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Bienvenue au quatrième choc pétrolier (Première partie)

Bienvenue au quatrième choc pétrolier (Première partie)

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(Première partie)

(La réponse du dernier article pour ce qui est de l'identité du conducteur fantôme est : Un Volkswagen Westfalia ! Eh oui ! Le véhicule fétiche des granos qui consomme comme une baleine... Qui l'eut cru !)

Alerte ! Alerte ! Le prix du baril de pétrole a atteint de nouveaux records ! Non seulement cela, mais en plus le prix à la pompe suit...Par ailleurs, n'est-ce pas plutôt de troisième choc pétrolier qu'on devrait parler ?

Après avoir épluché tous les grands journaux du Canada français et anglais et des Etats-Unis où quantité d'articles ont été écrits sur le sujet, je constate plusieurs similitudes dans le discours et plusieurs omissions.

D'abord, tous les médias ont commenté sur l'impact négligeable que l'augmentation du prix du pétrole avait sur l'économie en général. Ils ont, pour la plupart, fait cette affirmation sur la base des informations publiées sur les ventes au détail en général et sur celles des véhicules en particulier. Pourtant, ils ont à peu près tous fait la même erreur : ils ont conclu à la solidité de l'économie malgré la hausse récente des prix du pétrole alors que les chiffres sur les ventes au détail sont pour juin et non pas juillet ou août. Ainsi, les dernières hausses, qui ont été les plus fulgurantes et ont eu lieu en juillet et août, n'ont pas encore été analysées.

Il me semble donc un peu tôt pour conclure que tout va bien dans le domaine des ventes automobiles, surtout quand ces dernières (spécialement chez les constructeurs américains) étaient plutôt du genre vente de feu... Il semble que la dernière poussée à la hausse constitue une désagréable surprise aussi bien pour les consommateurs que les constructeurs...

Et pourtant...

Et pourtant, de nombreux signes avant-coureurs, articles, entrevues, analyses et autres prédisaient une augmentation brutale du prix de l'or noir. Le gouvernement américain le sait depuis au moins 5 ans et plutôt que d'encourager le développement de solutions alternatives a décidé de jouer l'attentisme sur le marché intérieur alors qu'il misait sur l'agression ailleurs dans le monde afin de tenter de prendre le contrôle du plus grand nombre de ressources. Ce n'est pourtant pas la première flambée à laquelle nous assistons, mais celle-ci est différente à plusieurs égards. Voici pourquoi ( et en même temps, pourquoi je parle de quatrième plutôt que troisième choc ).

Un peu d'histoire

Le premier choc : la seconde Guerre mondiale (1939-1945)

La première fois que l'occident a eu à faire face à un resserrement des ressources pétrolières ne date pas de 1973 mais de la Deuxième Guerre mondiale. En effet, cette guerre fut la première où le pétrole joua un rôle déterminant. Les Allemands et les Japonais doivent en bonne partie leur défaite au fait qu'ils ne produisaient pas de pétrole et que leurs tentatives pour s'accaparer de régions productrices se soldèrent par des échecs. Considérant que cette guerre fut la première à s'appuyer de façon prédominante sur la technologie des moteurs à explosion pour leurs armées, que ce soit avec leurs avions, bateaux, sous-marins, tanks, jeeps, camions, etc., les besoins en pétrole augmentèrent de façon exponentielle. C'est ainsi que quantités de machines de guerre japonaises et allemandes ne purent prendre part aux affrontements car non approvisionnés en pétrole d'où leur affaiblissement inévitable.

Peu de gens savent ce fait historique qui a joué un grand rôle et a déterminé la suite des choses pour les accords économiques dont la signature de l'accord du Quincy en 1945, accord qui garantissait l'approvisionnement en pétrole aux Américains par l'Arabie Saoudite en échange de la protection, par le gouvernement américain, du royaume saoudien comme s'il s'agissait d'un état américain.