Mais les chiffres, si impressionnants soient-ils, ne peuvent rendre compte du plaisir que l'on éprouve au volant de la Viper. Non qu'il s'agisse d'une voiture parfaite, loin de là, mais, dans sa forme actuelle, la tenue de cap et l'efficacité globale sont nettement supérieures à celles des premiers modèles. Son équilibre, son adhérence sont impressionnants mais, pour aller chercher la limite, il ne faut pas avoir froid aux yeux. À vitesse grand V, en entrée de virage, par exemple, on discerne bien un zeste de sous-virage. Mais ce reptile ne vous met plus les nerfs en boule comme auparavant. De plus, on ne craint plus désormais les bouchons de circulation, tant l'embrayage fait preuve de progressivité alors que le levier de vitesse affiche une souplesse (est-ce moi qui suis plus en forme?) que je ne lui connaissais pas.
La souplesse, un must
Le style de la Viper est sans doute aujourd'hui moins caricatural (moins " cartoonish ", comme le dit son styliste, Osamu Shikado), mais il conserve néanmoins, pour l'essentiel, le caractère agressif, voire monstrueux qui fait saliver les jeunes, bien que ce soient le plus souvent des hommes aux tempes grises qui aient le privilège de se l'offrir. Des femmes? Oui, elles représentent 2 % de la clientèle. Seront-elles plus nombreuses maintenant que le capot a été rasé de quelques millimètres, créant l'illusion que la position de conduite a été surélevée ? " Une impression seulement, précise l'un des ingénieurs, puisque la distance qui sépare le macadam de votre postérieur demeure la même. " L'important à retenir est que la visibilité vers l'avant est aujourd'hui nettement meilleure.





