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IndyCar : Un grand pas en arrière

IndyCar : Un grand pas en arrière

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Ne voulant pas être en reste avec son habitude de se tirer dans le pied, voilà qu’encore une fois l’IndyCar aura fait d’elle-même un immense pas en arrière en « démissionnant » cette fois-ci la seule personne qui avait apporté un peu de fraîcheur à une série qui ne cessait de décliner saison après saison.

Évidemment, Randy Bernard n’est sûrement pas un homme parfait, mais son approche, sa ténacité et sa vision éclectique du sport automobile auront permis, entre autres, de faire de la saison 2012 l’une des plus excitantes depuis des lustres, et ce, dans tout sport automobile confondu.

Bernard ne l’a pas eu facile dès le départ. Héritant d’une série moribonde prise avec de sérieux problèmes liés aux décisions d’une administration précédente, il a dû également conjuguer développement avec récession économique.

Pire encore, l’IndyCar traîne avec elle une entente de diffusion-télé tout à fait inadéquate, négociée par son prédécesseur Tony George, qui n’aide en rien pour attirer des commanditaires éventuels.

Dès le départ, Bernard, qui ne connaissait rien au sport automobile, s’est mis à la tâche d’apprendre et de prendre les décisions nécessaires afin de redorer le blason de la série. Nouvelle voiture, nouvelle motorisation, nomination d’adjoints de qualité tels Tony Cotman et Beaux Barfield pour donner un peu de crédibilité au volet sportif de la série.

IndyCar
Photo: IndyCar

Puis, plus récemment, le dévoilement du calendrier 2013 avec de nouvelles courses, le retour de la Triple Couronne et la présentation de programmes doubles ciblés afin de profiter au maximum de l’antenne du grand réseau ABC.

Il y a eu quelques ratés toutefois. Le prix élevé des pièces de rechange sur la DW12 qui a mis en furie les propriétaires d’écuries. La perte de la course en Chine qui aurait coûté cher à la série et toute la saga Lotus qui a terni quelque peu l’image de sa direction.

Toutefois, les quelques faux pas commis ne pourront jamais faire ombrage à la vitalité qu’il avait insufflée à l’Indycar au cours des deux dernières années et la façon innommable dont il a été traité par la haute direction est une véritable honte.

Non seulement les médias spécialisés ont-ils perdu un interlocuteur de premier ordre mais, surtout, ce sont les amateurs qui démontrent leur véritable colère sur les médias sociaux. Il s’agit pour eux d’une incontestable trahison alors que pour plusieurs, ce qu’avait entrepris Bernard, était enfin un espoir vers la renaissance de la course automobile de type monoplace.

Cette nouvelle fera certainement des heureux dont les dirigeants des séries GRAND-AM et ALMS qui travaillent actuellement à l’unification des deux séries pour 2014 et qui voudront assurément profiter de ce flottement pour offrir aux amateurs un spectacle d’une indéniable qualité tout en se permettant peut-être de signer des ententes intéressantes avec un diffuseur national.

Comme quoi le malheur des uns peut faire le bonheur des autres….