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La Coupe Nissan Sentra au Grand Prix de Montréal 2022 : une histoire de passion

Le circuit Gilles-Villeneuve à Montréal
Le circuit Gilles-Villeneuve à Montréal

Auto123 a invité un couple d'amateurs de course à partager leur expérience des deux courses de la Coupe Sentra 2022 qui se sont déroulées pendant le weekend de la F1 à Montréal, du 17 au 19 juin dernier. Nous cédons le micro à Hélène Crépault, sœur de Michel, collaborateur d'Auto123, et à son mari Andrew Simmonds. Aujourd'hui, c'est le tour à monsieur ; demain, la parole est à elle !

Andrew:

Qui n’a jamais rêvé de devenir pilote de voiture de course ? Jeune ou moins jeune, qui n’aime pas l’idée de conduire rapidement ?  Peut-être qu’à l’occasion vous vous êtes laissé emballer, oubliant les risques, et que votre pied s’est enfoncé un peu plus sur la pédale de droite, juste pour le plaisir.

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Les émotions
Vous n’étiez pas en retard, vous aviez amplement le temps, vous vouliez tout simplement ressentir cette sensation forte.  Ce n’est pas simplement la vitesse, il y a définitivement autre chose.  Parfois, vous êtes dans la zone et les étoiles s’enlignent, il y a ce sentiment de connexion.  Vous avez le contrôle de quelque chose de plus puissant que vous.

Derrière le volant, vous vous sentez en harmonie avec votre voiture.  Elle devient une extension de vous.  Si je ne suis pas seul à penser ainsi, si vous avez déjà vécu cette expérience, imaginez ce que l’on doit ressentir quand on délaisse sa voiture de tous les jours pour poser ses fesses dans une auto de course. Nos émotions seront amplifiées 20 fois !

Il n’est pas surprenant, dès lors, que plusieurs d’entre nous soient attirés par la F1, Nascar, les rallyes et autres courses excitantes.  Elles englobent toutes ces émotions en plus d’y ajouter le défi de la compétition.

S’il y a quelque chose d’attirant, voire qui provoque une accoutumance – à ce que l’on dit – à toujours vouloir piloter plus vite que l’autre, il faut cependant admettre qu’un grand pan du monde de la course automobile est hors de portée pour la majorité d’entre nous.  Les coûts astronomiques qu’exige la fréquentation des pistes de courses enlèvent toutes possibilités de pratiquer assez souvent pour devenir compétitif.  Donc, quoi faire ?  Nos amis chez Nissan ont trouvé la solution qui ouvre les portes de cet univers magique : la Coupe Sentra.

Andrew Simmonds et Hélène Crépault, lors de la journée pluvieuse de samedi !
Andrew Simmonds et Hélène Crépault, lors de la journée pluvieuse de samedi !

La solution
C’est la réponse - pardonnez le jeu de mot - clé-en-main pour ceux et celles qui désirent courser mais qui n’ont pas les poches sans fonds nécessaires pour monter sur le podium.

La première partie de la solution : une Sentra apprêtée pour la course.  Au coût de 39 900$, certains peuvent être surpris, mais après une recherche rapide sur Google, le prix en moyenne d’une nouvelle voiture au Canada est de « plus de 45 000$ ». Cela met le prix de ladite Sentra vitaminée en perspective.  

Nissan a choisi cette toute nouvelle berline compacte comme plateforme de base, mais une voiture de course n’a pas besoin de tous les atouts qui rend la Sentra de rue si agréable.  C’est donc la responsabilité de Motosport in Action, à St-Eustache, de transformer une voiture confortable en voiture de course.  Je ne nommerai pas ici tous les changements mais sachez que plusieurs pièces du véhicule sont modifiées pour s’assurer que la voiture soit en mesure de rivaliser sur une piste de course.

Le produit final est testé et approuvé par Jean-François Dumoulin, coureur automobile professionnel du Québec. L’équipe de St-Eustache allège également la voiture le plus possible, enlevant tous les morceaux non essentiels pour que la voiture puisse accélérer, changer de direction et freiner le plus efficacement possible.  Le tout commence à être pas mal excitant, non ?  Et, je le répète, pour 40 000$.

Les Sentra, sur la piste
Les Sentra, sur la piste

La compétition
La deuxième partie de la solution de Nissan est l’intensité.  La piste devient un terrain de jeu égal pour tous les pilotes.  Quand ils se placent sur la ligne de départ en s’étant conformés aux règles de Nissan, tout le monde bénéficie du même niveau de performance.  Toutes les voitures étant exactement les mêmes, les dollars ne peuvent pas vous acheter un avantage.  

Pas tout à fait la même situation dans le monde de la F1…

Si, comme ma femme et moi, vous regardez la série Drive to Survive sur Netflix, vous savez que le monde de la F1 fourmille de rivalités entre les équipes, que ces dernières vendraient leur âme pour un riche commanditaire et qu’elles sont sans cesse à la recherche d’ingénieurs de génie qui extrairont du bolide les subtilités gagnantes pour consacrer un champion.  Le meilleur conducteur doit avoir la meilleure voiture.

Dans une épreuve de la Coupe Nissan Sentra, pour arriver jusqu’au drapeau à damiers, vous avez d’abord besoin de vos compétences de conducteur, de beaucoup de détermination et d’autant de courage.  La compétition est féroce, alignant des rivaux tel que Simon Charbonneau, Stéfan Rzadzinski, Valérie Limoges et Marie-Soleil Labelle, tous des habitués du podium.

Avec la vitesse vient le risque, tel que nous avons pu le voir à maintes reprises lors du récent weekend de F1 au Circuit Gilles Villeneuve.

Samedi s’est avéré une journée de pluie et de vents, rendant la surface de la piste glissante et dangereuse.  Le drapeau jaune est apparu à plusieurs reprises.

Bien que le soleil fût de la partie dimanche, cette fois ce furent trois compétiteurs (Justin Arseneau, Alex et Daniel Fortin) qui, dans leur empressement d’occuper la tête du peloton, ont subi assez de dommages pour devoir quitter la course. Ma femme n’a pas cessé de lâcher des « ooooh ! » et des « aaaah ! ». En fait, tant que personne ne se blesse sérieusement, les incidents font partie de ce qui rend une course automobile imprévisible et passionnante.

La podium après le course de samedi (Stefan Rzadzinski, Simon Charbonneau  et Valérie Limoges)
La podium après le course de samedi (Stefan Rzadzinski, Simon Charbonneau et Valérie Limoges)

Demain, le récit d'Hélène !