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Sans BMW, Rolls-Royce ne serait plus de ce monde

La marque Rolls-Royce est plus que centenaire, elle qui a vu le jour en 1906. Cependant, à la fin des années 90, BMW est venu à sa rescousse et depuis 2003, la firme anglaise est une division du géant allemand.

Au cours des 15 dernières années, elle a prospéré et dernièrement, on l’a même vu faire une incursion dans l’univers du VUS de grand luxe avec le Cullinan. Cependant, on a appris vendredi dernier que sans la présence de la firme bavaroise, Rolls-Royce ne serait probablement plus de ce monde.

Et on ne parle pas d’une simple rumeur ici. La confirmation est venue du chef de la direction de Rolls-Royce, Torsten Müller-Ötvös. En entrevue avec le site australien Go Auto, il a déclaré qu’il était heureux de faire partie de la grande famille BMW, car sans elle, « nous n’existerions plus. »

En fait, parce que BMW est présente avec ses ressources, Rolls-Royce n’est plus obligée d’agir seule pour respecter les différentes normes qui existent à travers l’industrie. Mais, surtout, elle peut partager certains éléments avec la maison-mère. C’est entre autres le cas avec tout ce qui concerne l’électronique et le système multimédia de ses véhicules. Cela permet à la compagnie de se concentrer sur ce qu’elle fait de mieux ; le grand luxe et les petites attentions.

Photo : BMW

Pas des clones
Attention, cependant, car Torsten Müller-Ötvös mentionne qu’il serait faux de croire que les Rolls-Royce ne sont que de vulgaires produits BMW endimanchés. Il prend l’exemple du Cullinan pour prouver son point en expliquant qu’il ne s’agit pas d’un X7 retouché. Concrètement, Rolls-Royce s’occupe de tout ce que le conducteur peut voir, toucher et ressentir lorsqu’il est au volant. À preuve, l’entreprise ne fait pas appel à un des moteurs BMW pour son produit, mais plutôt au célèbre V12 de 6,75 litres qu’elle avance depuis des lunes.

En revanche, en matière de conduite autonome et d’électrification, Rolls-Royce se contentera du rôle d’observateur. Le grand patron mentionne que de toute manière, sa clientèle n’est pas nécessairement en attente de cette technologie.

En fait, la firme ira de l’avant lorsque ces dernières seront à point. Le propriétaire d’une Rolls-Royce ne souhaite pas d’une voiture avec des fonctions automatisée s’il est forcé de surveiller ses agissements. « Il va préférer s’installer à l’arrière et lire », a expliqué Torsten Müller-Ötvös.

Et il a ajouté : « nous ne vendons pas une voiture ici ; nous vendons un bien de luxe. »

Article par Auto123.com

Photo : Rolls-Royce