Le gouvernement canadien a délivré un nouveau lot de 24 500 permis d'importation pour les véhicules électrifiés construits en Chine, marquant le début de la deuxième période de six mois en vertu de l'actuel accord commercial bilatéral révisé. En combinant ces chiffres aux allocations non utilisées reportées de la première moitié de l'année, les importations potentielles pourraient atteindre 33 397 unités au cours des six prochains mois.
C’est quoi c’est accord ?
Le cadre de quotas, qui autorise jusqu'à 49 000 véhicules admissibles au cours de sa première période de 12 mois, est entré en vigueur le 1er mars. Selon les termes de l'accord négocié entre Ottawa et Pékin, les véhicules entrant au Canada dans le cadre du système de permis sont soumis au tarif douanier standard de la nation la plus favorisée de 6,1 %, plutôt qu'à la surtaxe de 100 % imposée auparavant sur les véhicules électriques fabriqués en Chine en 2024.
Au cours de la première période, qui s'est terminée hier, le 31 août, la demande n'a pas été suffisante pour combler l'ensemble de l'attribution initiale de 24 500 véhicules. Affaires mondiales Canada rapportait en date du 28 août que 15 603 permis avaient été utilisés, dont 15 344 pour des véhicules entièrement électriques et 259 pour des hybrides. Cela laissait environ 8 897 places vacantes, lesquelles seront reportées dans la nouvelle période de possibilités pour les constructeurs fabriquant des véhicules en Chine et désirant les amener sur le marché canadien.
L'activité d'importation a connu un départ lent en mars et avril, principalement en raison de réajustements de la chaîne d'approvisionnement. Le rythme s'est toutefois accéléré de façon constante au cours de l'été, atteignant un sommet en juillet et août avec plus de 5 000 importations mensuelles.

D'abord : Tesla, Lotus et… Lincoln
Les marques internationales établies ont représenté la grande majorité des expéditions initiales. Tesla a mené le bal en reprenant en mai les livraisons aux clients canadiens de sa Model 3 fabriquée à Shanghai, tandis que Lotus a importé des dizaines de ses VUS de performance Eletre. Lincoln a pour sa part réintroduit son hybride Nautilus fabriqué en Chine.

Maintenant : BYD, Geely et Chery
La dynamique de la deuxième période d'importation devrait changer de manière significative, alors que les marques nationales chinoises préparent leur entrée directe sur le marché. De grands constructeurs automobiles comme BYD, Chery et Geely font progresser l'homologation de leurs véhicules, constituent des équipes de direction et établissent des contacts avec les réseaux de concessions canadiens. BYD a récemment lancé une page d'accueil canadienne arborant le message « À venir », signalant une disponibilité commerciale imminente. Des véhicules d'essai de ces trois constructeurs ont d'ailleurs déjà été aperçus en cours d'essais routiers dans plusieurs provinces canadiennes cet été.
Affaires mondiales Canada a confirmé que les allocations d'importation continueront d'être attribuées selon le principe du premier arrivé, premier servi pour le moment. Les limites d'importation annuelles doivent encore augmenter l'an prochain, grimpant de 6,5 % pour atteindre 52 185 véhicules lorsque le prochain cycle de quotas débutera le 1er mars 2027.





