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F1: Les pilotes expriment leurs inquiétudes avec l'usure des pneus Pirelli

F1: Les pilotes expriment leurs inquiétudes avec l'usure des pneus Pirelli

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Adapté de GMM

Trois pilotes de pointe font part de leurs inquiétudes avec les nouveaux pneus Pirelli.

Le champion du monde en titre, Sebastian Vettel, déclare à la télévision autrichienne Servus TV : « Le problème est qu'ils se dégradent trop rapidement ».

L'Allemand poursuit : « Après 16 ou 17 tours, ils partent en lambeaux », insistant que ce problème peut amener les pilotes à perdre 10 secondes « ou peut-être plus » par tour.

Sebastian Vettel sait malgré tout qu'il n'y a plus assez de temps pour Pirelli pour qu'ils révisent la conception de leurs pneus pour la saison 2011.

Photo: WRI2


Dans le quotidien El Pais, Fernando Alonso explique : « Les pneus durs s'usent aussi vite que les tendres ».

Le pilote Ferrari ajoute : « Il va y avoir beaucoup d'arrêts. Il y en aura trois ou quatre (par course) et ce n'est pas bon pour les grosses équipes. Cela brouille la situation, comme s'il y avait un pénalty toutes les demi-heures en football (soccer). Barcelone ou le Real Madrid ne seraient pas heureuses. Si c'est bon pour quelqu'un, c'est pour les petites équipes ».

Sebastian Vettel dit qu'il est faux de suggérer qu'un pilote souple comme Jenson Button va tirer profit de l'usure rapide des pneus.

« Le problème est que le pneu est mort après un certain nombre de tours, peu importe le pilote », insiste le pilote Red Bull.

Le pilote Force India, Adrian Sutil, indique à Auto Motor und Sport que lorsque les pneus Pirelli se dégradent, « c'est comme être dans une voiture de tourisme, ou avec des pneus intermédiaires ».

Le pilote allemand ajoute : « J'ai essayé de piloter différemment, disons 20 pour cent moins rapide au début, et cela permet de gagner un tour supplémentaire. Nous irons probablement changer de pneus tous en même temps, et assez souvent ».

Adrian Sutil prédit que le premier impact sur la F1 est qu'il y aura moins d'action durant les essais libres, du fait du nombre de pneus limités par course et par pilote, « Dès que le pneu est mort on ne peut plus essayer grand chose ».