Lotus s’apprête à devenir la première marque de véhicules électriques assemblés en Chine à être vendue au Canada depuis la mise en place d’un nouveau cadre tarifaire. Cette annonce a été confirmée par le PDG de Lotus, Feng Qingfeng, dans une entrevue accordée au média chinois *Economic Observer*.
Selon Feng Qingfeng, la marque détenue par le groupe Geely a déjà entamé la production de modèles destinés à l’exportation, en vue d’un lancement dès que les directives d’application seront officialisées. « Le marché canadien représente une opportunité trop importante pour être ignorée », a-t-il souligné.
Nouveau cadre tarifaire
Ce virage découle d’un accord commercial conclu en janvier entre le Canada et la Chine. Le gouvernement de Mark Carney a remplacé la surtaxe de 100 % imposée en 2024 sur les véhicules électriques chinois par un système de quotas permettant l’importation de 49 000 véhicules par an, soumis au tarif de la nation la plus favorisée de 6,1 %.
Les permis d’importation sont disponibles depuis le 1er mars 2026, répartis en deux périodes : 24 500 unités jusqu’au 31 août, puis 24 500 autres jusqu’en février 2027. Au moins la moitié des véhicules importés devront être offerts à un prix inférieur à 35 000 $, sans exclure les modèles haut de gamme.
Réseau et modèles prévus
Lotus bénéficie d’un avantage structurel, avec déjà septconcessions autorisées au pays — à Vancouver, Toronto, Oakville, Maple, Calgary et Montréal, ainsi que dans la ville de Québec — et un plan d’expansion pour en ouvrir une douzaine d’ici la fin de l’année.

Le premier modèle prévu pour le marché canadien serait le VUS électrique Lotus Eletre, assemblé dans l’usine de Wuhan. Grâce au nouveau tarif, son prix de détail pourrait baisser d’environ 50 %, pour s’établir autour de 63 400 $ CA. Une variante hybride rechargeable baptisée *Lotus For Me*, dotée de 939 chevaux et d’une batterie de 70 kWh, est également prévue pour une arrivée en Amérique du Nord d’ici la fin de 2026.
Rééquilibrer la stratégie mondiale
Lotus a temporairement suspendu ses exportations vers le Moyen-Orient en raison de tensions régionales, mais compte sur le marché canadien pour compenser cette perte. Selon Feng Qingfeng, cette expansion s’inscrit dans le plan de répartition des ventes « 3331 » du constructeur : 30 % en Chine, 30 % en Europe, 30 % aux États-Unis et 10 % sur les autres marchés.





