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F1: 'Les négociations avec les Russes se poursuivent', dit Monisha Kaltenborn de Sauber

F1: 'Les négociations avec les Russes se poursuivent', dit Monisha Kaltenborn de Sauber

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La saison 2014 de Formule 1 est, jusqu’ici, catastrophique pour l’écurie suisse Sauber. Elle n’a compté aucun point en 14 Grands Prix.

Dans les rues de Singapour dimanche dernier, les deux pilotes ont dû abandonner tous les deux pour une quatrième fois cette année.

Les temps sont durs financièrement et plusieurs rumeurs de rachat circulent depuis plusieurs mois.

« Depuis que Peter [Sauber] a racheté l’écurie de BMW, il était évident que nous étions toujours favorables à l’arrivée d’un partenaire majeur », de dire Monisha Kaltenborn dans une interview publiée sur le site Formula1.com.

« Nous avons toujours eu des partenaires puissants à nos côtés, que ce soit le Crédit Suisse, Red Bull ou Petronas, même s’ils n’étaient pas des actionnaires dans le sens traditionnel du terme. Nous savons bien que si nous voulons être compétitifs aujourd’hui, nous devons, à titre d’écurie privée, avoir un partenaire solide. Nous avons eu de nombreuses discussions à ce sujet dans le passé. C’est tout ce que je peux dire », de poursuivre Kaltenborn.

Au sujet de possibles pourparlers avec le milliardaire canadien Lawrence Stroll, elle a déclaré : « Comme je l’ai dit, un partenaire solide est toujours le bienvenu. Mais je ne dirai rien d’autre à ce moment ».

Pourtant, à la fin de l’an dernier, des investisseurs russes, groupés autour du pilote Sergeï Sirotkin, devaient investir dans l’écurie suisse. Qu’en est-il plusieurs mois plus tard ?

« L’affaire n’a pas capoté. Le problème est que les choses prennent du temps à se réaliser et nous ne pouvons pas accélérer les choses. Peut-être certaines situations ont-elles été priorisées de leur côté ? En Russie, la ligne qui sépare le domaine public du privé est très mince. Certaines situations politiques peuvent aussi influencer les partenariats. C’est justement arrivé. Il n’y a pas d’autres choses à faire que d’attendre », a-t-elle expliqué.

F1 Sauber Bahrain Sergey Sirotkin
Sergeï Sirotkin, Sauber, à Bahreïn. (Photo: WRi2)

La saison 2014 a été terriblement frustrante et couverte d’embûches pour Sauber. Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ?

« Nous n’avons pas oublié comment fabriquer de bonnes voitures. La monoplace actuelle n’est pas une bonne voiture, mais ce n’est pas notre plus mauvaise non plus ! » de dire la jeune femme.

« Nous savons pourquoi cela est arrivé. Nous savons ce qui n’a pas fonctionné. Nous devons aussi reconnaître que le propulseur joue un rôle majeur cette saison. On le constate en regardant les grilles de départ. Nous n’utilisons pas le plus compétitif [Ferrari]. Comme c’est le cas avec les autres petites équipes avec peu de budget, cela nous complique pas mal la vie. Mais il faut faire avec. Je suis toutefois convaincue que notre motoriste, qui souffre aussi de ce déficit de puissance, fera tout en son pourvoir pour corriger la situation », de terminer Kaltenborn.