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F1: Jacques Villeneuve dit qu'il faut changer les procédures entourant la voiture de sécurité

F1: Jacques Villeneuve dit qu'il faut changer les procédures entourant la voiture de sécurité

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Le champion du monde 1997 de Formule 1 avec Williams, le Québécois Jacques Villeneuve, a déclaré qu’il était temps que la F1 revoie les procédures entourant l’intervention de la voiture de sécurité.

Dimanche, durant le Grand Prix du Japon disputé sous une pluie torrentielle, Adrian Sutil a perdu le contrôle de sa Sauber et a percuté le mur de pneus.

Un gros tracteur a roulé en bordure de piste pour récupérer la monoplace endommagée. C’est à ce moment précis que Jules Bianchi a effectué une sortie de piste dans sa Marussia et a percuté le tracteur, se blessant sérieusement à la tête.

Le Québécois affirme que la voiture de sécurité aurait dû intervenir dès que l’équipe d’intervention s’est occupée de la Sauber de Sutil.

« Le règlement concernant la voiture de sécurité doit être changé », de dire le vainqueur du Indy 500 en 1995.

« Quand je courais en F1 et même après, j’ai toujours affirmé qu’à chaque fois qu’il y avait un accident, il fallait que la voiture de sécurité prenne la piste », a-t-il ajouté.

« Il ne doit pas y avoir de la place pour l’interprétation. Si quelqu’un doit intervenir pour porter assistance à un pilote, la voiture de sécurité doit automatiquement intervenir. C’est aussi simple que cela. Un accident signifie voiture de sécurité. Ça devrait être comme cela depuis des années. En Amérique, c’est comme cela depuis toujours », d’expliquer Villeneuve.

F1 Grand Prix of Japan start safety car
La voiture de sécurité au départ du grand prix du Japon. (Photo: WRi2)

Il ajoute que ceux qui croient qu’il ne faut pas neutraliser trop souvent les courses font erreur. Les risques de voir une voiture immobilisée percutée de plein fouet par une autre en perdition sont beaucoup trop grands, même si des drapeaux jaunes sont agités.

« Le problème est qu’à chaque fois que la FIA envoie la voiture de sécurité en piste, les amateurs et les médias affirment que la course est ruinée. Pas du tout, c’est une situation où tout le monde a gros à perdre. Oui, quelques fois, cela ralentit la course, mais au moins cela évite des situations comme celle que nous avons vécue dimanche. Cela éliminerait aussi toute décision humaine de l’équation », de poursuivre Villeneuve.

« Quand je courais et que j’avais un accident, j’avais toujours peur d’être percuté par une autre voiture. Je n’ai jamais aimé n’être protégé que par des drapeaux jaunes. Vous ralentissez, oui, mais pas de beaucoup », raconte Villeneuve qui, lors de la course de série CART tenue sur l’ovale de Phoenix en 1994, n’avait pu éviter la voiture immobilisée de Hiro Matshishita, et l’avait coupée en deux. Heureusement, le Japonais et Villeneuve n’avaient pas été blessés.

« Je suis étonné de constater qu’un tel accident ne soit pas survenu auparavant. Je crois que nous avons seulement été très chanceux. Il arrive souvent qu’un pilote perde le contrôle de sa voiture quand il voit d’autres voitures en perdition, et les bolides se frôlent de quelques pouces », de terminer Jacques Villeneuve.