sièges avant.

Non, pas de volant chauffant, un oublie de taille, surtout lorsqu’on dit tout offrir au consommateur canadien.

Mécanique… bonifiée
Sous le capot, on retrouve un moteur 4-cylindres turbo de 2 litres offrant une puissance de 228 chevaux et un couple de 258 livres-pieds. On parle de gains de 18 forces et de 51 livres-pieds pour le couple.

Ça se ressent bien au volant ; j’y reviens.

Photo : D.Rufiange

Pour les boîtes, vous savez déjà que la manuelle et l’automatique figurent au menu. La première compte six rapports bien étagés, la deuxième, sept vitesses et la signature DSG. Au fait, voici des lettres qui ont une résonance…

Les modèles équipés de cette boîte profitent de la fonction départ/arrêt.

Là où ça devient plus intéressant, considérant la vocation du modèle, c’est à la hauteur du châssis. On y découvre une suspension arrière multibras, un différentiel VAQ à glissement limité conçu pour réduire le sous-virage à l’amorce d’un virage avec vigueur. Le système travaille de concert avec le système XDS (verrouillage du différentiel).

Une suspension adaptative, combinée à des modes de conduite, permet d’ajuster les réglages selon la situation. Des freins à disques ventilés à l’avant, pleins à l’arrière, équipent le modèle. Ils sont décorés d’étriers rouges.

Photo : D.Rufiange

Du solide
Une fois sur la route, on fait connaissance avec proposition sérieuse.

D’abord, j’y faisais allusion, on ressent bien le surplus de puissance (et du couple, surtout) lorsqu’on met le pied au plancher. La boîte manuelle est un charme à manipuler et l’embrayage est doux. La boîte DSG est toujours aussi efficace, mais lorsque la voiture est poussée dans ses derniers retranchements, elle peine parfois à suivre la cadence. Aussi, malgré un passage en mode manuel, elle finit par intervenir, ce qui peut s’avérer agaçant lorsqu’on enfile des virages le couteau entre les dents.

La majorité des acheteurs ne s’en plaindront pas, toutefois.

Le châssis fait du bon travail et le système VAQ est efficace en entrée de virage. J’ajouterais même rassurant, surtout sur surface mouillée.

Du reste, le niveau de confort général est excellent. La Jetta GLI n’a pas besoin d’être conduite à la limite pour être appréciée.

Photo : D.Rufiange

Conclusion
Les nouvelles sont bonnes et moins bonnes à propos du modèle. Les bonnes concernent ce qui nous est offert en matière de contenu, tant pour l’équipement que pour les composantes mécaniques. C’est du solide.

Les moins bonnes ont trait au contenant. La Jetta GLI n’est pas laide, mais pour se vendre, elle aurait tiré profit d’un style plus engagé, plus distinct.

Or, ce n’est pas le cas.

Volkswagen est consciente que la clientèle cible possède probablement déjà une Volkswagen et que les ventes dites de conquête (un client subtilisé à une autre marque) ne compteront pas pour beaucoup.

Dans ces circonstances, il est difficile d’envisager de grands succès pour cette version.

Reste la baisse de prix qui est à considérer. Il faudra voir si ce sera suffisant.

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