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F1: Max Mosley blâme Mark Webber pour l'accrochage avec Sebastian Vettel

F1: Max Mosley blâme Mark Webber pour l'accrochage avec Sebastian Vettel

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D'après GMM

Alors que l'équipe Red Bull a tiré un trait sur l'affaire turque jeudi, l'ancien président de la FIA, Max Mosley, vient donner sa version dans le débat de l'accrochage Mark Webber et Sebastian Vettel.

Après la réunion au siège jeudi, l'équipe a émis un communiqué avec une photo au ton jovial entre les deux équipiers.

Le pilote allemand déclarait : "Je suis désolé pour l'équipe que nous ayons perdu la tête de la course. Mark et moi sommes des pilotes de course et nous faisions la course."

L'heure des blâmes est terminée, cependant Max Mosley vient déclarer au quotidien allemand Die Welt que Mark Webber est le pilote fautif pour l'accrochage.

Il faut rappeler que le Britannique est un ami proche du propriétaire de Red Bull, Dietrich Mateschitz. C'est le Dr Helmut Marko, proche de Mateschitz également, qui avait initialement porté le blâme sur Mark Webber.

L'ancien président de la FIA déclare : "De mon point de vue, je ne pense pas que Sebastian Vettel soit responsable de l'accrochage. À ce moment Vettel était nettement plus rapide que Webber. Il (Vettel) avait le droit et le devoir de dépasser."

Comme l'avait révélé Red Bull, Mark Webber était passé en mode économie de carburant et pas Sebastian Vettel.

Cependant, mis à part Helmut Marko, le monde de la F1 indique que c'est Sebastian Vettel qui s'est rabattu agressivement sur son équipier.

"Je ne suis pas d'accord," commente Max Mosley, farouchement du côté de Helmut Marko.

"On peut voir nettement que Vettel avait passé Webber avant l'accrochage, et Webber aurait dû lui laisser plus d'espace -- d'autant qu'ils étaient déjà très sur la gauche de la piste. Évidemment on peut argumenter si ce n'avait pas été l'équipier de Webber, mais ce l'était, il (Webber) aurait dû être responsable vis-à-vis de l'équipe. Il ne faut pas oublier que les deux voitures sont pratiquement à 300 km/h, et donc étant donné le risque, il (Webber) aurait dû essayer de reprendre une meilleure position plus tard dans la course."

Le journaliste de Die Welt indique alors à Max Mosley que les mêmes paroles sont valables pour Vettel, le Britannique répond : "Un point crucial parle en faveur de Vettel et contre Webber -- à ce moment un pilote est rapide, tandis que l'autre est lent."

Max Mosley, qui parle Allemand couramment, ne croit pas que Red Bull voulait favoriser Sebastian Vettel.

"Je ne vois pas ça comme ça. Lewis Hamilton mettait la pression sur Vettel, il était plus rapide que Webber, et pour s'échapper de la McLaren il devait passer Webber qui était plus lent. Si cette situation avait été expliquée aux pilotes par radio, cela n'aurait pas été interprété comme une consigne d'équipe ou une manipulation du championnat du monde, mais plutôt comme une explication à une situation particulière -- il est nécessaire d'informer les pilotes."

Comparant la situation Ferrari avec le fameux grand prix d'Autriche en 2002, Max Mosley ajoute : "l'un était une manipulation consciente du championnat du monde, l'autre est une explication légitime d'une situation de course."