TechniqueLe moteur d’origine de la A4 est le 4 cylindres FSI turbo de 2,0 litres à injection directe, et il produit 200 chevaux. Cette puissance se situe à un régime de 5 100 tr/min tandis que le couple maximum de 207 lb-pi se manifeste à 1 800 tr/min. Le nouveau V6 de 3,2 litres remplace l’ancien 3,0 litres et produit 255 chevaux à 6 500 tr/min et 243 lb-pi de couple à 3 250 tr/min. La voiture offre le choix d’une transmission manuelle à 6 rapports ou de la transmission automatique Tiptronic à 6 rapports. Le moteur 2,0 litres peut être livré avec la traction avant ou avec le célèbre système de traction intégrale Quattro. La direction est à assistance variable sensible à la vitesse. La suspension est entièrement indépendante tandis que le freinage est assuré par 4 disques.
Sur la routeEn sortant de chez le concessionnaire avec une voiture flambant neuve, je me suis senti très à l’aise. J’ai affaire à une voiture de grande classe qui va combler toutes mes attentes, me suis-je dit. J’avais raison sur toute la ligne jusqu’à ce que je prenne un premier virage où les craquements et les vibrations ont commencé à se manifester au niveau des portières arrière et des garnitures. J’ai décidé d’aller visiter un de mes amis qui m’a précisé que ce phénomène était monnaie courante avec ces voitures. Après avoir vaporisé les éléments fautifs d’une bonne dose de silicone, les bruits se sont tus. À mon grand désarroi, ils ont réapparu le jour suivant.
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Le moteur 3,2 litres réagit avec autorité. Il livre la puissance de manière linéaire et graduelle. En considérant le poids de la voiture, il ne semble pas si performant, mais en jetant un coup d’½il sur le compteur de vitesse, on constate qu’il est réellement fringuant. La sonorité du V6 est très plaisante et soutenue. À mesure que le régime augmente, la musique s’accentue. La A4 à ma disposition n’avait que 40 km au compteur lorsque j’en ai pris possession. Néanmoins, j’ai pu obtenir un consommation moyenne de 12,0 l/100 km sur plus de 600 km.
La direction Servotronic sensible à la vitesse fait un travail impressionnant. Elle s’alourdit progressivement au fur et à mesure que la voiture gagne en vélocité et procure ainsi une bonne sensation de la route au conducteur. Par contre, la pédale d’embrayage ne reçoit pas les mêmes éloges. Elle est brusque et le point de friction est très bas par rapport à sa course. De plus, le levier de vitesses est dur et accrocheur. Dans la circulation dense, cet ensemble devient rapidement embêtant.
Les freins sont extrêmement puissants. Lorsque les garnitures mordent les disques, elles y vont d’aplomb. La suspension de la A4 est merveilleusement bien calibrée. Elle est accommodante et confortable sur la route et avec la motricité colossale du système Quattro, elle procure une tenue de route encore plus rassurante en courbe. Si vous y allez un peu trop fort sur route sinueuse, la A4 affichera un sous-virage prévisible.
Ma technique favorite du talon pointe est pratiquement impossible à pratiquer dans cette voiture; la pédale de frein est tellement haute et ferme que pour la moduler adéquatement tout en appuyant sur la pédale d’accélérateur, on peut seulement se servir de la pointe intérieure et de la pointe extérieure du pied sur le haut des pédales.