Le président américain Donald Trump songe à faire un pas en arrière concernant les exigences en matière d’émissions polluantes. Selon ce qu’il affirme, les règles imposées par l’administration Biden pour la réduction de la pollution étaient trop sévères et trop coûteuses pour les constructeurs automobiles.
Le locataire de la Maison-Blanche explique avoir échangé sur le sujet avec John Elkann, le grand patron de Stellantis, la maison-mère des marques américaines Jeep, Ram, Dodge et Chrysler. Il rapporte que les deux hommes ont évoqué « certains des problèmes qu’ils rencontrent en matière d’environnement et que nous allons assainir ».
Donald Trump a indiqué qu’il allait probablement revenir aux normes de 2020, les dernières en vigueur lors de son premier mandat présidentiel. Il a ajouté que les mesures antipollution appliquées dans le monde entier « ne font pas la moindre différence pour l’environnement », mais qu’elles « empêchent les gens de construire des véhicules », a-t-il ajouté.
Disons que cette affirmation ne fait pas l’unanimité.

Comme le précise le site Automotive News, un retour aux normes de 2020 signifie une limite de pollution par les gaz à effet de serre de 204 grammes par mile pour les voitures et de 284 grammes par mile pour les camionnettes.
À son arrivée en poste, Joe Biden a raffermi les normes qui ont poussé les limites d’émissions de dioxyde de carbone à l’échappement à 170 grammes par mile pour l’année modèle 2027 et à seulement 85 grammes par mile en 2032.
Pour Donald Trump, des règles trop sévères équivalent à un mandat pour la vente de véhicules électriques, car le caractère strict des règles oblige les constructeurs à vendre des véhicules électriques.
À l’inverse, les scientifiques et experts environnementaux affirment qu’il est nécessaire de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre si l’on veut lutter efficacement contre les changements climatiques. Le secteur américain des transports en est la principale source responsable.







