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F1: Top 10 des meilleurs Grands Prix d'Australie

F1: Top 10 des meilleurs Grands Prix d'Australie

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Pendant que les écuries, fans et journalistes arrivent à Melbourne, où se déroulera cette fin de semaine le premier Grand Prix de la saison 2013 de Formule 1, le journaliste britannique George East, nouveau collaborateur d'Auto123.com, se penche pour vous sur l’histoire du Grand Prix d’Australie depuis ses débuts en 1985.

Voici notre top 10 des meilleures éditions du Grand Prix d'Australie.

2008 - Lewis émerge vainqueur du carnage
Tout le monde retient du premier grand prix de la saison 2008 la performance parfaite de Lewis Hamilton. Au volant de sa McLaren, le Britannique mène l’épreuve de bout en bout, devançant au fil d’arrivée seulement cinq pilotes. Pas étonnant que la voiture de sécurité soit intervenue trois fois. Parmi ceux tombés au combat, les six pilotes propulsés par le moteur Ferrari – Räikkönen, Massa, Bourdais, Vettel, Sutil et Fisichella.

F1 McLaren 2008 Lewis Hamilton
Lewis Hamilton, McLaren, 2008. (Photo: WRi2)

2005 - Changement de garde
Le Grand Prix d’Australie 2005 ouvre un nouveau chapitre dans le monde de la F1. En piste, un jeune Fernando Alonso remonte de la 13e place à la 3e et, même si au fil d’arrivée les grands honneurs vont à son nouveau coéquipier Renault, Giancarlo Fisichella, qui termine sur la première marche du podium avec une pôle position à la clé. C’est l’Espagnol qui, à la fin de la saison, met fin à l’ère Schumacher en devenant le plus jeune champion du monde de l’histoire du sport.

1996 - La tornade Jacques débarque
Beaucoup ont sans doute oublié comment s’est déroulé l’événement 1996, on retient néanmoins de cette année-là l’arrivée de Jacques Villeneuve, le fils du légendaire Gilles Villeneuve. Fraîchement titré en IndyCar la saison précédente, Villeneuve fils débarque en F1, vêtu de sa combinaison Williams trop grande et sous sa coiffe blonde électrisante. Si ce n’eut été d’une fuite d’huile, il aurait sans doute raflé la mise en Australie, à l’occasion de son tout premier grand prix : pôle, meilleur tour et victoire.

1988 - McLaren boucle la boucle
En tombée de rideau de la saison 1988, l’écurie McLaren, alors propulsée par Honda, inscrit sa 15e victoire de la saison en 16 départs pour la MP4/4. Alain Prost devance son coéquipier Ayrton Senna au fil d’arrivée, et Nelson Piquet au volant d’une Lotus aussi à moteur Honda. Moment historique pour le manufacturier japonais, qui retire après coup son bloc 1,5 litre turbocompressé. Assistera-t-on à son retour en 2014 ?

1985 - Bienvenue en Australie
Le grand prix de 1985 est le premier jamais disputé en Australie. Et il n’arrivera même pas à son terme, puisque l’épreuve atteint sa limite de deux heures au 81e des 82 tours du circuit d’Adélaïde. La pôle position revient à Ayrton Senna, qui pilote une Lotus-Honda, mais la victoire échoue  à Keke Rosberg, sur Lotus-Honda, qui devance les Ligier-Renault de Jacques Laffite et de Philippe Streiff. À la même occasion, Niki Lauda fait ses adieux à la compétition, tout comme les écuries Toleman (future Benetton), Alfa Romeo et Renault (à nouveau une équipe à part entière seulement à partir de 2002).

F1 Williams 1985 Keke Rosberg
Keke Rosberg, Williams, 1985. (Photo: WRi2)

1991 - Le Grand Prix le plus court de l’histoire
La même année qu’il décroche sa troisième et dernière couronne mondiale, Ayrton Senna remporte la course de F1 la plus courte de l’histoire du sport. L’épreuve est en effet arrêtée après seulement 14 tours – soit 24 petites minutes –, les conditions ayant été jugées trop dangereuses à cause de la pluie intense. Le vainqueur lui-même refuse de reconnaître la valeur de l’épreuve : « On ne peut pas appeler ça une course, soutient-il, c’était impossible de rouler vite. »

1994 - Consécration controversée de Schumacher
En 1994, la F1 vit une année étrange. Le titre controversé de Schumacher, décroché à l’occasion de la dernière manche de la saison à Adélaïde, ne détonne pas. Pilote Williams, Damon Hill, possède un petit point de retard sur Schumacher lorsque le championnat met les pieds en Australie. Mais il ne pourra jamais rattraper ce retard puisqu’au 36e tour, l’Allemand le percute et le force indirectement à l’abandon. Faute du moment ou de mauvaise foi ?

F1 Australie Michael Schumacher Benetton 1994 Damon Hill Williams
Michael Schumacher (Benetton) and Damon Hill (Williams), 1994. (Photo: WRi2)

1986 - Prost joue un tour à Mansell et Piquet
Nigel Mansell n’avait besoin que de finir troisième du Grand Prix d’Australie 1986 pour remporter le championnat. Sa Williams-Honda domine largement la McLaren-TAG d'Alain Prost et l'autre Williams de Nelson Piquet. Pour ces deux, seule la victoire peut les mener au titre. Un abandon spectaculaire met fin aux espoirs de Mansell, et un arrêt aux puits inattendu à ceux de Piquet, laissant la victoire à Prost, qui récolte par le fait même son deuxième titre consécutif.

2009 - Les premières pages d’un conte de fée
Aucun scénariste n’aurait écrit meilleur Grand Prix d’Australie 2009 que Jenson Button et Rubens Barrichello. Les deux hommes offrent à leur patron, Ross Brawn, un doublé, dès les débuts de la BGP001 à moteur Mercedes, et de l’écurie Brawn GP – anciennement Honda – au grand complet en fait. Aucun constructeur automobile n’avait remporté son premier grand prix depuis Mercedes, en 1954.

F1 Jenson Button Brawn GP 2009
Jenson Button, Brawn GP, 2009. (Photo: WRi2)

2002 - Webber imprime sa marque
Un carambolage impliquant neuf voitures rend le Grand Prix d’Australie 2002 célèbre, mais il ne faut pas oublier la performance du jeune Mark Webber. Au volant d’une modeste Minardi, la recrue australienne négocie de main de maître toutes les embûches qui lui sont tendues pour finalement croiser le fil d’arrivée en cinquième position et obtenir ses deux premiers points en carrière. Sans son dernier rapport, et avec beaucoup moins de puissance à bord, il devance la Toyota de Mika Salo. Si grande est la joie du public, que le pilote et son patron Paul Stoddart (aussi australien) sont honorés lors d’une deuxième cérémonie de podium.

F1 Mark Webber Minardi 2002
Mark Webber, Minardi, 2002. (Photo WRi2)