Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

F1: Red Bull ne va pas museler ses pilotes

F1: Red Bull ne va pas museler ses pilotes

Par ,

D'après GMM

Dietrich Mateschitz déclare que les deux pilotes Sebastian Vettel et Mark Webber ont les mêmes chances d'être champion du monde en 2010 et pense que l'affaire de Silverstone a été "trop dramatisée".

Dans le journal allemand Kleine Zeitung, le milliardaire autrichien, propriétaire de Red Bull, explique que Sebastian Vettel n'est pas le pilote préféré de l'équipe.

"Une fois de plus je dis : nous n'avons pas de numéro un et de numéro deux. Les deux pilotes ont exactement les mêmes voitures avec les mêmes spécifications. Le problème avec le nouvel aileron avant à Silverstone est la première exception. Bien évidemment, la situation n'était pas plaisante pour Mark, mais c'était un petit problème qui est devenu très gros. Notre gestion n'a pas été diplomate et peut-être incorrecte," explique l'Autrichien, insistant au passage que le commentaire d'après-course de Mark Webber "numéro 2" n'était peut-être "pas nécessaire" non plus.

"Mais d'un autre côté, Mark n'a rien fait de mal. Nous n'allons pas les faire taire. Chacun peut dire la vérité ; c'est même une des vertues de Red Bull. Il n'y a pas de clan, même si chaque côté du garage veut faire gagner son pilote. Nous avons deux pilotes pouvant devenir champion du monde. En fait, c'est un luxe et un problème que plusieurs autres équipes aimeraient avoir."

Dietrich Mateschitz reste confiant sur les chances de succès de Red Bull en 2010.

"Si vous me demandez aujourd'hui qui va être champion, je vous répond 'un de nos pilotes'. Mais le muret ne doit pas intervenir, sinon les problèmes commencent."

Le propriétaire de l'équipe insiste que de désigner un numéro un n'est pas en accord avec la "philosophie de la course". "Nos pilotes savent qu'ils doivent déjà battre l'autre. Je n'ai aucune préférence ; que l'un ou l'autre soit champion ce sera parfait pour moi."

Dietrich Mateschitz admet cependant que de laisser les pilotes se battre pourrait donner le titre à un pilote concurrent.

"Je ne pense pas que ça arrivera mais je ne l'écarte pas. Et puis si ça arrive, mon Dieu, et bien c'est la course. Les images de sueur et de larmes n'arrivent pas par accident."