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Des voitures Aston Martin à découvrir sur la piste

Des voitures Aston Martin à découvrir sur la piste

La beauté, la puissance et le caractère à très haute vitesse Par ,

1 332 057 $

C’est le prix de base total des 6 voitures Aston Martin qui se trouvent sur la piste brûlante devant moi. Ces beautés infernales proviennent toutes de Warwickshire, en Angleterre, et elles semblent me supplier de les conduire à fond. 

J’ai les mains moites, mais pas juste à cause du soleil de plomb qui pousse le mercure à plus de 30 degrés. Je suis nerveuse, fébrile, impatiente. Je crois que je suis en train de tomber en amour…

L’arme de prédilection
Mon regard se pose d’abord sur une Aston Martin V12 Vantage S Roadster d’un blanc éclatant avec un intérieur en cuir rouge. C’est le modèle de série le plus rapide au sein de la gamme en ce moment. Des prises d’air contrastantes au fini noir sur le capot et une calandre tout en noir lui donnent un air sinistre et menaçant que j’adore au plus haut point. 

Casque sur la tête, instructeur à mes côtés (il vient de l’autre côté de l’Atlantique!), j’agrippe frénétiquement le volant rouge et je prends une grande inspiration. Normal, car je suis sur le point d’attaquer un circuit que je ne connais pas (ICAR) au volant d’une machine que j’essaie pour la première fois et qui renferme un moteur développant 565 chevaux et 457 livres-pied de couple. Un peu plus tôt, j’ai eu la chance de regarder le maître à l’œuvre pendant un tour; maintenant, c’est à moi de conduire… et de ne pas rater mon coup.  

Après avoir bien enfoncé la clé cristalline dans le contact sur la console centrale, le bestial V12 rugit et me fait frissonner. Un énorme sourire apparaît sur mon visage. J’appuie ensuite sur le sélecteur « + » pour engager le 1er des 7 rapports de la boîte séquentielle SportfShift III et avancer jusqu’à l’entrée de la piste. Un préposé agite un triangle rouge et je m’élance vers les premiers cônes orange qui m’indiquent le point de freinage avant un virage sec sur la droite. 

C’est parti! 

Découvrir ses propres limites et celles de la voiture 
Conduire en piste est intense. Il n’y a pas d’autre façon de le décrire. Oui, je l’avoue, je n’ai pas passé suffisamment de temps sur les circuits dans ma carrière, mais je compte définitivement remédier à la situation – et pas juste avec des bolides de 100 000 $ (contrairement à ce que certains de mes collègues peuvent penser). 

Je déplore souvent le fait que les propriétaires de Land Rover n’exploitent pas tout le potentiel de leur véhicule, mais c’est aussi vrai pour les conducteurs de Porsche, de BMW, de Mercedes-Benz et d’Aston Martin. Si vous ne roulez pas en piste avec votre V12 Vantage S, vous ne saurez jamais à quel point elle est performante. Sur le circuit d’ICAR, j’ai tout de suite vu de quoi cette Anglaise était capable. 

Chaque voiture a ses limites, mais sur une piste, le conducteur atteint les siennes bien avant celles de la voiture. Autrement, le scénario se termine par un bac à gravier, un muret de béton ou pire encore. 

Avoir un instructeur de pilotage expérimenté et calme à mes côtés vaut tout son pesant d’or. Non seulement il m’aide à garder la voiture dans la bonne direction, mais il m’encourage aussi à parfaire ma trajectoire de course à un point que je n’aurais jamais cru possible d’atteindre. 

J’apprends rapidement qu’il n’est pas si difficile de se servir de l’Aston Martin V12 Vantage S Roadster comme le prolongement de son corps. Elle et moi semblons bien nous entendre et nous comprendre, ce qui me permet d’évoluer à un bon rythme. Fait intéressant, les ingénieurs ont d’abord conçu le cabriolet, ensuite le coupé, ce qui signifie que la structure du premier ne souffre pas de compromis en termes de rigidité. On le sent même dans les virages les plus prononcés : la voiture demeure stable et solide à tous les niveaux. 

