La boîte à (mauvaise) surprise
À ce prix-là, vous obtenez un véhicule qui n'a pas à rougir de la concurrence, côté moteur : son V6 de 3,5 litres (celui de la Chrysler 300M) développe 250 chevaux et 250 livres-pied.
Il aurait été amplement suffisant s'il avait été jumelé à une boîte automatique à cinq rapports, comme pour les RX 330, MDX et XC90. Mais non, Chrysler a conservé la boîte à quatre rapports qui, malheureusement, exploite mal la puissance du moteur. Les accélérations sont laborieuses et les reprises, tardives. Sur l'autoroute, il fallait plus d'une seconde à notre véhicule pour répondre -- avec un rugissement plutôt désagréable -- à de fortes sollicitations.
La Pacifica compense honorablement par un roulement tout en souplesse, merci à la suspension arrière de la Mercedes Classe E. Large et stable, le véhicule ne cherche pas à attaquer les routes sinueuses comme si sa vie en dépendait; il commande plutôt une conduite... pacifique (!) quoiqu'en situation d'urgence, son freinage ne faillit pas à la tâche. Un autre bon point : il consomme de l'essence régulière (pour la version à transmission intégrale : 12,2 L/100 km).