Après une séance de 15 minutes, je me sens en confiance et je suis prête à sillonner le circuit avec une autre voiture redoutable. Sauf que…

Les voitures Aston Martin ne sont pas toutes pareilles 
En essayant une Aston Martin V8 Vantage GT Roadster munie d’une boîte manuelle, je dois essentiellement réapprendre la piste. Plus légère et moins puissante (420 chevaux et 346 livres-pied de couple), je la trouve encore plus amusante à conduire que sa jumelle extrême.

Ce n’est pas parce qu’une voiture est plus puissante qu’elle est nécessairement meilleure sur un circuit, vous savez. L’art de la conduite en piste passe par la précision et les habiletés au volant.

Voyez-vous, avec la V12 Vantage S, je me sentais sur le bord d’un précipice en tout temps. Trop de pression sur l’accélérateur et le derrière faisait des siennes; un coup trop sec avec le volant et l’enfer s’ensuivait. Bref, ça demandait beaucoup d’effort. En comparaison, la V8 Vantage GT Roadster me permet de jouer plus librement, d’y aller un peu plus à fond et de la contrôler plus efficacement, à ma guise.

Pas un seul cône renversé
Bien que je lorgne souvent et ardemment la séduisante V12 Vantage S Roadster, je garde aussi un bon œil sur la Vanquish Volante, sans doute l’une des voitures Aston Martin les plus sexy à l’heure actuelle. L’exemplaire à notre disposition comprend la nouvelle boîte TouchTronic III à 8 rapports qui autorise des rétrogradations instantanées et ultra précises simplement quand on maintient le sélecteur de gauche en freinant. Sa mécanique d’une efficacité suprême est idéale pour les séances en piste. 

Grâce à cette super boîte de vitesses, la Vanquish Volante se montre explosive, c’est le moins qu’on puisse dire. Et puisque je n’ai pas à me préoccuper du bon rapport à choisir, je peux me concentrer sur la ligne à suivre. Résultat : pas un seul cône renversé! Cela dit, j’en ai peut-être vu quelques-uns trembler de peur à cause du grognement féroce du V12 de 6,0 L. Grisant!

Une Aston Martin à 4 portes n’est pas ennuyante
Parmi les voitures Aston Martin présentes à cet événement, la Rapide S est probablement et ironiquement celle qui me paraît la moins rapide. En tout cas, c’est elle que j’essaie en dernier. Toutefois, elle me surprend agréablement et je m’habitue vite aux sensations de cette Aston plus longue, plus grosse et plus lourde après un premier sous-virage affreux. 

J’ai appris de mon erreur et, maintenant, je conduis la Rapide S comme une reine. Mon instructeur ne dit pas un mot. Je connais bien la piste… du moins, c’est ce que je crois. 

Dans une des lignes droites, tout juste après une sortie de virage, je sollicite abondamment le V12 de 552 chevaux quand j’entends : « Tu peux attaquer cette courbe pas mal plus vite la prochaine fois. En plus, ta sortie vers la ligne droite va être plus franche. »

D’accord, mais ça veut dire que je devrai repousser mes limites?

Le tour suivant, je fonce avec plus d’empressement à l’endroit en question. Cette fois-ci, je freine plus tard et plus délicatement, je dose bien l’accélérateur en visant le point de corde et je pense à ma sortie. « T’as gagné 12 km/h », me dit finalement mon instructeur. Voilà tout ce que j’avais besoin de savoir.

Un merci spécial à Decarie Motors pour l’organisation de cette journée en piste y compris les merveilleuses voitures Aston Martin que nous avons eu le grand bonheur d’essayer. 

Photos :S.D'Amour
Aston Martin experience pictures at ICAR